Bat Yam : HaShomer HaChadash contre les pillages pendant les alertes aux missiles

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Bat Yam : HaShomer HaChadash contre les pillages pendant les alertes aux missiles

HaShomer HaChadash : les nouveaux gardiens de Bat Yam face au fléau invisible des pillages

HaShomer HaChadash en première ligne : protéger Bat Yam face aux pillages liés aux alertes aux missiles

Une menace nouvelle, une réponse déterminée

Depuis l’attaque iranienne du 15 juin 2025, Bat Yam et ses quartiers résidentiels sont sous le choc : un immeuble de dix étages a été frappé directement, causant neuf morts et près de 200 blessés  . Une tragédie qui creuse une faille de sécurité : les habitants fuient, les maisons se vident… et le risque de pillage devient réel. La police vient d’arrêter un suspect de 26 ans surpris en train de voler des bijoux et de l’argent dans un appartement inoccupé .

Bat Yam : HaShomer HaChadash contre les pillages pendant les alertes aux missiles

Bat Yam : HaShomer HaChadash contre les pillages pendant les alertes aux missiles

Une réponse civique puissante

HaShomer HaChadash, ONG israélienne majeure (budget annuel > 33 M$)  , a immédiatement déployé ses bénévoles pour patrouiller dans Bat Yam et protéger les biens abandonnés. Selon On Rifman, vice-président à l’éducation :

« De nombreux habitants ont perdu leurs biens en un instant… la crainte du pillage est réelle, c’est pourquoi nous sommes là. »

Les bénévoles ont également participé, avec Lev Echad, à l’évacuation des objets de valeur à Bnei Brak .

Impact médiatique : entre drame humain et défi sécuritaire

Les médias internationaux décrivent Bat Yam comme « un des sites les plus touchés », avec des efforts de secours accélérés pour retrouver les six à sept personnes encore portées disparues  . Ces chiffres varient, mais reflètent une urgence palpable. À ce contexte dramatique s’ajoute l’enjeu sécuritaire : des voleurs opportunistes s’infiltrent dès que sirènes et policiers s’éloignent.

Une menace silencieuse après les sirènes

Quand les missiles iraniens se sont abattus sur Bat Yam, ce n’est pas seulement le béton qui a tremblé, c’est tout un quotidien qui s’est effondré.

Des appartements éventrés, des vies fauchées, des rues couvertes de poussière, et cette odeur de soufre mêlée à celle du chaos. Pourtant, dans l’ombre des décombres, un autre fléau est venu s’insinuer, plus discret, plus lâche, plus insupportable : les pillages.

Alors que les habitants couraient se réfugier dans les abris, certains en profitaient pour pénétrer dans leurs maisons laissées ouvertes par la panique. Vols d’objets précieux, de bijoux de famille, d’ordinateurs, d’albums photo, de tout ce qui peut être embarqué à la hâte.

« L’appartement était vide quand je suis revenue, mais pas parce qu’il avait été soufflé par l’explosion », murmure Rivka, la voix éteinte. « Quelqu’un est passé pendant que je me battais pour sauver ma fille dans l’abri. »

Une réponse immédiate, une mobilisation civique

Face à cette honte nationale, une organisation s’est dressée, sans attendre de décret ni de renforts officiels. HaShomer HaChadash, connue pour défendre les terres agricoles du Néguev, a déployé ses patrouilles dans Bat Yam dès les premières heures qui ont suivi les frappes. Mais cette fois, il ne s’agissait pas de protéger les cultures, mais bien les souvenirs, les murs, les derniers fragments de stabilité d’une population meurtrie.

On Rifman, cofondateur et vice-président de l’éducation de l’organisation, a été clair :
« De nombreux habitants ont perdu leur maison et leurs biens en un instant. La crainte du pillage est réelle, c’est pourquoi nous sommes là. »

Ses mots ne sont pas des slogans. Ils sont incarnés, vécus, portés par les centaines de bénévoles qui, chaque nuit, arpentent les rues désertées, veillent sur les vitrines brisées, écoutent le silence chargé de menaces.

Pourquoi HaShomer HaChadash est un acteur clé

  1. Réactivité inégalée

    Une ONG déjà active, qui mobilise ses 22 000 membres en quelques heures pour préserver les biens des citoyens évacués.

  2. Communication stratégique

    Relations solides avec ministères, JNF, et médias. L’organisation est citée dans The Australian, Time, The Guardian… 

  3. Légitimité sociale

    Initiée par des volontaires agricoles, la structure incarne une protection citoyenne : fiabilité, engagement, confiance.

  4. Effet dissuasif

    Présence visible, coordination avec police : les patrouilles découragent les pilleurs avant même l’intervention des autorités.

Une guerre dans la guerre

Dans cette guerre asymétrique, il n’y a pas que les missiles. Il y a ceux qui profitent de la vulnérabilité, du vacillement, pour s’introduire et dépouiller.

La police israélienne a récemment arrêté un homme de 26 ans surpris dans un appartement de la rue Weizmann. Il portait encore sur lui des bijoux et des cartes bancaires appartenant à une famille réfugiée à Tel Aviv. L’onde de choc ne se limite donc pas aux immeubles écroulés, elle fissure aussi les fondations morales d’une société.

HaShomer HaChadash agit comme un ciment dans cette fracture. En coordination avec l’organisation Lev Echad, les bénévoles ont également contribué à évacuer les objets de valeur des maisons de Bnei Brak, autre ville ciblée par les attaques. Là encore, la peur était palpable, mais la solidarité a été plus forte. Une grand-mère de 82 ans a confié ses alliances, une photo de mariage et le Sefer Torah familial aux bras d’un jeune volontaire venu la rassurer. Ce sont des gestes qui ne s’oublient pas.

Une mission nationale, un défi de confiance

Aujourd’hui, dans les quartiers de Bat Yam encore marqués par la poussière et les gravats, la présence des patrouilles de HaShomer HaChadash n’est pas anodine. Elle rassure. Elle dissuade. Elle redonne un semblant d’ordre dans une ville où tout semble avoir basculé. C’est un signal clair : les citoyens ne sont pas seuls. Le gouvernement hésite, les secours mettent du temps, mais des hommes et des femmes, eux, se lèvent, marchent, protègent, sans rien attendre en retour.

Cette opération de terrain n’est pas seulement une prouesse logistique, c’est une démonstration d’identité. HaShomer HaChadash rappelle ce que signifie véritablement « veiller sur son prochain ». Au cœur de la tourmente, c'est une promesse tenue : celle d’être là, toujours, quand Israël en a besoin.

L’honneur d’un peuple en jeu

Protéger les maisons vides, c’est défendre bien plus que des murs. C’est refuser de céder à la barbarie dans un moment de fragilité. C’est faire face à l’obscur, à la petitesse de ceux qui volent pendant que d’autres prient pour que leur ville tienne debout. Et dans cette lutte, HaShomer HaChadash se dresse comme un rempart.

Dans les mois à venir, les sirènes retentiront peut-être à nouveau. Mais les habitants de Bat Yam savent désormais une chose : pendant qu’ils seront dans les abris, quelqu’un veillera.

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