La tombe de Moshé Dayan profanée

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La tombe de Moshé Dayan, le célèbre général borgne israélien, héros de la guerre des Six-jours et ex-ministre de la Défense, a été profanée dans le cimetière de Nahalal dans le nord d'Israël, a rapporté aujourd'hui la radio militaire. Un ou des inconnus ont écrit sur la pierre tombale: "Le ministre des défaillances, au nom de ceux qui sont tombés" au combat, une allusion aux soldats israéliens tués durant la Guerre de Kippour en octobre 1973, lorsque Moshé Dayan était ministre de la Défense.

Cette profanation coïncide avec le jour anniversaire de la mort du général Dayan le 16 octobre 1981. Il avait été très vivement critiqué dans un rapport officiel pour les revers subis par l'armée israélienne, réputée la plus forte au Proche-Orient mais prise par surprise, aux premiers jours du conflit d'octobre 1973.

Sur un plan strictement militaire, Tsahal (l'armée israélienne) avait toutefois réussi à l'emporter après trois semaines de combats acharnés, mais au prix de 2.650 morts.
Sa fille Yael Dayan, membre du conseil municipal de Tel-Aviv, s'est déclarée "indignée" et a exprimé l'espoir que la police retrouvera le ou les responsables de cet acte de vandalisme.

Né en 1915 en Palestine ottomane, Moshé Dayan a été ministre de la Défense travailliste lors de la Guerre des Six Jours qui allait voir Israël s'emparer de la Cisjordanie, de la bande de Gaza, de Jérusalem-Est et du Golan syrien. Le général au bandeau noir - il perdit l'oeil gauche durant la Seconde Guerre mondiale - fut nommé aux Affaires étrangères en 1977 et négocia la paix avec l'Egypte d'Anouar el-Sadate en 1979.

Vos réactions

  1. andrebarmoha@hotmail.fr'André-Beseder

    Quelques que « soit les erreurs » de Moshé DAYAN, avant de se permettre « de donner un avis », encore plus dans ce cas particulier, il faut s’informer. Hélas, il n’y a jamais de guerre sans erreur de la part d’un état major. Sur  » la guerre du Kippour », « un des reproches généralement  » fait à Moshé DAYAN et Golda MEIR, C’EST LA NON INTERVENTION PREVENTIVE CONTRE LES ARMEES ARABES, malgré leurs informations reçus des services spéciaux. OUI MAIS, de nos jours nous savons, que l’aide des États-Unis à Israël, était lié par l’OBLIGATION de ne pas attaquer en premier ( même préventivement ). Info confirmé par Henry Kissinger ( dans le gouvernement de Nixon à cette époque ) dans ses mémoires. Dans cette guerre, sans l’aide matériels militaires des États-Unis,  » le cour de la guerre aurait été différent, mais certainement aussi le résultal final », malgré le sacrifice et l’Héroïsme de Tsahal…. Pour chacun il faut peser le pour et le contre et en particulier dans le cas de Moshé DAYAN, où d’ Yts’hak RABIN, il faut mettre en balance  » le poids des erreurs à comparer avec le poids des mérites ». Mais de là à écrire sur sa tombe, ou pire comme dans le cas d’Yts’hak RABIN, c’est totalement injustifiable de la part d’un Juif ( sous réserve que dans le cas de la tombe de Moshé DAYAN, cela soit  » le geste d’un Juif  » ) ceux sont « des frontières » à ne pas dépasser pour de multiples raisons philosophiques comme l’enseigne le Judaïsme. André-Beseder.

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