7octobre2023.org piraté : le site d'archives du massacre du Hamas revient plus fort, avec 125 documents

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7octobre2023.org piraté : le site d'archives du massacre du Hamas revient plus fort, avec 125 documents

Par Claudine Douillet I Le 4 octobre 2026

7octobre2023.org piraté : le site d'archives du massacre du Hamas revient plus fort, avec 125 documents

Le 7 octobre 2023, le Hamas et des civils gazaouis ont massacré, violé, brûlé et enlevé en Israël. Il y a deux semaines, le site 7octobre2023.org, qui en conserve les preuves, a été piraté. Il est de retour, plus complet, plus visuel, plus dur. À trois jours du troisième anniversaire, le message est clair : ni pardon, ni oubli.

Un piratage pour faire taire les preuves

Il y a deux semaines, 7octobre2023.org a été mis hors ligne par un piratage. Ce site n'a rien d'un blog d'opinion. C'est un fonds documentaire : des vidéos, des photographies, des témoignages, chacun avec sa provenance. S'en prendre à lui, c'est s'en prendre aux preuves. Ce qui dérange dans le 7 octobre, ce ne sont pas les commentaires, ce sont les images. Celles que les terroristes ont eux-mêmes filmées, diffusées et revendiquées.

La réponse a été immédiate. Le site a été reconstruit, renforcé, enrichi. Il revient avec 63 vidéos, 62 photographies documentaires et 125 archives classées. Ceux qui voulaient effacer la mémoire ont obtenu l'inverse : davantage de documents, mieux organisés, plus accessibles.

Ce que contient le nouveau 7octobre2023.org

Le fonds est structuré en quatre collections. « Scènes de crimes » réunit 92 documents tournés ou photographiés dans les kibboutz et sur les lieux de l'attaque. « Témoignages » donne la parole aux survivants et aux proches des victimes. « Déclarations du Hamas » conserve les mots des bourreaux, ceux qui ont revendiqué. Une dernière collection regroupe les documents les plus sensibles, dont l'ouverture reste un choix délibéré de chaque visiteur.

Chaque pièce dispose de sa fiche. Un espace mémoire est consacré aux victimes, et une page permet de transmettre un nouveau témoignage. Le site ne demande pas qu'on le croie sur parole. Il montre.

Le 7 octobre : nommer les choses

Le 7 octobre 2023 au matin, des milliers de terroristes du Hamas et d'autres groupes armés franchissent la frontière de Gaza. Environ 1 200 personnes sont assassinées en Israël, dans leur immense majorité des civils. 251 personnes sont enlevées vers Gaza, des nourrissons aux vieillards. Au festival Nova de Reïm, plus de 360 jeunes sont abattus. À Be'eri, Kfar Aza, Nir Oz, des familles entières sont exécutées chez elles, brûlées vives, mutilées. Des violences sexuelles sont documentées.

Il faut aussi dire ce que beaucoup taisent. Dans le sillage des commandos, des civils gazaouis ont franchi la clôture éventrée. Ils ont pillé, frappé, participé aux enlèvements. Des otages libérés ont raconté avoir été séquestrés dans des appartements de familles. Ce ne sont pas des rumeurs, ce sont des récits recueillis et des images. Le 7 octobre n'est pas seulement l'œuvre d'une organisation terroriste. C'est aussi celle de civils qui ont suivi.

Le 8 octobre : la riposte

Le 8 octobre, Israël entre officiellement en guerre. Le même jour, le Hezbollah ouvre le feu depuis le Liban. L'ordre des dates n'est pas un détail, il est le cœur du sujet. La guerre à Gaza est la conséquence du massacre, pas sa cause. Inverser la chronologie, c'est réécrire l'histoire au profit des assassins.

Depuis trois ans, les images de destruction à Gaza tournent en boucle. Celles du 7 octobre, elles, disparaissent des écrans, des réseaux et des mémoires. Le Hamas n'a pas seulement déclenché cette guerre. Il l'a menée depuis des tunnels creusés sous les écoles, les hôpitaux et les habitations, en faisant de sa propre population un bouclier. Chaque mort de cette guerre commence le 7 octobre.

Contre l'effacement, la preuve

Le déni du 7 octobre a commencé avant même que tous les corps soient identifiés. Mise en scène, exagération, « contexte » : les mots changent, l'objectif reste le même. Faire douter. Relativiser. Puis oublier. Les images sont retirées des plateformes, les comptes signalés, les sites attaqués.

Voilà pourquoi un fonds comme 7octobre2023.org est indispensable. Face au déni, une archive ne débat pas. Elle présente. Les vidéos tournées par les terroristes eux-mêmes, l'appel d'un assaillant se vantant auprès de ses parents d'avoir tué des Juifs, les photographies des maisons calcinées : tout cela existe, et tout cela restera consultable.

Ni pardon ni oubli

Le piratage voulait creuser un trou dans la mémoire. Il a produit un site plus complet, plus solide, plus percutant. À l'approche du troisième anniversaire, chacun peut agir : consulter les archives, partager les documents, transmettre un témoignage. Le 7 octobre ne sera pas effacé. Personne n'en aura le pouvoir.

Ni pardon. Ni oubli.

 

 

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