4ème sommet arabe : Jérusalem est judaïsé par Israël et il y a de l'eau dans le gaz israélien

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Dimanche 20 janvier 2019 s’est tenu le 4ème « Sommet des pays arabes pour le développement économique et social » à Beyrouth, un sommet censé réunir les chefs d’États mais auquel n’ont participé que le président de la Mauritanie et l’Émir du Qatar.

Une journée qui a donné à voir une « scène surréaliste » exprimant, d’après M. Ghaleb Kandil dans son article du lendemain [1], les contradictions et les ambiguïtés de trois évènements simultanés :

• Un sommet arabe où Washington s’est arrangé pour que l’Émir du Qatar fasse acte de présence après avoir travaillé via David Hale, le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires politiques, à réduire la présence des autres émirats et royaumes pétroliers à de simples délégations.

• Une manifestation populaire répondant à l’appel « Tous à la rue » lancé par le parti communiste libanais, l’Organisation populaire nassérienne, des partis de gauche et des groupes du mouvement civil. [Parmi les revendications : une politique fiscale différente qui redistribue la richesse, la promotion de l’éducation officielle, la généralisation de l’assurance maladie, l’approbation de la carte de santé, l’assurance vieillesse, la création d’emplois, les exigences de la sécurité et la lutte contre le système de corruption].

• Une attaque de l’aviation israélienne sur le territoire syrien à partir du ciel libanais [attaque dans la journée, répétée sur trois fronts dans la nuit du 20 au 21 janvier, [2]]

Une « scène surréaliste » parce que, toujours d’après M. Ghaleb Kandil, ni les pays arabes participant au Sommet, ni les manifestants, n’ont réagi à cette énième violation de l’espace aérien libanais, alors que l’expérience démontre que la lutte sociale est intimement liée à la lutte nationale et que la douloureuse vérité du Liban est qu’il se trouve soumis à la tutelle américano-saoudienne, interdit de posséder les moyens de sa défense aérienne ;

interdit d’accepter les offres de la Russie, de l’Iran ou de la Chine qui lui permettraient d’empêcher l’aviation sioniste de batifoler dans son ciel ; interdit d’appliquer les accords de défense commune avec la Syrie ou de les modifier afin que la couverture syrienne puisse inclure son espace aérien et son territoire.

Des violations permanentes que le président Michel Aoun n’a pas manqué de dénoncer dans son discours d’ouverture du Sommet [3]. Quoi de plus explicite que cet extrait ? :

«  Mes frères,

Je parle en connaissance de cause car le Liban a payé les conséquences de ces guerres et celles du terrorisme le prix fort, subissant depuis des années le fardeau le plus lourd au niveau régional et international de l’exode de nos frères syriens, tout comme celui, depuis soixante dix ans, des frères palestiniens. Leur nombre équivaut aujourd’hui à celui de la moitié du peuple libanais alors que notre territoire est restreint, nos infrastructures inadéquates, nos ressources limitées et notre marché du travail surchargé.

Par ailleurs, l’occupation israélienne, qui persiste depuis soixante-dix ans dans l’agression et l’occupation des territoires palestiniens et arabes, affichant un total mépris pour les résolutions internationales, a atteint aujourd’hui son paroxysme en judaïsant Jérusalem, la déclarant capitale d’Israël et en adoptant la loi du "nationalisme juif en Israël", ne tenant compte d’aucune résolution internationale, ce qui signifierait l’usurpation de l’identité palestinienne, le renversement de la résolution 194 et le reniement du droit au retour. J’ajoute à cela que les menaces israéliennes et les violations permanentes de la résolution 1701 par terre, par mer et air de la souveraineté libanaise constituent une pression constante sur le Liban. »

Ils ont de même mis l’accent sur la nécessité de soutenir le peuple palestinien face aux agressions israéliennes qui augmentent, "ayant foi en la responsabilité arabe et islamique envers al-Qods et son identité arabe, musulmane et chrétienne".En oubliant de préciser que sans le Judaïsme ni l'un ni l'autre n'existeraient 🙂 (NDRL)

De l'eau dans le gaz ...israèlien

Le gaz naturel israélien en méditérannée

Le gaz naturel israélien en méditérannée

 

Lors de  la « Conférence sur le gaz de l’Est de la Méditerranée » [l’EastMed Gas Forum] qui s’est tenue le 14 janvier dernier au Caire [11].

Conférence à laquelle l’Égypte a invité l’Autorité palestinienne, Chypre, la Grèce et Israël. En plus de la normalisation des relations demandée par les États-Unis, son but serait d’éviter à Israël la perte de blocs importants de pétrole et surtout de gaz, que le Liban refusera de lui céder.

Du même coup, les sociétés internationales et les investisseurs particuliers qui exigeaient la délimitation officielle des frontières maritimes, pour investir dans les champs pétro-gaziers sous occupation israélienne, s’en passeront ; la reconnaissance des champs qu’Israël prétend lui revenir de droit devenant l’affaire des États membres du Forum, dont l’Égypte et l’Autorité palestinienne.

Pour en savoir plus 

 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi