Israël et l'économie : ANI LO KONE - Je n'achète pas.

Contre la désinformation, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Comment gérer son budget pour éviter le surendettement en Israel

Ani lo Koné

J'écris pour faire passer des messages. 

Je suis conseillère en budget familial. J'aide les familles à gérer leur budget et à faire des économies. Et dans le cadre de mon travail, je rencontre des familles en difficulté financière. Parfois, c'est à cause des banques qui leur ont proposé des prêts tout en sachant que ça risquait de les mettre dans des situations impossibles. Parfois, ce sont des locataires qui voient leur loyer augmenter d'une année sur l'autre à un rythme incroyable (parcequ'il n'y a pas encore de loi ici qui protège les locataires). Alors face à ces injustices ordinaires, j'écris des chansons. 

La première que j'ai publiée sur Youtube s'intitule "Ani lo Koné" (je n'achète pas). C'est une chanson sur le cout de la vie en Israël.

Chaque couplet traite d'un budget différent (alimentation, essence, vêtements, habitation). A chaque fois que le héros de l'histoire veut consommer quelque chose, il se rend compte que les prix ont augmenté, alors il répond “Ani lo koné”.

L'alternative, ça peut être faire un régime mais aussi créer ses propres vêtements ou encore vivre dans une tente!

Bien sûr, le sujet est traité avec humour, mais justement c'est ce qui fait son originalité. En fait, la chanson dit qu'on a le choix. Celui de dire “non” et de voter avec notre portefeuille.

 

Je me produit aussi lors de soirées (uniquement pour les femmes) où je chante les chansons que j'ai composées et raconte les histoires de ces gens qui ont réussi à prendre contrôle de leur vie en maitrisant leurs finances.

Un jour, j'ai rencontré une femme qui m'a dit que depuis qu'elle m'avait entendue lors d'une de ces soirées, elle faisait ses courses différemment. Elle comparait les prix, achetait mieux, de manière plus intelligente et dépensait bien moins. “J'ai votre chanson “ani lo kone” dans la tête” a-t-elle ajouté.

Une chanson est un moyen exceptionnel pour faire passer un message. Car on parle aussi au coeur, pas uniquement à le tête. J'écris surtout des chansons “engagées”, des chansons qui peuvent faire bouger les choses, surtout au niveau social. L'année dernière, on m'a demandé de donner une conférence devant plus d'une centaines d'étudiants à l'institut académique David Yellin à Jérusalem sur le processus d'écriture de chansons engagées.

Et c'est alors que je me suis rendue compte ds influences qui avaient été les miennes dès l'enfance. Brel, Brassens, mais aussi Renaud et d'autres encore. Ainsi, aujourd'hui après avoir fait mon Alya il y a plus de 20 ans, j'écris des chansons pour faire passer des messages. Comme celui-ci.

Il est possible de prendre du recul vis à vis de la société de consommation. Il est possible de consommer autrement, de vivre d'une manière plus simple, plus proche des autres, de la nature, de soi même... et de notre créateur.

 Valérie Halfon 

 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi