Le prix à payer pour la reconnaissance de Jérusalem, capitale d’Israël

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La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël va faciliter les futures négociations selon le président américain. C’est dorénavant au tour des Palestiniens d’obtenir « leur contrepartie ».

Lors d’un rassemblement à Charleston, en Virginie, Donald Trump a déclaré que l’État hébreu devra payer « le prix fort » pour avoir eu Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Maintenant que Jérusalem est la capitale d’Israël, la question n’est plus à l’ordre du jour. C’est au tour d’obtenir des Palestiniens quelque chose en contrepartie », a t-il annoncé.

Répétant à plusieurs reprises qu'il avait empêché Jérusalem de devenir un obstacle à des négociations fructueuses, Donald Trump a déclaré que les Palestiniens tireraient bientôt profit de cette décision.

« Vous avez gagné une bataille, plus tard, vous devriez faire des concessions », avait-il dit à son homologue israélien.

Une déclaration qui n’est pas sans rappeler celle du ministre de la Défense, Avigdor Liberman, en mai dernier après le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. « Il n’y a pas de déjeuner gratuit. Mais, cela en vaut la peine et nous devrions être prêts à payer le prix », avait-il déclaré.

Après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, il pourrait reconnaitre un Etat palestinien.

Après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, Donald Trump pourrait reconnaitre un Etat palestinien.

Le porte-parole de Trump pour les négociations internationales, Jason Greenblatt, a insisté sur le sens du sacrifice. « Ni les Israéliens ni les Palestiniens ne seront entièrement satisfaits du plan de paix au Moyen-Orient. C’est ainsi que cela doit être si l’on veut parvenir à une paix réelle. La paix ne peut réussir que si elle est basée sur des réalités. »

Avant même que le plan de paix ne soit révélé (qui est toujours en peaufinage selon le porte-parole), l’Autorité palestinienne a rejeté les tentatives de relancer les discussions.

Depuis l’annonce de déplacer l’ambassade américaine en décembre 2017, Mahmoud Abbas a refusé de s’asseoir à la table des négociations avec les États-Unis. « Il a cessé d’agir en tant que médiateur impartial dans les négociations, les américains ne sont pas justes. »

Désormais, l’Autorité palestinienne a tout à gagner dans cette lutte « acharné » contre Israël. Le plan de paix de l’administration Trump pourrait inclure la reconnaissance américaine et internationale d’un État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale.

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