Les articles de Jean-Paul Gavard-Perret

Sept visions d'Israël au musée juif de Suisse

Sept visions d'Israël au musée juif de Suisse

Fonder un pays génère un idéal. laisse des traces. Le risque de le perdre laisse des traces de violence, les blessures mais l'espoir habite les pionniers et les nouveaux venus. Anne-Patricia Kahn commissaire de l'exposition "Isrealities" a choisi afin d’explorer les nuances et les subtilités de l’expérience israélienne les visions très personnelles de sept photographes. Et ce dans la ville même où en 1897, le journaliste et activiste Theodor Herzl déclara: «À Bâle, j’ai fondé l’État juif».

Sept vision d'Israël au musée juif de Suisse

Sept vision d'Israël au musée juif de Suisse

L’exposition présente les œuvres de sept photographes de renom: six de l'agence Magnum (Philippe Halsman, Erich Hartmann, David ‘CHIM’ Seymour , Micha Bar-Am, Patrick Zachmann et Thomas Dworzak) et Oded Balilty. Chacun a trouvé son prpre langage et son angle de vue pour des narrations originales où l'aspect documentaire propre à une agence de photos axée sur le reportage est sublimé.

Pour la commissaire de l'expo «L’idée est de présenter sept visions subjectives et totalement uniques d’un lieu presque banalisé par le déluge médiatique». Elle a donc choisi des portraits classieux parfois mélancoliques et parfois drôles deviennent des déclarations affectives des plus touchantes.

Ses choix restent aussi réalistes que symboliques et poétiques. Tout est montré plus sous forme d'interrogations que de certitudes. Il s'agit de comprendre plus par la bande que la démonstration le passé et espérer un avenir apaisé. Les visions réunies ici le plus souvent l'espèrent.

"Isrealities, sept voyages photographiques", Musée juif de Suisse, Bâle du 29 mars au 14 juillet 2019

Sept vision d'Israël au musée juif de Suisse Oded-Balilty

Sept vision d'Israël au musée juif de Suisse Oded-Balilty

 

Artiste juif : Les bergeries de Ygal Ozeri

Les bergeries de Yigal Ozeri

Une femme en robe blanche est assise sur le sol, deux autres se rapprochent dans une attitude plus amoureuse qu'amicale. Tout s'érige loin de la civilsation urbaine pour une communion avec et dans la nature. Dès lors les narrations de Yigal Ozeri (né en Israël et New-Yorkais d'adoption) deviennent des rêveries par une technique paradoxale : l'hyperréalisme.

Les bergeries de Yigal Ozeri

Les bergeries de Yigal Ozeri

Si bien que, de loin, chaque tableau pourrait être prise pour une photographie tant la peinture est précise. Certes l'arftiste s'inspire de photos et e vidéos (entre autres de la fille de Mike Jagger - Lizzie) mais tout est repris dans un érotisme discret et champêtre.

Yigal Ozeri suggère l’envie de caresses orphelines et souvent saphiques au nom des tumultes que chaque toile insuffle en proposant de gourmandes promesses avec le même appétit qu’une oiselle digne de rosée devant de charmants vermisseaux.

Les bergeries de Yigal Ozeri

Les bergeries de Yigal Ozeri

Preuve que la peinture érotique permet d'attaquer les normes et les contraintes sociales pour renouveller la réflexion d'un feminisme paradoxalement proposé par un homme. La peinture reste néanmoins placide : trop peut-être eu égard à ce qu’elle rameute. Et c’est là la limite de l’œuvre.

Galerie Duncan, New-York.

Artiste juive : Esther Teichmann, les narrations du féminin

Esther Teichmann : les narrations du féminin

Esther Teichmann, "On sleeping and drowning", Les Filles du Calvaire, du 12 avril au 11 mai 2019
Les photographies peintes d'Esther Teichmann : leur sidération opère pour la deuxième fois à la gelerie des Filles du Calvaire. L’influence du romantisme allemand et du cinéma est toujours présente et selon une esthétique que l'artiste définit ainsi : « Plutôt que de travailler directement à partir d’une histoire de l’art spécifique, je collectionne des documents provenant de sources diverses : peintures, coupures de journaux et images de films, que j’épingle en studio. Ces corps, leurs gestes et leur potentiel narratif, deviennent des références libres que je reconstruis. » .

Esther Teichmann : les narrations du féminin

Esther Teichmann : les narrations du féminin

Dans des sortes d'installations vidéo la peinture et la photographie ne font plus qu’une. Soit la peinture ruisselle sur le tirage, soit elle lui sert de fond en des couleurd subtiles. Tout appartient au registre du mystère.L’œuvre se rattache à la recherche du désir, de sa peur ou de son risque comme de son exacerbation à travers des narrations étranges.

L'artiste construit une plongée dans le monde énigmatique du fantasme. Des métaphores aquatiques ou minérales (cascades, coquillages) entourent d’autres excroissances : celles de la statuaire.

Derrière, des encres glissent pour suggérer des grottes aux réminiscences parlantes. L’érotisme n’a rien d’obscène : il est l’image d’une quête intime. Celle qui se dérobant aux regards comme à divers types de peur s’offre néanmoins dans les abysses de la féminité.

Esther Teichmann : les narrations du féminin

Esther Teichmann : les narrations du féminin

Artiste juif et israélien : Ar Amon David , tout ce qui reste

Ar Amon David : tout ce qui reste

"Keep going", exhibition, MZ Project room and Gallery, Berlin, Germany, 2019.

Ar Amon David : tout ce qui reste

Ar Amon David : tout ce qui reste

Né à Herzliya en Israël, Ar Amon David montre l'usure du temps sur les êtres et sur les choses jusqu'à souligner "tout de qui reste" (Beckett) : cela entraîne une déflagration, un déferlement. Souvent tout s'éteint dans une oeuvre de telles secousses restent assourdies et retenues. Cela suinte et chuinte. N’existe qu’un murmure, mais un murmure vibrant là où Ar Amon David caresse en nappes de couleurs ce qui avance dans la ténèbre blanche en souvenir de la vie parfois passée et de sa germination.

Tout se passe ainsi selon l’injonction de Blanchot : « voir comme il faut ce n’est plus essentiellement mourir ». Il ne s’agit plus (ou mal) de faire reculer l’échéance, juste de se laisser encore saisir un peu par la tendre indifférence du monde en douces et graves sensations à travers un mouvement brisé et mélodieux.

Ar Amon David : tout ce qui reste

Ar Amon David : tout ce qui reste

Surgissent souvent l'abandon programmé, l'absence, la nécessaire absence, l’éclatement retenu d’une combustion intime, une adhérence étroite mais aussi la perte d'un contrôle et sa retenue. Ici les portraits et paysages provoquent d'étranges présences là où l'existence n’a que peu ou plus de sens. Nous sentons une présence. C’est tout. Elle n’a rien de forcée. L'oeuvre nous fait voir d’étranges présence pour atteindre radiations d’autres gradients que ceux que la peinture réaliste généralement présente.

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Artiste juif et israélien : Nir Hod ,aux armes

Nir Hod  : aux armes, Nir Hod, Alon Segev Gallery, Golda Center, Tel-Aviv.

Nir Hod, Alon Segev Gallery, Golda Center, Tel-Aviv.

Nir Hod, Alon Segev Gallery, Golda Center, Tel-Aviv.

Jouant parfois d’un esprit kitsch parfois d'un classicisme Nir Hod (né en 1970) reste un artiste israélien initiateur de scandale par ses oeuvres. Il s'attaque en effet à un tabou ou plutôt à une icone d'un pays toujours en lutte : les soldats (et soldates) de Tsahal.

Ils sont en effet emblématique d’un certain machisme israélien comme de nombreux fantasmes homosexuels masculins ou féminins. Certes cela ne se dit pas et se montre encore moins.

Mais Nir Hod bouleverse les codes de la société israélienne. Ses grands formats restent souvent inspirés de l'hyperréalisme et surtout du Pop Art. Il s'y met souvent en scène.
Et ses oeuvres sont exposées au Tel Aviv Museum of Art et dans de nombreuses galeries, de Berlin à New York. De fait et par delà une possible critique de l'armée l'artiste s'intéresse à quelque chose de plus trouble : la sexualité liée au fantasme de l’uniforme.

Ses personnages de militaires androgynes où non ont créé bien des polémiques en Israël . Mais avec le temps elles se sont apaisées. Et un tel érotisme jamais obscène libère de la violence. Il n’ignore pas jusqu'où où l’être peut aller en lui-même. Le soldat soudain accepte les accords estimés inavouables et qui n'ont rien de guerriers. Nir Hod ne fait donc que détruire une forme de piété ou d'hommage aux braves sans pour autant proposer  ceux-ci à la vindicte. Il montre simplement ce que l'uniforme cache et ce qui se partage.

Jean-Paul Gavard-Perret

Artiste juive : Bitya Rosenak statisme et dynamisme

Bitya Rosenak est née en France mais a grandi en Israël. Elle vit, travaille, crée et enseigne à Jérusalem. Elle s'inscrit dans une post-modernité dont les racines peuvent se trouver entre autres dans des mouvements tels que "support-surface". Mais elle a repris les données de tels avancées qui désormais datent pour une "remise en formes" de l'art à travers divers types de maillages et de grilles. La créatrice invente un nouveau type de mythe pour l'art.

Artiste juive - Bitya Rosenak : statisme et dynamisme

Artiste juive - Bitya Rosenak : statisme et dynamisme

Sur le fond de chaque desin et peinture apparaissent des mires brouillées et des "peaux" écaillées : elles semblent faites pour percer celle de l'inconscient. Les lignes et griffures sont tenues comme si elles ne voulaient pas être lâchées tant une histoire voudrait encore les retenir. Parfois elles deviennent plus fortes mais légères. Il faut cette « exagération » pour signifier que par une intensité se crée un monde fait d'errances où le langage s'impose par lui même dans le sytème de re-présentation qui sortent d'un déluge, émerge d'un chaos.

Les formes parlent par elles-mêmes pour ouvrir plutot que fermer là où tout est hérissé de lignes qui peuvent parfois former une brume. Jeté sur le support le dessin possède la force de pallier le manque de notre époque privé de mythes. Dès lors c'est bien le pur langage plastique qui inscrit une légende que les mots ne trahissent plus. Ne reste que des "gribouillages" moins conffus qu'il n'y paraît. L'"Hourloupe" de Dubuffet est dépassé.

Existent icci insistance, délicatesse pour une emprise et un envol là où le dessin devient non frise mais chorégraphie. Tout joue entre le statisme de repères, points de naissance et le dynamisme fondé sur un jeu de reprise pour aller du clos à l'ouvert en une succession de créations. Chaque fois Bitya Rosenak invente de nouvelles précisions et d’autres renversements.

 

L'oeuvre est visible en permanence à la galerie Agripas 12 de Jérusalem.

Artiste juive : Zoya Cherkassky, Pravda Israel Museum

D'ici et de là-bas, aujourd'hui et hier

Zoya Cherkassky, "Pravda" Israel Museum,

Née à Kiev, la peintre Zoya Cherkassky arriva en Israel avec sa famille dans les annes 90 durant l'émigration des familles juives qui quittèrent l'URSS. Ses peintures à l'huile raconte l'expérience des nouveaux immigrants russes.

Zoya Cherkassky, "Pravda" Israel Museum,

Zoya Cherkassky, "Pravda" Israel Museum,

Elles montrent entre autres ce que les jeunes arrivantes subirent parfois ainsi que les problèmes qu'elles connurent avec des religieux dans la confrontation de deux cultures. Ce qui parfois souligne certains dysfonctionnement de la société israélienne où l'accueil n'était pas forcément celui espéré.

Zoya Cherkassky, cofonda la groupe "New Barbizon" avec d'autres femmes artistes issues comme elle de l'Union Soviétique. Et leurs images créèrent des débats sur le harassement sexuel et certains stéréotypes. En reprenant pour son exposition le titre du grand journal russe Pravda (La Vérité) elle montre que cela cache ailleurs comme ici.

L'artiste se moque tout autant de certains des immigrants de son propre pays - surtout les Ultra-Orthodoxes où dans un de ses tableaux ils pratiquent la circoncision (pas forcément communes dans certaines communautés juives de Russie) pour dénoncer le trauma de leurs "patients". Mais le tout avec un humour parfois ravageur et sans fards..

La créatrice  montre aussi - par exemple dans son diptyque "Friday in the Projects" -  la pauvreté de certains israéliens, les différences sociales et la violence d'un monde. soumis à ce qui l'entoure :les attaques de missiles par exemple.La vision est faite pour dénoncer certains mensonges mais aussi les risques dans un pays soumis aux affres d'un enfer. Il est d'autant douloureux chez ceux qui sont venus en espérant n eden. Mais la paix de l'âme a un prix. L'artiste ne le cache pas mais c'est afin de poursuivre un combat pour une paix intérieure et extérieure et la lumière.

Artiste juive : Alejandra Okret l'exigeante

Artiste juif : Alejandra Okret l'exigeante

Alejandra Okret est née en 1966 à Montevideo avant de rejoindre Milan pour des études d'art et Jérusalem pour l'histoire de l'art. Depuis elle navigue souvent entre Milan et Jérusalem.
Celle-ci est devenue sa ville : elle y expose souvent et y a reçu en 2007 le Prix Shoshanna Ish-Shalom pour la création artistique.

Parfait exemple d'une femme de la diaspora l'artiste a imposé une oeuvre exigeante et engagée dans la culture du Livre qu'elle ouvre à des dimensions visuelles toujours originales et qui interpellent la lecture du monde.

Pour elle effacer l’homme de ses dessins au profit de ce qui l’enrobe c’est refuser de renier l'absolu là où certains "spectres" mettent notre mémoire en mouvement afin que l’on devienne plus vivant en découvrant toute l’ambiguïté des horizon des exils au sein même du réel.

'intéressant souvent à ce qui habille les choses ce qu'une telle artiste montre n'est jamais des carapaces tranquilles où venaient rêver les nerfs et où se décomposent les conflits qu’ils allumaient. Chaque œuvre n’est plus le miroir où les Narcisse viennent se contempler.

`Alejandra Okret l'exigeante

`Alejandra Okret l'exigeante

Ne renonçant jamais à la puissance de la simplicité et du cérémonial Alejandra Okret ne vise pas le concret pour le concret mais cherche la vie cachée, celle qui pourrait rejaillir de partout et qui s'autoriserait une sorte de transgression visuelle par référence à la transcenbdance.

En conséquence, il s'agit pour l'artiste de découvrir une percée, une ouverture. Il ne convient pas pour autant d'effacer la massivité du concret qui fait obstacle à la perception du jaillissement.

Une telle oeuvre ne peut que tarauder la question d'un "qui je suis" puisqu’une sagesse intime suinte des chosess non déchargées du poids de la vie mais pour les pousser jusque là où généralement les êtres oublient de les penser. C’est désormais depuis les paradoxales visions « en loques » qu'on doit se regarder et méditer. L'oeuvre est à ce titre d'une exigence rare.

 

http://www.alejandraokret.com/

Entre autres ; "Fe de Erratas", Agripas 12 Gallery, Jerusalem. Livre : "Fruuilla, fragole, strawberries" 2018.

Artiste juif : Gabi Yair exil provisoire des eaux dormantes

Gabi Yair : exil provisoire des eaux dormantes. Gabi Yair, Galerie Agripas 12, Tel-Aviv

L’erreur de certains artistes est souvent de se prendre pour des métaphysiciens comme si l'art plastique devenait une science. Celle qui chercherait ses preuves non en son dedans mais au dehors. Ils font du dessin une " vue de l’esprit " alors que - et Gabi Yair le prouve - c'est une affaire de lignes et de couleurs, de plages dont la verticalité; l'horizontalité ou les obliques ne sont ni enluminures, ni rosaires mais des mises sous tension.

Gabi Yair exil provisoire des eaux dormantes

Gabi Yair exil provisoire des eaux dormantes

Gabi Yair n'est donc pas un métaphysicien raté mais un véritable " poète ". Il réussit parce qu’il congestionne des lignes qui deviennent charges et décharges, couvertures et découvertes. Ce qu'on pourrait approximativement résumer par la volonté de faire le vide de ce qui est sans importance afin de ne laisser apparaître que des motifs essentiels forés dans le silence.

Tout demeure à la fois en place et en suspens. D’où l’angoisse, le malaise que procure des dessins. Ils ne sont néanmoins jamaiss exsangues de force et d'énergie. L’existence est là en aporie et dans une perspective qui renverse l’idéalisme. Volumes et lignes jouent sur toutes les ambiguïtés des oppositions binaires : cause/effet, essence/apparence.

Gabi Yair crée la "dissémination" chère à Derrida : chaque oeuvre introduit le leurre dans le leurre dans le but d’atteindre ce qui nous échappe, un monde égaré et écrasé mais qui jaillit dans un univers désert où tout fourmille.

 

Auteur juif : Lev Rubinstein les impertinences notoires

Lev Rubinstein : les impertinences notoires

Face à ceux qui ne savent pas répondre aux questions, l’auteur se transforme en chat.
Si bien que le poète est parmi nous - même s’il refuse ce titre. Il offre une percée vers la réalité sans la peur physique ou métaphysique d’un faux pas. Il préfère la pataphysique d’un genre particulier : la texte-fiche.

Toute la banalité du quotidien comme celle des sbires des textes officiels est neutralisée par ces pense pas bêtes exsangues d'exaltation surfaite ou de la moindre coquetterie. De telles sottises deviennent des soties. L’auteur s’en amuse et chaque objet de débat tourne à l’inanité comme à «l’absolument facultatif ».

Sans suite logique – même si l’œuvre rassemble ses fiches en ensemble plus ou moins approximatif – persiste une sensation nonsensique.

Elle permet enfin la "possibilité réelle de quelque chose d’autre" sans que l’auteur en dise beaucoup plus et jusqu’à ce que les questions qui ne sont pas vraiment formulées disparaissent d’elles-mêmes. Ce qui est une manière de noyer des poissons dans le Neva, la Volga ou la Baltique.

De telles fiches sont destinées à qui n’en a cure et c’est ce qui en fait leurs délices et orgues (mais pas de Staline). Le non-poète (puisqu’il refuse ce titre) ignore ce qu’il en sera de demain mais tente de rattraper le temps perdu par légèreté. Et ce avec envie d’être toujours en vie.

Chaque texte permet d’avancer au gré du temps en battant la campagne comme la Place Rouge. Parfois l’auteur a des doutes et est sur le point de laisser tomber ses recollections. Mais tendant l’oreille au passage d’un groupe il retrouve du grain à moudre.

Car même dans un pays où les badauds sont prévoyants il arrive que des phrases non seulement échappent au locuteur mais font le lit de propres mots de l’auteur. Et cette anthologie a le mérite de rassembler les vanités de ceux qui s’élancent vers les hauteurs mais aussi l’humilité de tous ceux qui tombent – innocents coupables et autres «échaudés qui craignent l’eau froide ».

Jean-Paul Gavard-Perret

Lev Rubinstein,

Lev Rubinstein,

Lev Rubinstein, « La Cartothèque », traduit du russe par Hélène Henry, Editions Le Tripode, Paris, 2018, 288 p., 22 E..