Netanyahu ne s'est pas "incrusté" à la marche républicaine

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Contrairement aux dires de la presse internationale qui affirment que Benjamin Netanyahu se serait "incrusté" à la marche républicaine de dimanche, celui-ci a bel et bien été invité.  

Au lendemain de l'apparition de Benjamin Netanyahu à la marche républicaine, puis à la Grande synagogue de la Victoire, les médias sèment le doute. Selon eux, Netanyahu n'aurait pas été invité par François Hollande mais serait venu de son plein gré.

Les médias israéliens, eux aussi, aroutz 2 et le quotidien Haaretz, expliquent qu'il aurait imposé sa présence contre l'avis de François Hollande. Ceci est faux.

Benjamin Netanyahu a bien été invité par François Hollande samedi après-midi, en même temps que Mahmoud Abbas.

Cependant, Netanyahu aurait décliné l'invitation pour des raisons logistiques et sécuritaires avant de changer d'avis en début de soirée et de confirmer sa présence au rassemblement à Paris.

D'après la presse israélienne, le premier ministre aurait changé d'avis quand il a su que ses deux rivaux de la droite nationaliste, Avigdor Lieberman et Naftali Bennett, s'y rendraient.

Un des proches conseillers de Netanyahu affirme cependant: "la  vérité, c'est que nous avons eu de nombreux échanges avec les autorités françaises, pour voir s'il était possible de mettre sur pied un dispositif de sécurité adapté au premier ministre...".

L'organisation de la marche républicaine fut cependant un véritable casse tête.

Jacques Audibert, le conseiller diplomatique de François Hollande, s'est entretenu «cinq ou six fois» avec Yossi Cohen, conseiller à la sécurité du premier ministre israélien.

« L'idée, c'était de trouver une solution équilibrée, avec la présence des deux responsables. Nous voulions envoyer un message d'unité nationale, d'unité mondiale. C'était compliqué si l'un des deux ne venait pas à Paris. Si Abbas n'étais pas venu ça ne marchait pas..."

L'hésitation de Netanyahu s'explique aussi par les tensions qui avaient eu lieu au lendemain de sa visite à l'école juive de Toulouse en mars 2012, après la tuerie perpétrée par Merah. Il avait alors invité les Juifs de France à émigrer en masse vers Israël. François Hollande lui avait répondu : «La place des Juifs de France, est en France." D'après une source israélienne citée par le quotidien Haaretz.

Caroline Haïat

 

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