Ils refusent de ramener leur enfant à l'hôpital pour suivre sa chimiothérapie

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C’est à l’âge de 9 ans que cet enfant a été diagnostiqué leucémique.

Sa maladie, une lymphoblastie aiguë, a été traitée et finalement soignée. Mais pas guérie.

La maladie est réapparue en février 2014. L’enfant alors devenu adolescent, a subi une opération qui a réussie.

Suite à cette dernière et afin d’éviter une troisième récidive, les médecins lui demandent de prendre un traitement médical très lourd.C’est à ce moment-là que les choses se compliquent.

Le jeune homme, âgé aujourd’hui de 16 ans, est issu d’une famille religieuse. C’est toute la famille qui va prendre conseil auprès de leur rabbin.Suivre ou non le protocole médical, telle est la question qui est posée au représentant religieux.

Sa réponse est non. Il conseille à la famille de refuser. Cette dernière, refuse donc de ramener l’enfant à l’hôpital Rambam de Haïfa.

C’est l’hôpital qui porte l’affaire devant la justice, qui elle, décrète que l’adolescent doit-être ramené à l’hôpital, ce que la police va faire.

L’enfant déclare :

« Il n’y a pas que le traitement qui peut m’aider, les prières aident aussi. Le traitement ne m’a pas soigné, et en plus, il est très douloureux, je ne serai pas capable de le supporter ».

L’enfant a été ramené à Rambam, mais les parents ont pris un avocat pour faire appel de cette décision.

Maître Efi Damari a déclaré :

« Nous pensons qu’il est logique que le tribunal tienne compte des souhaits de l’enfant. Si le traitement est trop difficile à supporter, je recommanderais la cour d’écouter ce qu’il a à dire , avant de prendre une décision, qui va le forcer à souffrir sans que l’on soit sûr que cela empêchera réellement une éventuelle récidive ».

De leur côté les autorités médicales ont déclaré :

« Nous parlons d’un enfant qui souffre d’une maladie oncologique traitable, à condition que sa famille coopère et laisse le mineur suivre son traitement. Les services sociaux et juridiques ne sont intervenus, que parce-que les parents, qui sont responsables de la bonne santé de cet enfant, sont sous l’influence d’une autorité non compétente en la matière et qui leur conseille de ne pas collaborer avec le personnel médical ».

Espérons pour l’enfant, que tout le monde finisse par s’entendre.

David BRISSET.


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