Rapport choc sur l'échec du gouvernement dans sa lutte contre le BDS

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Rapport choc sur l'échec du gouvernement dans sa lutte contre le BDS

Le récent rapport du contrôleur d'État, le juge Yossef Shapira, publié mardi, n'a aucun scrupule à décrire l'incapacité du gouvernement à répondre avec succès au mouvement BDS.

Rapport choc sur l'échec du gouvernement dans sa lutte contre le BDS

Malgré la décision du cabinet de sécurité en Octobre 2015, qui a accordé au ministère des affaires stratégiques (dirigé à l'époque par Gilad Erdan du Likoud), l'autorité de rassembler et de gérer la lutte de l'Etat contre les boycotts, le rapport du contrôleur de l'Etat a déclaré que le ministère n’a pas certains avantages que le ministère des Affaires étrangères a, y compris plus de 100 délégués en poste à travers le monde qui ont déjà une profonde compréhension de la dynamique, une nécessité locale pour proposer une réponse efficace au BDS. En outre, il est probable que les délégués des Affaires étrangères du ministère aient établi des liens avec des alliés locaux dans leur lutte contre le BDS, y compris des organisations favorables à Israël.

Bien que le ministère des Affaires stratégiques soit le mieux à même de mener la bataille du gouvernement contre les forces qui cherchent à délégitimer Israël et contre toute initiative de boycottage en 2013, le ministère n'a pas réussi à utiliser la totalité du budget, alloué pour ces tâches, et n'a pas atteint des réalisations importantes dans ce domaine. Il a également omis d'actualiser ses plans de travail en 2015.

La division au sein du ministère des Affaires étrangères chargé de la lutte contre les boycotts, qui n’a que deux fonctionnaires, n'a pas encore officialisé des mesures claires permettant d'évaluer les objectifs du ministère en ce qui concerne les boycotts. Pour cette raison, le ministère a constaté qu'il est difficile de présenter des résultats dans sa bataille pour contrecarrer les efforts visant à délégitimer Israël au niveau académique, culturel, par le biais des syndicats professionnels et au sein de l'opinion publique dans divers pays. En fait, le rapport du contrôleur de l'Etat a déclaré que, selon les informations fournies par les représentants internationaux du ministère, ces problèmes n'ont fait que s’aggraver.

Le rapport poursuit en critiquant les ministères des Affaires étrangères et des affaires stratégiques qui n’ont veillé qu’à se quereller entre eux sur diverses autorités, au lieu de coopérer en vue de leur objectif commun.

Le rapport poursuit en disant que le ministère des Affaires stratégiques n'a pas reçu les outils nécessaires pour atteindre ses objectifs, tels que des conseillers juridiques, des comptables, la possibilité de recrutert des ressources humaines.

Au niveau universitaire, le rapport précise que même si les établissements d'enseignement supérieur continuent de représenter la majorité du mouvement BDS, la division du ministère des Affaires étrangères chargé de la communication et de la hasbara n'a pas exécuté un plan détaillé concernant la lutte contre la délégitimation d'Israël sur les campus en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne.

Le ministère des Affaires étrangères, pour sa part, a expliqué qu’il voulait que plus de personnes soient en charge de la lutte contre le mouvement BDS, mais il a récemment fait face à des coupures budgétaires et de personnels ce qui rend de plus en plus difficile de mener à bien sa mission.

Le rapport du contrôleur de l'Etat a également mentionné l’échec du gouvernement dans la lutte contre l'antisémitisme à l'étranger et c’est peut être dû à la croissance du mouvement BDS. Les ministères des Affaires de la Diaspora et des Affaires étrangères traitent tous les deux de cette question, mais selon le rapport, les deux ministères ne coopèrent pas ensemble.

Le rapport du contrôleur a déclaré que le ministère des Affaires étrangères n'a pas réussi à gérer sa campagne de Hasbara, et qu'il n'a pas été en mesure de conjurer l'hostilité manifeste envers Israël de certains groupes à l'étranger. En conséquence, les messages promus par le mouvement BDS ont réussi à convaincre des secteurs de la population qui par le passé défendaient sans faille Israël.

Selon le rapport, beaucoup de sentiments anti-israéliens existent dans de nombreux pays, et en particulier en Europe et dans les pays musulmans. En Allemagne, par exemple, 60 pour cent des personnes interrogées ont exprimé des critiques envers Israël, alors que seulement 30 pour cent ont exprimé de la sympathie. Pareil en Suède vec un taux de critique de 68 pour cent, alors qu'en Turquie le taux était encore plus élevé, où 86 pour cent ont exprimé un sentiment anti-Israël.

La situation est un peu mieux aux États-Unis, mais même là, une érosion a été constatée.

Le rapport constate également qu’il n’y a pas de synchronisation le ministère des Affaires étrangères et le porte-parole de Tsahal.

Le gouvernement, pour sa part, et en particulier le ministère des Affaires étrangères, a reconnu que plusieurs postes doivent être ajoutés pour les délégués de langue arabe pour promouvoir un dialogue avec la communauté de langue arabe du Moyen-Orient, mais il s’est avéré qu’il était difficile de combler ces postes, ce qui entravait considérablement sa capacité de communiquer avec la presse arabophone nationale et étrangère.

Source: ynetco.il

 

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