La promesse de la Corée du Nord pourrait mettre fin à l'armement nucléaire en Iran

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NEW YORK, 28 avril (Reuters) - La promesse historique faite par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in de travailler à la dénucléarisation de la péninsule coréenne est un atout pour Donald Trump afin de renégocier l'accord sur le nucléaire iranien, a déclaré le ministre israélien du Renseignement.

Si elle devait se concrétiser, la dénucléarisation de la péninsule coréenne pourrait avoir un impact plus large et permettre de limiter la course à l'armement nucléaire au Moyen-Orient, a confié Israël Katz dans un entretien à Reuters.

North Korea's leader Kim Jong Un (L) and South Korea's President Moon Jae-in (R) raise their jointed hands during a signing ceremony near the end of their historic summit at the truce village of Panmunjom on April 27, 2018. The leaders of South and North Korea embraced warmly after signing a statement in which they declared "there will be no more war on the Korean Peninsula". / AFP PHOTO / Korea Summit Press Pool / Korea Summit Press Pool

North Korea's leader Kim Jong Un (L) and South Korea's President Moon Jae-in (R) raise their jointed hands during a signing ceremony near the end of their historic summit at the truce village of Panmunjom on April 27, 2018.
The leaders of South and North Korea embraced warmly after signing a statement in which they declared "there will be no more war on the Korean Peninsula". / AFP PHOTO / Korea Summit Press Pool / Korea Summit Press Pool

Conclu en 2015 par les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Union européenne, l'accord sur le programme nucléaire iranien - ou JCPOA -, auquel Israël s'était fermement opposé, a mis en place un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée progressive des sanctions contre Téhéran.

Donald Trump a donné aux signataires européens jusqu'au 12 mai pour "réparer les affreuses erreurs" de ce texte, faute de quoi il refuserait de prolonger l'assouplissement des sanctions américaines contre la République islamique.

Le président américain "aura une position renforcée face à l'Iran et peut-être pour convaincre l'Union européenne de ne pas être le maillon faible de la coalition", a déclaré le ministre israélien du Renseignement et des Transports.

"Ce sera une bonne chose si la Corée du Nord met fin à son programme nucléaire. Ce sera une bonne chose aussi pour notre région, parce qu'il y a un lien", a ajouté Katz.

"Nous avons des preuves" d'une coopération entre l'Iran et la Corée du Nord pour le développement de missiles balistiques, a-t-il dit, sans donner de précisions.

La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne, qui oeuvrent pour sauver le JCPOA, estiment que cet accord est le meilleur moyen d'empêcher l'Iran de développer l'arme nucléaire.

"Nous devons être très durs avec l'Iran", a déclaré Katz. Il a affirmé de nouveau que son pays resterait vigilant face aux activités de Téhéran en Syrie. La tension est montée d'un cran dans la région le 10 février quand Israël a affirmé avoir abattu un drône iranien qui survolait son espace aérien. Tsahal a mené des raids contre des positions d'éléments pro-iraniens en Syrie et des batteries antiaériennes syriennes ont abattu un avion F-16 israélien.

Sept Gardiens de la Révolution iranienne sont morts le 9 avril lors d'une frappe contre la base aérienne syrienne de Tiyas. L'Iran accuse Israël d'être à l'origine du bombardement.  "Les Iraniens n'ont rien à faire en Syrie. Dire que nous allons attaquer tous les soldats iraniens en Syrie est exagéré, mais les bases militaires (...) et autres, oui", a dit Katz.

(Daniel Bases, Jean Terzian pour le service français)

Source Boursorama

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