Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Aix-les-Bains: A la piscine, des créneaux réservés aux lycéens juifs...font polémique

Article paru dans "20 Minutes"

Le retour ces dernieres années du principe de laïcité sur le devant de la scène a des conséquences inattendues. La ville d’Aix-les-Bains (Savoie) et sa piscine municipale peuvent en témoigner. Vendredi dernier, rapporte le Dauphiné libéré, une baigneuse aixoise a souhaité se rendre à la piscine entre midi et deux. L’accès lui a été refusé: à cette heure-là, l’usage de la piscine est réservé aux lycéens juifs de l’école talmudique de la ville qui préparent leur épreuve de natation du bac. Or, comme le souligne le Dauphiné, la piscine ne ferme pas ses portes quand les élèves d’autres établissements scolaires y nagent.

La particularité vient d’une décision datant de 1977, octroyant un usage de la piscine aux seuls élèves de l’école talmudique, à certains horaires et sur certaines périodes (d’octobre à février). Ces lycéens ne pouvant se baigner avec des personnes de l’autre sexe, ils réservent la piscine le vendredi, tôt le matin pour les filles et en milieu de journée pour les garçons. L’école juive paye d’ailleurs la piscine pour cet usage particulier, tandis que les autres établissements scolaires en jouissent gratuitement.

«Je veux savoir si nous enfreignons le principe de laïcité»

Le député-maire d’Aix-les-Bains, Dominique Dord, s’est montré selon le Dauphiné embarrassé par cette affaire, dont les origines remontent à une précédente municipalité. «Ce système fonctionne depuis 35 ans sans qu’aucun maire avant moi ne change quoi que ce soit, qu’aucune opposition municipale n’aborde la question. Aujourd’hui, cette histoire est placée sous les projecteurs et je comprends qu’elle puisse faire débat», a-t-il déclaré.

La situation risque de changer rapidement. Le centre nautique sera rénové en 2012, et les travaux seront l’occasion de remettre les choses à plat. «Toutes les plages horaires accordées aux clubs sportifs et au lycée talmudique seront posées et réétudiées», prévoit Jean-Claude Loiseau, chargé du tourisme dans la communauté d’agglomération. Le maire d’Aix-les-Bains précise: «Je vais demander une consultation juridique pour savoir si aux yeux de la loi, nous enfreignons le principe de laïcité».

Voici la liste des gagnants pour le DVD "Jewish Connection"

jewish1.jpgAlliance vous a proposé de gagner des DVD du film Jewish Connection, un film basé sur des faits réels que vous recevrez directement chez vous voici la liste des gagnants !!!

- Sies    Sylvie    67310    Traenheim   

- Zylberman Nathalie 77420 Champs sur Marne   

- Gebler Solene    57680 Corny Sur Moselle

- Garraux Aurelie 49600    geste   

- Fioretti Carole84440    Robion   

- Abitbol Jean-Claude 27000 Evreux   

- Arrighi Christian 13009 Marseille   

- Gacnik Christophe 62320 Rouvroy   

- Bourdache Géraldine 87200 Saint Junien

"Le Gang des barbares" et la fascination du Mal

fofanagang.jpgArticle paru dans "Paris Match"

Photo Luc Gnago/Reuters

Alors que «Tout, tout de suite», le roman de Morgan Sportès figure dans la première sélection pour le prochain prix Goncourt, pas moins de quatre films sur le sujet sont en préparation.

Janvier 2006. La France découvre l’horreur du sort réservé à un jeune vendeur de téléphonie mobile par une bande de malfrats. Kidnappé au motif qu’il était juif, Ilan Halimi meurt vingt-quatre jours plus tard des suites des tortures perpétrées sur lui. Vingt-sept personnes seront mises en examen, vingt-quatre pénalement condamnés.  Le 11 juillet 2009, Youssef Fofana, le cerveau fou du «gang des barbares», appellation que réfute d’ailleurs avec force le romancier Morgan Sportès dans «Tout, tout de suite», est notamment condamné à perpétuité, peine assortie d’une période de sureté de 22 ans , soit la condamnation maximale pour ce crime en France.

L’odieux meurtre du jeune garçon a provoqué une très vive émotion. L’antisémitisme du quotidien qu’il mettait en lumière – Youssouf Fofana pensait que la famille de la victime paierait la rançon au motif que tous les juifs étaient riches - et la déconnection totale de la réalité dont les geôliers ont fait preuve ont suscité une importante littérature, aussi bien dans la presse qu’en librairie. Le témoignage de la mère d’Ilan, Ruth Halimi «24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi», co-écrit avec Emilie Frèche (Le Seuil), et l’impressionnant roman-enquête de Morgan Sportès (Fayard), «Tout, tout de suite» éclairent sur le calvaire vécu par le jeune garçon et les abysses qui s’ouvrent sous les pas de notre société post-capitaliste en crise.
Quatre projets différents

Pas moins de quatre longs métrages sont en préparation sur le sujet et l’on peut redouter un nouvel embouteillage, comme précédemment pour les deux films sur la vie de Coco Chanel, ou, plus absurde encore, les deux remake de «La Guerre des boutons». Lors du dernier Festival de Cannes, le réalisateur Alexandre Arcady («L’Union sacrée») avait annoncé la mise en production de l’adaptation du livre de la mère de la victime, sans préciser le casting. Mi-septembre, c’était au tour de Thomas Langmann d’annoncer son projet. Pour son premier film en tant que réalisateur seul derrière la caméra – il a auparavant coréalisé «Astérix et les Jeux olympiques» -, le fils de Claude Berri veut mettre en image son propre scénario intitulé «Les ignorants», qui s’intéressera aux 73 personnes auditionnées après la découverte du crime, tous au courant – de près ou de loin – du sort subi par Ilan Halimi. Le tournage est prévu pour la fin de l’année.

Selon une information du «Film Français», le roman de Morgan Sportès sera quant à lui adapté au cinéma par l’acteur-réalisateur Richard Berry («L’Immortel»). L’écrivain auteur de «L’Appât» co-écrira le scénario. Enfin, le journal spécialisé prête à Roschdy Zem («Omar m’a tuer») l’intention de lui aussi se frotter à ce crime odieux, mais là encore aucune information précise sur la distribution et l’avancement de la production n’a filtré.

Arte : scandaleux dérapage antisémite d’un député européen allemand du CDU.

europ.jpgArticle paru dans "JSS"

Arte, la chaine franco-allemande, a diffusé le 29 septembre 2011 à 11h25 un débat sur le thème des trafics d’organes. Ce débat, présenté par Anne-Claude Elkaïm, recevait le Docteur Elisabeth Lepresle et le Dr Peter Liese, député européen allemand, membre du CDU (Démocrate-Chrétien). L’émission faisait suite à deux reportages sur le trafic d’organes en Inde et une analyse de la situation en Europe.

Au moment de conclure, la présentatrice demande aux deux intervenants s’ils ont connaissance du nombre de Français et d’Allemands ayant eu recours à des greffes d’organes à l’étranger. Le docteur Elisabeth Lepresle répond en affirmant qu’à sa connaissance il y en a eu 4 ou 5 en 2010. Quant au député allemand, il répond, sans hésiter, qu’il n’y a eu qu’un seul cas en Allemagne : « un pauvre paysan moldave qui a fourni un organe à un riche Israélien».

Première interrogation : pourquoi citer un Israélien quand la question porte sur les Allemands ayant bénéficié d’une transplantation à l’étranger ? Seconde interrogation : pourquoi préciser « un riche Israélien » ? Les réponses sont malheureusement si simples, encore et toujours, ces vieux clichés antisémites. Le mythe du Juif riche et l’accusation de trafic d’organe datent du moyen âge, et sont régulièrement repris par les antisémites. Certains étaient même allés jusqu’à prétendre que l’engagement humanitaire israélien en Haïti, après le tremblement de terre de janvier 2010, servait à couvrir un trafic d’organes !

Ce dérapage est particulièrement grave venant de la part d’un député allemand Chrétien Démocrate, élu au Parlement Européen et membre de la Conférence Nationale des Catholiques Allemands. Circonstance aggravante, un certain Hermann Liese était haut responsable du Service de Propagande Nazi dirigé par Goebbels, notamment en charge de la branche édition. Lorsque l’on porte le nom d’un propagandiste nazi, il convient de faire attention à ce que l’on dit !

Suite à une recherche sur ce nom,  il se trouve que le patronyme Liese est peu répandu en Allemagne, à peine quelques centaines de personnes sur 81 millions d’Allemands le portent. S’il advenait que Peter Liese a des liens familiaux directs avec cet Hermann Liese, ce que nous qualifions maintenant de dérapage serait en fait un signe que la dénazification est inachevée. M. Liese et les dirigeants de son parti politique devraient alors en tirer les conséquences.

Voici la liste des gagnants pour le film "Le Cochon de Gaza"

cochongza.jpgAlliance, le premier magazine juif sur le net, vous a proposé de gagner des places de cinéma pour voir le film "Le Cochon de Gaza" sorti en salle le mercredi 21 septembre 2011. Voici enfin la liste des gagnants qui recevront chez eux,  une invitation pour  2 personnes :

- Popiolek   Claude    92300    Levallois   

- Heutre    Laurent      75004    Paris   

- ARKER    Isabelle     75015    Paris   

- Azoubib  Jacques     75013    Paris

- Benhamou  Irène    93200    Saint Denis

- Korwill   Guy       75015    Paris 

- Modigliani   Emilie    75015    Paris 

- Benero Murielle     92260    Fontenay aux Roses 

- Berridge    Eveline    75015 Paris   

- Halimi   Josette  75010    Paris

Enquête : Ils tuent en Israël et fuient vers la France

leez.jpgArticle paru dans "France Soir"

Deux Français sont suspectés d’avoir renversé et abandonné une jeune femme, avant de fuir vers la France, se mettant à l’abri de la justice israélienne. DR

Lee Zeitouni avait 25 ans. Elle était professeur de pilates – une sorte de yoga – dans un club de sport du nord de Tel Aviv, en Israël. Vendredi, à l’aube, c’est là qu’elle se rendait, jusqu’à ce qu’elle croise la route de l’un de ces énormes 4 x 4 de luxe, un BMW X6 noir, lancé à pleine vitesse, grillant un feu rouge.

Quelques minutes plus tard, il ne restait de la scène que des vestiges. Le corps de Lee Zeitouni, percuté par le véhicule, puis projeté contre une autre voiture allant dans l’autre sens. Un téléphone portable en miettes. Des débris divers, des policiers en gilet de sécurité examinant les environs. Du véhicule tout-terrain, il ne reste pas de traces. Ses passagers ont fui à son bord.

Dès lors, la police lance une recherche d’ampleur du véhicule. Ce n’est qu’après plusieurs heures, raconte le Jerusalem Post, qu’un habitant d’un immeuble de la ville signale la présence, dans son parking, d’un 4 x 4 semblable à celui recherché. Il porte de plus des traces de choc à l’avant. Les recherches se précisent, ce véhicule étant enregistré au nom d’un certain Eric Robic, un Français de 38 ans. Mais celui-ci n’est plus là. Il est suspecté, avec son ami Claude Isaac Khayat, un autre Français, âgé lui de 40 ans, d’avoir immédiatement fui Israël, entassant leurs affaires dans des valises et prenant l’avion pour Paris, via Genève.
"Nous avons tué une femme juive"

Dimanche soir, c’est à Paris en effet que la chaîne israélienne Channel 10 News a réussi à joindre Claude Isaac Khayat, qui est le conducteur présumé du véhicule. « Nous avons fait une grosse erreur, a-t-il déclaré au téléphone, mais ce n’était pas volontaire. Je veux que la famille de cette femme sache que c’était un accident. […] Nous voudrions être en Israël, aller voir sa famille et expliquer à quel point nous aussi, nous sommes blessés. Que pouvons-nous faire aujourd’hui ? Nous avons tué une femme juive de 25 ans. Pour nous, c’est la fin du monde. Notre vie est foutue, mais nous ne savons pas quoi faire maintenant. » Pour tenir, dit-il, l’homme se réfugie dans la prière : « Je veux dire à tout Israël… je suis juif. Je prie tous les jours. Mon cœur est blessé. Je ne sais pas pourquoi Dieu m’a laissé faire une chose pareille. »

Depuis près d’une semaine, l’émotion est vive en Israël comme dans la communauté juive de France. Car, pour beaucoup, ces déclarations empreintes de sentiments ne collent pas avec le manque d’humanité des faits tels qu’ils apparaissent : percuter une jeune femme à grande vitesse, la laisser sans soin ni appel aux secours sur la route, et fuir immédiatement vers la France, à l’abri des poursuites de la justice israélienne. Les réactions sont à la fois pleines de douleur et de ressentiment. Une manifestation était hier organisée devant l’ambassade de France à Tel Aviv.

La diplomatie du crime

Car un élément fait encore douter de la sincérité de Claude Isaac Khayat et de son présumé partenaire en fuite. Le lendemain des faits, la femme de Claude Isaac Khayat atterrit à l’aéroport de Tel Aviv, en provenance de France. Elle vient chercher leur fille encore bébé, que son mari a laissé à la charge d’une nourrice avant de filer vers la France. Ce sont les policiers qui l’attendent. Elle dit ignorer l’affaire dont on suspecte son mari. Elle est sommée de téléphoner à son mari, qui répond aux policiers qu’il consultera un avocat avant de décider quoi faire… Un comportement bien éloigné de celui d’un homme rongé par la culpabilité.

C’est désormais à la justice israélienne de régler cette affaire. Si la police affirme « tout faire » pour que les deux hommes reviennent en Israël pour faire face à un tribunal, un obstacle pourrait se mettre en travers de sa route : les usages subtils de la diplomatie. Car pour avoir accès à ces deux fugitifs, la justice devra négocier leur extradition. Un processus qui pourrait être long et difficile. En effet, s’il existe des accords d’extradition entre la France et Israël, la France a pour « usage » de ne pas extrader ses ressortissants. La famille de Lee Zeitouni, ses proches et tous ceux qui de près ou de loin connaissent ce sinistre fait divers ne l’entendent pas de cette oreille.

Extradition, mode d’emploi

« La règle veut qu’on n’extrade pas nos nationaux », déclare-t-on au ministère des Affaires étrangères. Ce qui ne veut pas pour autant dire que les fuyards sont à l’abri des poursuites. Car « la procédure veut que les autorités israéliennes transmettent une commission rogatoire », ajoute-t-on aussitôt. En clair, une description des pièces en possession de la justice désignant les personnes incriminées comme les auteurs des faits, et un certain nombre de questions auxquelles les suspects seront sommés de répondre. A la justice française, ensuite, de répondre à la demande d’extradition. Soit en faisant une entorse au principe général, soit en décidant d’ouvrir une enquête et de juger elle-même les individus mis en cause. « Encore faut-il qu’ils soient domiciliés en France, ce qui n’est pas encore évident… »

Claude Isaac Khayat a laissé à la charge d’une nourrice son bébé avant de filer vers la France...

Dimanche soir, c’est à Paris en effet que la chaîne israélienne Channel 10 News a réussi à joindre Claude Isaac Khayat, qui est le conducteur présumé du véhicule. « Nous avons fait une grosse erreur, a-t-il déclaré au téléphone, mais ce n’était pas volontaire. Je veux que la famille de cette femme sache que c’était un accident. […] Nous voudrions être en Israël, aller voir sa famille et expliquer à quel point nous aussi, nous sommes blessés.

Que pouvons-nous faire aujourd’hui ? Nous avons tué une femme juive de 25 ans. Pour nous, c’est la fin du monde. Notre vie est foutue, mais nous ne savons pas quoi faire maintenant. » Pour tenir, dit-il, l’homme se réfugie dans la prière : « Je veux dire à tout Israël… je suis juif. Je prie tous les jours. Mon cœur est blessé. Je ne sais pas pourquoi Dieu m’a laissé faire une chose pareille. »

Depuis près d’une semaine, l’émotion est vive en Israël comme dans la communauté juive de France. Car, pour beaucoup, ces déclarations empreintes de sentiments ne collent pas avec le manque d’humanité des faits tels qu’ils apparaissent : percuter une jeune femme à grande vitesse, la laisser sans soin ni appel aux secours sur la route, et fuir immédiatement vers la France, à l’abri des poursuites de la justice israélienne. Les réactions sont à la fois pleines de douleur et de ressentiment. Une manifestation était hier organisée devant l’ambassade de France à Tel Aviv.

Car un élément fait encore douter de la sincérité de Claude Isaac Khayat et de son présumé partenaire en fuite. Le lendemain des faits, la femme de Claude Isaac Khayat atterrit à l’aéroport de Tel Aviv, en provenance de France. Elle vient chercher leur fille encore bébé, que son mari a laissé à la charge d’une nourrice avant de filer vers la France. Ce sont les policiers qui l’attendent. Elle dit ignorer l’affaire dont on suspecte son mari.

Elle est sommée de téléphoner à son mari, qui répond aux policiers qu’il consultera un avocat avant de décider quoi faire… Un comportement bien éloigné de celui d’un homme rongé par la culpabilité.

C’est désormais à la justice israélienne de régler cette affaire. Si la police affirme « tout faire » pour que les deux hommes reviennent en Israël pour faire face à un tribunal, un obstacle pourrait se mettre en travers de sa route : les usages subtils de la diplomatie. Car pour avoir accès à ces deux fugitifs, la justice devra négocier leur extradition. Un processus qui pourrait être long et difficile. En effet, s’il existe des accords d’extradition entre la France et Israël, la France a pour « usage » de ne pas extrader ses ressortissants.

La famille de Lee Zeitouni, ses proches et tous ceux qui de près ou de loin connaissent ce sinistre fait divers ne l’entendent pas de cette oreille.

Mediator : le Dr Dukan condamné

dukanp.jpgArticle paru dans "Europe 1.fr"

Le nutritionniste Pierre Dukan s'est vu ordonner par le tribunal correctionnel de Toulon de remettre à l'une de ses patientes son dossier médical. Le docteur lui avait prescrit du Mediator. © MAXPPP

La justice lui demande de fournir le dossier médical d’une de ses patientes. Ce qu’il refusait jusque-là.

Ce jugement pourrait inquiéter plus d’un médecin. La justice vient de condamner l’un d’entre eux dans le cadre de l’affaire Mediator. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du célèbre nutritionniste Dr Dukan, auteur du régime hyper-protéiné portant le même nom.
Contraint de fournier le dossier médical

Assigné en référé par l’une de ses patientes devant le tribunal correctionnel de Toulon, le Dr Dukan a été condamné par la juge des référés du tribunal de grande instance de Toulon à fournir à un médecin expert le dossier médical de Marie-Claude Benkemoun . Ce qu’il refusait de faire.

Cette Varoise de 68 ans s’était vu prescrire du Mediator comme coupe-faim, "pendant plusieurs années, deux fois par jour, un matin et le soir", par le célèbre nutritionniste. Aujourd’hui, elle souffre d'une valvulopathie aortique, une pathologie fréquente chez les personnes ayant pris cet antidiabétique des laboratoires Servier, prescrit comme coupe-faim.

Sans son dossier médical, cette patiente ne pouvait envisager être indemnisée par l' Office national d'indemnisation des accidents médicaux , qui gère les demandes d'indemnisation dans le cadre de cette affaire. Pour cela, il faut qu'un préjudice et un lien de causalité soient établis avec la prise du Mediator, après examen de son dossier médical.

L'avocate de la plaignante, Me Christine Ravaz, s’est félicitée de cette décision, espérant "que le Dr Dukan assistera à l'expertise contradictoire".
Deux autres médecins condamnés

Le Dr Dukan n’est pas le seul médecin pour lequel le tribunal a ordonné de communiquer le dossier médical à ses patients. Un cardiologue et un généraliste ont également été visés. Dans son ordonnance, la première vice-présidente du TGI a aussi fixé à 1.500 euros la provision que les laboratoires Servier devront consigner pour financer l'expertise. Un délai de deux mois a été donné au médecin expert pour accomplir sa mission et déposer son rapport.

Une plainte au pénal a été également déposée à l’encontre du nutritionniste, indique Le Nouvel Observateur. Et ce, pour mise en danger de la vie d’autrui, administration de substances nuisibles et non déclaration d’effets indésirables.

Je dors donc je maigris... et vice versa !

dormir-fait-maigrir-536332.jpgArticle paru dans "Top Santé"

Qui dort peu risque de grossir et qui est trop gros de mal dormir ! Un cercle vicieux qui attire l’attention des chercheurs sur une conduite à risque de la société moderne : le manque de sommeil.

Trop de calories, pas assez d’exercice, mais peut-être aussi pas assez de sommeil : voici un tout nouveau "esponsable", soupçonné de participer à l’épidémie d’obésité.

Une trentaine d’études épidémiologiques à travers le monde montrent une relation entre un temps de sommeil court et un indice de masse corporelle (IMC) élevé, a indique Karine Spiegel, chercheur à l’Inserm. On vient de découvrir que le manque de sommeil agit sur deux hormones impliquées dans la régulation du comportement alimentaire : il diminue la sécrétion de leptine (qui induit la satiété) et augmente la sécrétion de ghréline (qui stimule l’appétit). Avec comme conséquence une augmentation de la faim et de l’appétence pour la nourriture. Et un penchant pour les aliments riches en gras et en sucre comme les confiseries, les cacahuètes, les biscuits et les gâteaux…, autrement dit, la malbouffe, rappelle Karine Spiegel !

Ainsi, le manque de sommeil rejoindrait l’excès de calories et la sédentarité pour expliquer en partie le développement du surpoids. Les impératifs de la vie professionnelle, familiale, sociale, allongent nos journées et raccourcissent nos nuits. En France, d’après une récente enquête INPES, 45% des 25-45 ans pensent ne pas dormir assez et 17 % disent accumuler une dette chronique de sommeil. Certains chercheurs observent par ailleurs que les personnes qui ont des problèmes de sommeil ont tendance à diminuer leur activité physique.

L’obésité à son tour crée des problèmes respiratoires

Des problèmes qui retentissent sur le sommeil, explique un autre chercheur de l’Inserm, le Pr Patrick Lévy. Le syndrome d’apnée du sommeil est d’autant plus fréquent que le poids augmente. Il se caractérise, pendant le sommeil, par de nombreux arrêts de la respiration de plus de 10 secondes ! Aux Etats-Unis, 60 à 70 % des personnes atteintes de ce syndrome sont obèses. L’apnée diminue la qualité du sommeil : elle fatigue et empêche de "récupérer" créant un cercle vicieux.

- Patrick Lévy est professeur de physiologie, directeur du laboratoire hypoxie physiopathologie HP2, Inserm ERI 17, directeur du pôle rééducation et physiologie, CHU de Grenoble.
- Karine Spiegel est docteur en neurosciences, chercheur à l’Inserm/UCBL U628, département de médecine expérimentale, Faculté de médecine, Université Claude Bernard Lyon 1.

Accident mortel à Tel Aviv : l’ambassadeur de France assure que ‘justice sera faite’

leeze.gifArticle paru dans "ejpress.org"

Les deux Français, Claude Isaac et Eric Roubi, conduisaient une BMW X6 lorsqu’ils ont heurté Lee Zitouni, 25 ans, qui se rendait à son travail, la propulsant de l’autre côté du carrefour sans lui porter assistance. Elle est morte sur le coup.

TEL AVIV -L'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, a assuré  que justice sera faite contre les deux ressortissants français à l’origine d’un accident de voiture qui a coûté la vie à une israélienne de 25 ans, Lee Zeituni, vendredi à l’aube à Tel Aviv.

Dans une déclaration à Ynet, l'ambassadeur a dit : « La France a été informée du tragique accident de voiture qui a coûté la vie à Lee Zeituni. Des citoyens français sont impliqués dans ce drame. Ils ont fui le territoire israélien avant de regagner l'hexagone. L'attaché sécuritaire français est en contact avec la police israélienne et française afin d'offrir toute l'aide nécessaire pour que justice soit faite dès que possible."

Les deux Français, Claude Isaac et Eric Roubi, conduisaient une BMW X6 lorsqu’ils ont heurté la jeune femme, une instructrice de Pilates, qui se rendait à son travail, la propulsant de l’autre côté du carrefour sans lui porter assistance. Elle est morte sur le coup.

Les deux hommes se sont enfuis, ont récupéré leurs bagages pour s’envoler ensuite vers Genève puis Paris. La police israélienne a immédiatement lancé un avis de recherche international via Interpol.

"Nous avons fait une grosse connerie, mais ce n’était pas intentionnel. C’était un accident, je veux que la famille de la jeune fille sache que c’était un accident et cette tragédie sera gravée dans nos mémoires jusqu’à la fin de notre vie", a déclaré Claude Isaac dans une interview à la chaîne 10 de la télévision israélienne.

"Nous aurions souhaité nous rendre à l’enterrement », a-t-il dit, "Nous voulons aller voir sa famille et leur faire part de notre douleur".

Interrogé par le journaliste sur le point de savoir pourquoi ils se sont enfuis "comme des lâches", Isaac a répondu: "Nous avons été pris de panique. Ce n’était pas de notre intention de ne pas lui prêter secours. Nous sommes Français, pas Israéliens alors si nous sommes jugés en Israël, nous prendrons 20 ans de prison. Si je retourne maintenant en Israël, je sais que j’en prendrais pour 20 ans ! Je le sais. Alors, la vérité, je ne sais pas si je vais revenir".

L’ambassadeur Bigot a souligné que " les Français ont été choqués par les nouvelles de l’accident tragique qui a eu lieu le vendredi matin. Je voulais envoyer en mon nom et au nom de mon pays des condoléances à la famille de cette jeune femme. C’est un véritable choc et nous voulons honorer la famille".

Sur la question de l’extradition des deux suspects, qui résident en France, Christophe  Bigot a déclaré  que "la France et Israël ont un accord de coopération policière et judiciaire. La police israélienne a renvoyé l’affaire à la France par Interpol. La police française fournira toute l’assistance nécessaire à la justice israélienne, et le plus vite possible".