Drame de Toulouse - La France est une et indivisible

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Pr Hagay Sobol et Joseph Aziza

Ils s’appelaient Gabriel, 4 ans, Arieh 5 ans, Myriam 7 ans et Jonathan 30 ans. Ils nous ont quitté ce lundi 19 mars qui restera comme un drame imprescriptible dans nos mémoires. Ce jour là un individu a commis un acte horrible et irréparable que rien ne peut excuser en tirant avec des armes à feu sur un groupe de personnes devant l’établissement scolaire juif de Toulouse « Ozar Hatorah ». Il a touché à ce qu’il y a de plus sacré, il a tués des enfants. Il les a privé d’avenir, et a ravi à leur proche ce qui leur était le plus cher.

Il n’y a pas de qualificatif assez fort pour condamner ce drame monstrueux et dire ce que l’on peut ressentir. La réprobation a été unanime, et la France s’est montrée une et indivisible dans la douleur.

Le jour même des cérémonies de recueillement ont été organisées dans de nombreuses synagogues, comme à la Grande Synagogue Breteuil, où les représentants de la République, les élus, les membres des institutions et des associations, ainsi qu’une foule nombreuses sous le choc a tenu à témoigner par sa présence sa solidarité avec les victimes et leurs familles.

Une minute de silence a tété respectée le lendemain dans toutes les écoles de la République, et la campagne électorale a été suspendue. Des mesures de protections sans précédent on immédiatement été mises en place autour des écoles juives.

Car ce n’est pas à la seule communauté juive que l’on a touchée, mais à la communauté nationale toute entière. C’est dans de tels moments que l’on peut mesurer tout ce qui sépare une démocratie, d’une dictature. Dans une démocratie, chaque vie compte et chaque perte est un drame.

Des moyens considérables ont été déployés pour retrouver les coupables. Les premiers résultats de l’enquête semblent lier les faits avec d’autres assassinats commis sur des militaires à Montauban et à Toulouse. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions.

Aujourd’hui, c’est le temps des pleurs et de la consolation. Et il est un devoir de nous y consacrer, d’accompagner du mieux possible ceux qui sont dans la détresse. Mais demain, il sera un devoir impérieux et tout aussi nécessaire de comprendre comment les choses sont advenues. Il le faudra pour que plus jamais cela ne se reproduise.

Pr Hagay Sobol et Joseph Aziza
Pour l’Association AVEC

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