Une flottille de cent navires fait route vers Gaza : Israël mobilise ses commandos d'élite

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Une flottille de cent navires fait route vers Gaza : Israël contre attaque

Nétanyahou quitte le tribunal pour une consultation sécuritaire d'urgence : une flottille de cent navires fait route vers Gaza

Une interruption de séance lourde de sens

Ce mercredi matin, le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a brusquement interrompu sa comparution devant le tribunal pour se rendre d'urgence au quartier général de l'armée, la Kirya, à Tel-Aviv.
La raison : une consultation sécuritaire de haut niveau convoquée en réponse à ce qui est décrit comme une évolution préoccupante en mer Méditerranée.
Une flottille de grande ampleur fait route vers la bande de Gaza, et Israël se prépare à l'intercepter.

Une flottille d'une envergure sans précédent

La flottille, baptisée « Global Sumud Flotilla The Second Mission », regroupe déjà plus de cent navires et environ mille participants.
Elle a pris la mer depuis plusieurs pays, dont la Turquie, l'Espagne et l'Italie.
Mais elle devrait encore grossir : une quarantaine de navires supplémentaires venus de Turquie sont attendus pour la rejoindre, portant potentiellement le nombre de militants à bord à plusieurs centaines de personnes supplémentaires.
Selon les estimations militaires israéliennes, la flottille devrait atteindre les eaux territoriales de Gaza en fin de semaine, les navires se trouvant actuellement au sud de la Grèce.

Israël accuse le Hamas de financer l'opération

Du côté israélien, le ton est ferme et sans ambiguïté. Un haut responsable de Tsahal a déclaré :
« Il s'agit d'une flottille financée par le Hamas. Eux non plus n'atteindront pas Gaza. »

Le ministre de la Défense Israel Katz est allé plus loin en annonçant l'imposition de sanctions contre les organisations à l'origine de la campagne, responsables du financement des navires et du recrutement des militants.

Dans sa déclaration, Katz a affirmé que la flottille est « organisée par l'organisation terroriste Hamas, en collaboration avec d'autres organisations internationales, sous couverture d'une aide humanitaire. »
Les autorités sécuritaires israéliennes soutiennent par ailleurs que la flottille viole la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui stipule que l'aide à Gaza doit transiter par les canaux officiels établis, et qu'elle « nuit ainsi aux efforts de stabilisation menés par l'administration Trump dans le cadre de ses initiatives pour la stabilité régionale. »

La marine et l'aviation en ordre de bataille

La marine israelienne et l'armée de l'air ont déjà commencé leurs préparatifs pour contrecarrer la flottille, mobilisant des forces qui sont, pour certaines, retirées temporairement du front de Gaza.
Le scénario opérationnel envisagé s'inscrit dans la continuité des précédentes interceptions : des commandos de la Flottille 13, l'unité d'élite de forces spéciales navales israéliennes, se laisseront descendre par hélicoptère sur les navires en haute mer, pendant que d'autres s'y approcheront depuis des embarcations de la marine.
Compte tenu de l'ampleur inédite de cette flottille, d'autres unités devraient également être déployées, notamment l'unité Snapir, une unité mixte composée de combattants et de combattantes, qui se chargera d'une partie des opérations d'interception.

Des règles d'engagement strictes, et une saisie prévue des navires

Les sources militaires israéliennes précisent que l'interception se déroulera dans les eaux internationales, conformément aux directives du niveau politique.
Une fois les navires arraisonnés, les militants seront conduits dans un port israélien et remis à la police, qui les interrogera et organisera leur expulsion rapide.
Seuls ceux qui feraient preuve de violence ou commettraient des infractions seraient susceptibles d'être placés en garde à vue. Israël a également l'intention de saisir et de confisquer les navires de la flottille.

Les sanctions comme outil de pression économique

Le ministre Katz a souligné que les sanctions annoncées s'inscrivent dans une stratégie plus large : « Les sanctions ont été imposées dans le cadre de la campagne économique que mène le système de défense contre le Hamas et contre les tentatives de déstabilisation à Gaza. »

Cette campagne implique également les États-Unis, selon Katz, et repose sur le travail coordonné de la marine, du renseignement militaire et du département national de lutte contre le financement du terrorisme au sein du ministère de la Défense.

Un bras de fer politique et militaire

Au-delà des préparatifs tactiques, l'épisode révèle la dimension politique de cette confrontation en mer.
L'interruption de la séance judiciaire de Nétanyahou pour une urgence sécuritaire illustre à quel point cette flottille est perçue comme une menace directe  non seulement logistique, mais symbolique et diplomatique.
Pour Israël, laisser passer cent navires remplis de militants pro-palestiniens constituerait une rupture de blocus inacceptable et un signal désastreux adressé à ses adversaires. Pour les organisateurs de la flottille, atteindre Gaza serait une victoire retentissante.
Le bras de fer se jouera en Méditerranée, probablement ce week-end.

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