La Cour suprême demande des explications sur la non reconnaissance des conversions libérales

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La Cour suprême demande des explications sur la non reconnaissance des conversions libérales

La présidente de Cour suprême israélienne, Miriam Naor a publié mercredi une injonction temporaire contre le ministère de l'Intérieur lui ordonnant d'expliquer dans les deux mois pourquoi 11 requérants qui se sont convertis chez les réformés ou chez les conservateurs (judaïsme libéral) en Israël se sont vus refuser un certificat d'Oleh (immigrant) sur la base de la loi du Retour, et pourquoi ils ne pouvaient pas être enregistrés comme Juifs dans le registre de la population.

La Cour suprême demande des explications sur la non reconnaissance des conversions libérales

La loi du retour (Hok Ha-Shvout) a été adoptée en 1950, donnant aux Juifs le droit au retour et le droit de vivre en Israël et d'acquérir la citoyenneté israélienne. En 1970, le droit d'entrée et de s’installer a été étendu aux personnes ayant un grand-parent juif et aux personnes mariées à un Juif/juive, bien qu'elles ne soient pas considérées comme juives selon la halakha juive. Ceux qui immigrent en Israël en vertu de la loi du retour obtiennent immédiatement la nationalité en Israël.

Selon la définition halakhique, une personne est juive si sa mère est juive, ou s'il ou elle s’est converti(e) au judaïsme. Cependant, les juifs orthodoxes ne reconnaissent pas les conversions effectuées par les autorités libérales. Mais la loi du retour stipule que tout Juif, indépendamment de son affiliation, peut immigrer en Israël et réclamer la nationalité.

En 2005, la Cour suprême a jugé que toutes les conversions effectuées en dehors d'Israël seraient reconnues par les autorités en vertu de la loi du retour. Le tribunal avait déjà statué en 1989 que les conversions effectuées en dehors d'Israël étaient valables pour la loi du retour, indépendamment du fait qu'elles soient orthodoxes, conservatrices ou réformistes. La décision de 2005 a étendu cette décision, estimant que les conversions à l’étranger étaient toujours valables, même si les personnes se sont préparées à la conversion alors qu’elles résidaient en Israël.

A présent, il semble que la Cour suprême soit prête à faire tomber le dernier vestige du judaïsme halakhique concernant la conversion, dans une tentative d'autoriser les tribunaux religieux libéraux en Israël à convertir, obligeant ainsi l'Etat à accepter leurs convertis en tant que Juifs.

Le ministre de l'Intérieur actuel, Aryeh Deri, est un Juif ultra-orthodoxe, et se battra très probablement bec et ongles contre le plan de la cour. Mais à la fin, il aura l'un des trois choix: obéir à la cour, démissionner, ou modifier la loi, ce qui est, en fait, ancrée dans l'accord de coalition des parties Haredim.

La loi du retour peut-elle être changée aujourd'hui? Quelles explications le ministère de l’intérieur va –t-il fournir à la Cour et que fera alors le gouvernement de Netanyahou ? Réponse dans deux mois.

Source : the jewishpress.com

 

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