Scandale à l'Agence juive : Alya de dizaines de non-Juifs

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                Scandale à l'Agence juive : Alya de dizaines de non-Juifs

Article paru dans "Aroutz7", le 14/02/08

L'administration de l'immigration a appréhendé mardi un émissaire de l'Agence juive en Amérique du Sud. Ce dernier est suspecté d'avoir facilité l'immigration en Israël de dizaines de citoyens vénézuéliens non juifs.

D'après les soupçons, l'émissaire approuvait le processus d'immigration des candidats tout en sachant pertinemment que leur conversion au judaïsme était fictive.

Le suspect a été arrêté à son arrivée à l'aéroport Ben Gourion mardi soir et il a été présenté mercredi au juge du tribunal de district de Ramla pour prolonger sa garde à vue.  

L'émissaire a d'abord nié les allégations pesant sur lui, mais il a ensuite avoué les faits. Il a déclaré que le rabbin qui avait procédé à la conversion de certains des candidats vénézuéliens à l'Alya lui avait effectivement paru "peu fiable" et que ce dernier lui avait expliqué qu'il voulait compléter le processus rapidement.

L'enquête contre l'émissaire a duré plusieurs mois. On pense qu'il a agit de la sorte pour obtenir une promotion, en récompense du grand nombre de personnes qu'il avait aidé à amener en Israël. Il est également fort probable qu'il ait touché des pots-de-vin pour chaque autorisation d'immigration octroyée.

Pour pouvoir faire leur Alya, les candidats ont besoin d'être recommandés par l'émissaire local de l'Agence juive, qui pour sa part doit vérifier qu'ils sont bien juifs. Environ 270 personnes venues du Venezuela ont immigré en Israël ces dernières années. Les autorités craignent qu'une bonne partie d'entre eux soient venus avec l'aide de cet émissaire et qu'ils ne soient donc pas juifs.

L'avocat Menny Pashtizky, le conseiller de l'administration de l'immigration, a affirmé : "Selon les accusations, l'homme en question a fait de fausses conversions dans la ville de San Cristobal, entre le Venezuela et la Colombie. Le rabbin qui a signé les actes de conversion n'est pas reconnu, il est problématique et n'est pas fiable."

Et d'ajouter :"Par ailleurs les immigrants ne répondaient pas au critère obligatoire du ministère de l'Intérieur qui exige des convertis de vivre un an dans leur communauté de l'étranger avant de faire leur Aliya. Il [l'émissaire] a fait tout cela pour passer pour un émissaire zélé."

"Chaque immigrant qui arrive en Israël reçoit une aide financière de dizaines de milliers de shekels. Or nous soupçonnons que des centaines de personnes aient fait une conversion fictive…" a précisé Pashtizky.  

Le ministère de l'Intérieur a indiqué que si l'enquête prouvait que certains des immigrants étaient arrivés avec des faux permis, ils pourraient perdre leur citoyenneté.

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