Acre : Tamara Amran, 21 ans, tuée et démembrée, son fiancé arrêté par la police palestinienne

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Tamara Amran, 21 ans, a été tuée jeudi 29 octobre à Acre, dans le nord d'Israël. Son corps a été démembré et retrouvé incomplet. Son fiancé, Seif Saqf al-Hit, a lui-même appelé la police pour avouer le meurtre après avoir fui à Naplouse, où les forces palestiniennes l'ont arrêté.

Par Claudine Douillet

Un meurtre d'une rare sauvagerie à Acre

Tamara Amran avait 21 ans. Originaire de Naplouse, elle travaillait dans des restaurants de la région d'Acre, la ville côtière du nord d'Israël. Jeudi 29 octobre, elle a été tuée, puis son corps a été démembré. Selon le quotidien israélien Ynet, l'auteur aurait utilisé une scie avant de prendre la fuite.

Les sources médicales décrivent une scène d'une violence exceptionnelle. Fait inhabituel, certaines parties du corps de la victime n'ont pas été retrouvées. La dépouille a été transférée incomplète à l'Institut médico-légal d'Abou Kabir, à Tel-Aviv. Les médecins précisent que la brutalité de l'agression a empêché, à ce stade, d'identifier formellement l'arme du crime.

Le fiancé passe aux aveux depuis Naplouse

Le principal suspect est Seif Saqf al-Hit, le fiancé de la jeune femme, lui aussi originaire de Naplouse. Après les faits, il a quitté Acre et regagné sa ville, en territoire sous contrôle de l'Autorité palestinienne. Une fois arrivé, il a téléphoné à la police pour déclarer qu'il avait tué une jeune femme. La police palestinienne l'a ensuite interpellé.

Les enquêteurs vérifient désormais si une autre personne l'a aidé à commettre le meurtre ou à se débarrasser du corps. La question est centrale : démembrer une victime, faire disparaître une partie de la dépouille puis franchir la ligne entre Israël et la Judée-Samarie en quelques heures suppose une organisation qui interroge les policiers.

L'argent, mobile présumé du crime

Selon des proches de la victime, Tamara Amran avait reçu des menaces de mort avant son assassinat. Une jeune femme qui connaissait son histoire affirme que la victime venait de découvrir que son fiancé détournait son argent. C'est cette découverte, selon elle, qui aurait déclenché le meurtre.

Cette proche écarte catégoriquement la thèse du crime dit « d'honneur », cette pratique où une femme est tuée par des membres de sa famille au nom de la réputation du clan. Pour elle, il s'agit d'un meurtre crapuleux commis par un homme qui voulait garder la main sur les revenus de sa compagne.

Un suspect hors de portée de la justice israélienne

Le crime a été commis sur le sol israélien, à Acre, mais le suspect est aujourd'hui détenu par les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne. Sa remise à la police israélienne n'a rien d'automatique, et l'enquête israélienne dépendra largement de la coopération entre les deux parties. Pour la famille de Tamara Amran, l'enjeu est de savoir quelle justice jugera l'homme qui a avoué l'avoir tuée.

Les femmes, victimes de plus en plus nombreuses

Ce meurtre s'inscrit dans une vague de violence sans précédent au sein de la société arabe. L'année 2025 a été la plus meurtrière jamais enregistrée dans la société arabe israélienne, avec 252 victimes selon le rapport annuel de l'association Abraham Initiatives. Ce même rapport recensait 23 femmes tuées, le chiffre le plus élevé depuis le début du suivi.

Source
Ynet, Hassan Shaalan et Eitan Glickman, 30 octobre 2026 : https://www.ynet.co.il/news/article/hkdwdef6gx

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