Le virus antisémite qui sévit dans le monde contamine le Vietnam -vidéo-

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Le virus antisémite qui sévit dans le monde contamine le Vietnam -vidéo-

Des touristes filment leur harcèlement d'Israéliens au Vietnam en les traitant de « rats »

Un pays réputé pour son accueil chaleureux, des scènes de haine filmées et diffusées en direct sur les réseaux sociaux, et une indignation mondiale immédiate. Trois vidéos tournées au Vietnam en avril 2026 ont mis en lumière ce que l'antisémitisme contemporain a de plus glaçant : sa banalité revendiquée, sa mise en scène volontaire et sa diffusion triomphante.

Trois confrontations en série, une préméditation évidente

Tout commence par une scène filmée dans un restaurant de Hội An. Deux femmes à l'accent britannique s'approchent d'une table où sont assis des Israéliens et se mettent à scander
« Boom boom, Tel Aviv » en les traitant de « rats ».
Ignorées par leurs cibles, l'une des deux lance alors : « C'est parce que nous sommes des goyim, rien que des animaux. » Elle crie ensuite « Viva Iran », avant d'enchaîner les insultes lorsque l'un des Israéliens qualifie son comportement de « ridicule » : « Tuer des enfants, c'est ridicule », rétorque-t-elle. Puis : « Partout où vous allez, vous serez haïs ; personne ne vous aime » et « Cent dix pays vous ont chassés de chez eux. » Les deux Israéliens finissent par quitter la salle, tandis que les femmes les traitent de « monstres » et d'« assassins ».

Dans une deuxième vidéo, l'une des deux femmes sillonne un restaurant bondé en demandant aux convives leur nationalité, affirmant tourner « un documentaire ». Dès qu'elle entend qu'un groupe vient d'Israël, elle lance : « Free Palestine » avant d'asséner : « Vous êtes des sionistes et vous n'avez rien à faire au Vietnam. » Une troisième vidéo les montre suivant des piétons dans la rue, répétant le même type d'insultes à leur encontre.

Les trois vidéos ont été mises en ligne à partir du 15 avril 2026 et ont rapidement suscité une indignation planétaire.

Des tropes antisémites assumés, une mise en scène calculée

Ce qui a particulièrement frappé les observateurs dans ces incidents, c'est moins leur violence verbale brute hélas désormais banalisée à l'encontre d'Israéliens voyageant à l'étranger depuis le 7 octobre 2023 que leur caractère délibérément orchestré.

Les femmes se sont filmées elles-mêmes, ont documenté leurs provocations et les ont diffusées, transformant leur harcèlement en production militante. Le recours aux tropes antisémites les plus anciens  la comparaison aux rats, l'invocation des « cent dix pays » qui auraient chassé les Juifs de leur sol ne relève pas de l'improvisation : c'est un répertoire de haine que l'on convoque consciemment.

Sur le réseau social X, plusieurs utilisateurs ont cru identifier les deux femmes comme étant une mère et sa fille originaires de Leeds, en Angleterre, portant des noms de famille d'origine pakistanaise. JNS a tenté de joindre la personne identifiée comme la mère via l'un de ses comptes sur les réseaux sociaux pour vérifier cette information. Aucune réponse n'est parvenue à la rédaction avant la publication de l'article.

Au Vietnam, un phénomène « pratiquement inédit »

Ce qui rend ces scènes d'autant plus saisissantes, c'est le cadre dans lequel elles se déroulent. Le Vietnam n'est pas un pays où l'agitation anti-israélienne est courante.
Le rabbin Levi Laine, né à New York et codirecteur du Chabad House à Hanoï, où il réside depuis douze ans avec son épouse Mushky, l'affirme sans ambages à JNS :
« Cet incident est inhabituel et ne représente pas l'expérience vécue par la quasi-totalité des Israéliens et des Juifs au Vietnam. Ce type de comportement est pratiquement inédit dans ce pays. »

Il insiste sur un point essentiel : « Les personnes qui ont adopté ce comportement n'étaient pas vietnamiennes. Ce sont des touristes en visite. Ce n'est pas ainsi que les Vietnamiens traitent leurs visiteurs. » Le rabbin Laine souligne que le Vietnam n'a pas connu les manifestations d'hostilité envers Israël observées dans de nombreuses autres nations depuis le début du conflit à Gaza.

Un précédent, certes isolé, avait toutefois eu lieu en 2024 : un employé ou propriétaire d'un restaurant à Hanoï avait été filmé en train de refuser de servir une famille juive américaine, lui lançant « Free Palestine ».

Quand l'antisémitisme voyage en touriste

Ces trois vidéos posent une question qui dépasse largement le cadre du Vietnam. Elles illustrent un phénomène que l'on observe depuis le 7 octobre dans de nombreux pays : des individus qui exportent leur haine avec eux, qui traquent les Israéliens dans les restaurants, les hôtels et les rues, et qui tirent une satisfaction visible à documenter et diffuser leurs provocations.
La haine n'a pas de frontières géographiques, et encore moins de frontières morales.

Le fait que ces scènes se soient déroulées dans un pays connu pour sa douceur de vivre et son sens de l'hospitalité rend leur brutalité encore plus frappante. Le Vietnam n'a rien demandé de tout cela. Les auteurs de ces vidéos ont simplement choisi un décor exotique pour leur spectacle de haine convaincus, visiblement, que le monde entier leur servait de scène.

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