Israël ferme son ciel après l’attaque américaine contre l’Iran : chaos aérien et maritime

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Israël ferme son ciel après l’attaque américaine contre l’Iran : chaos aérien et maritime

Israël ferme son ciel après l’attaque américaine contre l’Iran : chaos dans les airs et sur mer

L’espace aérien israélien fermé “jusqu’à nouvel ordre” après la frappe américaine sur les installations nucléaires iraniennes. Les vols sont déroutés, les navires bloqués, et des dizaines de milliers d’Israéliens toujours à l’étranger espèrent un retour incertain.

Quelques heures à peine après l’annonce tonitruante de Donald Trump : “Nous avons frappé les sites nucléaires iraniens”, l’État d’Israël a ordonné la fermeture complète de son espace aérien.
L’Autorité aéroportuaire israélienne a diffusé l’ordre ce matin, bouleversant instantanément la logistique aérienne civile et militaire du pays. La nouvelle est tombée comme une chape de plomb sur les compagnies aériennes, les passagers à bord, et les familles inquiètes.

Un sauvetage avorté : le vol El Al contraint de rebrousser chemin

Un avion de sauvetage d’El Al, en provenance de Bangkok, qui devait atterrir à Tel-Aviv dans un délai de quinze minutes, a reçu l’ordre de faire demi-tour.

La compagnie a annoncé que l’appareil “atterrira dans une autre destination”. Le porte-parole d’El Al a précisé : « Conformément à la décision de l’État, l’espace aérien israélien a été fermé. Par conséquent, les vols d’El Al sont annulés jusqu’à nouvel ordre. Les vols à destination d’Israël atterriront à une autre destination. El Al est soumise aux directives de la Défense et du ministère des Transports et agit conformément à ces directives. La sécurité des passagers est notre priorité absolue, et nous vous tiendrons informés de tout changement et de toute nouvelle directive. »

À quai, mais sans accoster : le navire Crown Iris bloqué en mer

Même sort pour le navire de croisière “Crown Iris”, affrété par Mano Shipping, qui devait accoster au port d’Ashdod. L’entrée a été retardée par ordre direct du Commandement du Front Intérieur, en charge des protocoles de sécurité civile.
Les passagers en partance pour Chypre, ainsi que ceux déjà à bord, ont été informés.
La compagnie maritime, visiblement débordée, a demandé à ses clients de ne pas saturer son centre d’appels : « Une mise à jour sera fournie dès que possible via tous nos canaux de communication avec les clients et les médias officiels. Merci de votre compréhension et de votre coopération », a indiqué Mano Shipping.

Israir aussi cloue ses avions au sol

La compagnie Israir a également suspendu toutes ses activités du jour. Dans un communiqué, elle a annoncé : « Suite au durcissement des directives du Commandement du Front Intérieur et aux récents développements en matière de sécurité, suite à l’attaque américaine contre l’Iran, l’activité d’Israir prévue aujourd’hui a été suspendue, à ce stade et jusqu’à nouvel ordre, en raison de la fermeture de l’espace aérien. Nous attendons les instructions de l’Autorité de l’Aviation Civile et suivons de près les directives et mises à jour pertinentes. »

Un ciel vide, des routes ouvertes vers l’étranger

Cette mesure drastique s’inscrit dans une série de consignes sévères émises par le Home Front Command, qui a également interdit les rassemblements publics, suspendu les activités éducatives, et ordonné la fermeture de la plupart des lieux de travail, sauf ceux considérés comme essentiels.

Ironie du sort, cette fermeture de l’espace aérien survient alors que des vols de secours venaient tout juste d’être multipliés ces derniers jours pour ramener les ressortissants israéliens coincés à l’étranger. À la demande du ministère des Transports, les compagnies nationales avaient doublé leurs dessertes. Tout est désormais suspendu, en raison du risque d’une riposte iranienne.

En revanche, les points de passage terrestres vers la Jordanie et le Sinaï restent ouverts. C’est par ce biais que de nombreux voyageurs israéliens ont déjà pu regagner le pays ces derniers jours. La solution de passer par la ville jordanienne d’Aqaba, puis de traverser par voie terrestre, a été adoptée massivement malgré un avertissement de niveau 4 du Conseil de sécurité nationale.

Dans ce climat d’angoisse, alors que les avions restent cloués au sol, que les navires patientent au large et que la population redoute l’escalade, une seule chose semble certaine : le ciel d’Israël restera fermé tant que la menace de représailles iraniennes planera au-dessus de ses frontières.

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