L'audace du don : 30 dunams offerts aux plus démunis par ces nouveaux agriculteurs israéliens

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L'audace du don : 30 dunams offerts aux plus démunis, ces nouveaux agriculteurs israéliens

La nouvelle génération des agriculteurs israéliens

Il a 28 ans, la foi chevillée au corps et les pieds dans la terre. Il est aussi une star des réseaux sociaux avec des dizaines de milliers d'abonnés.
Dan Beniahu Suissa a choisi de bâtir une exploitation agricole de ses propres mains, à partir de rien. Dans les serres du moshav Beit Ouziel, il explique pourquoi l'agriculture est pour lui une vocation  et comment son partenariat avec l'organisation Leket Israël lui permet de transformer même les moments les plus difficiles de la guerre en actes de générosité et de don.

Briser le stéréotype

Quand on ferme les yeux et qu'on imagine un agriculteur israélien, la plupart d'entre nous voient apparaître la figure mythique du kibboutznik celui à la moustache blanche, au chapeau de paille et au vieux tracteur.
Dan Beniahu Suissa pulvérise ce cliché. Il représente une nouvelle espèce d'agriculteurs : jeune, mû par une vision spirituelle profonde, et animateur d'une présence impressionnante sur les réseaux sociaux, où il rend accessible à ses abonnés toutes les étapes du travail agricole.

« Je montre le processus que traversent nos fruits et légumes pour arriver dans notre assiette », dit-il avec fierté.
« Nous sommes les jeunes qui ont choisi de prendre l'agriculture et de la faire pousser plus loin. » Contrairement à ceux qui héritent d'une exploitation familiale, Dan a tout construit de zéro. Il gère au moshav Beit Ouziel une boutique de ferme fondée sur le modèle "du champ à l'assiette" Farm to Table pour garantir une fraîcheur absolue.
Dans ses serres où mûrit une grande variété de fruits et légumes, l'odeur des produits frais emplit l'air. « Le fruit est cueilli tu le mets dans ta bouche. Ce sont des saveurs complètement différentes. On le voit avec les yeux, on le sent avec le nez. Le paradis sur terre. »

La résilience sous le feu

Pendant la guerre, les défis se sont mués en difficultés physiques et économiques bien réelles. Au plus fort de la pression, des parcelles entières risquaient d'être abandonnées, faute de bras. « À cause de la surcharge de travail, des dunams entiers s'accumulaient sans que nous puissions les récolter », raconte Dan. Plutôt que de baisser les bras, il a choisi la générosité : « Nous avons donné près de 30 dunams de légumes à Leket Israël. C'est une collaboration miraculeuse. »

Mai pour les agriculteurs

Le travail de Dan et celui de centaines d'autres agriculteurs se trouvent au cœur du projet "Mai Lekhaklai"  "Mai pour les agriculteurs" qui atteint son apogée à la fête de Shavouot, la fête de la moisson.
L'objectif de ce projet est simple et émouvant : rendre hommage aux agriculteurs et leur témoigner la reconnaissance qu'ils méritent pour leur immense effort tout au long de l'année. Rien que l'an passé, quelque 700 agriculteurs israéliens ont réussi à sauver 32 000 tonnes de produits frais qui étaient voués à la destruction une nourriture de qualité qui nourrit chaque semaine environ 470 000 personnes dans le besoin à travers tout le pays.

Une vocation spirituelle

Le lien de Dan avec l'organisation va bien au-delà d'un simple partenariat commercial.
Pour lui, sauver des aliments est la concrétisation d'une vision du monde profondément spirituelle, qui voit dans l'agriculture une mission de diffusion de l'abondance et de la générosité. « La chose la plus douloureuse au monde, c'est de voir le fruit sur lequel tu as travaillé jeté à la poubelle il n'y a rien de plus douloureux que ça, tu le ressens dans ta chair », confie-t-il avec franchise.
« Depuis que j'ai commencé à travailler avec Leket Israël, c'est le privilège qu'ils m'ont offert. Tu aides ceux qui en ont besoin et tu ne vois pas le travail de tes mains pourrir sur l'arbre. »

Pour Dan, ce partenariat est la façon de s'assurer qu'aucun produit n'est gaspillé et que l'abondance qui pousse dans les champs parvient aux bonnes mains. C'est le moteur qui lui permet de se lever chaque matin et de retourner au travail.
« Ce n'est pas seulement que nous nous sommes levés le matin juste pour gagner de l'argent », résume-t-il. « Ça me donne le droit d'influencer des gens qui manquent de quelque chose. Et ça met ces produits à la portée du peuple israélien, de ceux qui en ont besoin. »

 

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