Captif à Gaza, esclave du Hamas : le calvaire d’Idan Alexander enfin révélé

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Captif à Gaza, esclave du Hamas : le calvaire d’Idan Alexander enfin révélé

Idan Alexander, otage du Hamas pendant 584 jours : les révélations d’un père bouleversé

Sous un masque, il servait les otages – sans qu’ils sachent qu’il était l’un des leurs

Une semaine après sa libération, la parole se libère. Celle d’un père d’abord, avant celle de son fils. Idan Alexander, citoyen israélien détenu pendant 584 jours par le Hamas, commence à raconter son calvaire, à voix basse, par l’intermédiaire de son père Adi.
Invité de l’émission Status Report, ce dernier livre un témoignage bouleversant sur la vie de son fils dans les geôles de Gaza : une vie d’ombre et de silence, masqué, presque invisible, contraint à jouer un rôle qui confondait bourreaux et victimes.

« Ils habillaient Idan d’une cagoule ornée d’un ruban vert, et il faisait le tour des cellules, servant et débarrassant les assiettes de nos otages, sans même qu’ils sachent qui il était », raconte Adi Alexander, encore ému.
Derrière ce masque imposé, Idan devenait un fantôme au service de ses codétenus, sans que ceux-ci ne puissent le reconnaître. Ce camouflage humain en disait long sur les méthodes psychologiques du Hamas.

 Un rôle imposé dans un centre transformé en camp de détention

À Nir Oz, le kibboutz devenu sinistrement célèbre depuis les attaques du 7 octobre, les habitants de Nir Oz figuraient parmi les otages détenus à Gaza, dans un lieu que le Hamas avait organisé pour centraliser et gérer ses prisonniers.

« Il y avait beaucoup d’otages de ce Kibboutz centre, tous les hommes de Nir Oz, Idan et les travailleurs thaïlandais », confie le père.

Un lieu transformé en base logistique de détention, où les prisonniers devaient « manger, évacuer, faire la vaisselle ». Dans ce chaos organisé, Idan s’est vu confier une responsabilité inattendue : il s’est « porté volontaire pour diriger l’équipe thaïlandaise », facilitant la communication entre ces travailleurs migrants et leurs geôliers. « C’était aussi sa façon de les aider », dit son père. Une forme de résilience dans l’horreur.

 Une libération inattendue, un souffle de vie après l’angoisse

Le jour de la libération, l’appel décisif est venu de Steve Witkoff, milliardaire et proche de la famille, qui s’était mobilisé pour Idan. « J’ai reçu peut-être huit appels de lui », raconte Adi. « Je travaillais dans mon jardin avec un souffleur. Je vois ces appels et je suis stressé. » Finalement, la nouvelle éclate à la télévision. Adi se souvient : « On était juste devant la télé, pas assis, on faisait la queue comme ça, ma femme Yael, mes deux enfants et moi, immobiles, attendant l’annonce. C’était fou. »

La joie n’est pas venue sous forme de cris mais d’un silence suspendu, presque sacré. Une stupeur qui ne lâche pas les visages, même une fois la vérité révélée : leur fils est vivant.

Trump, Witkoff et la diplomatie parallèle

La famille n’a pas manqué de souligner le rôle central joué par Donald Trump. « Il a un sens de l’humour très développé, c’est un homme très intelligent », affirme Adi Alexander. Le père évoque également l’action discrète mais décisive de Steve Witkoff : « Lui et Trump ont fait un excellent travail. »

Cette diplomatie parallèle, où l’émotion personnelle joue un rôle aussi fort que les leviers politiques, démontre à quel point chaque otage israélien libéré est le fruit d’un combat individuel, souvent invisible, parfois inattendu.

 Une parole encore retenue, mais qui viendra

Quant à Idan, s’exprimera-t-il publiquement ? Pour l’instant, la prudence prévaut. « Il a dit qu’il ne pouvait pas être interviewé parce qu’il était encore soldat », explique son père. Mais l’armée a depuis confirmé qu’Idan avait été démobilisé, ses droits de soldat solitaire ayant été épuisés. La parole est donc désormais possible. Reste à savoir quand elle jaillira.

Chaque mot d’Idan, chaque souvenir, chaque image de sa captivité comptera. Pour ceux qui attendent encore un proche. Pour ceux qui espèrent comprendre l’inhumain. Et pour Israël, qui se bat chaque jour pour que l’histoire de ses otages ne sombre pas dans l’oubli.

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