Jour 7 de l’opération « Rugissement du Lion » : l’Iran perd des capacités, le front libanais s’embrase

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Jour 7 Rugissement du Lion : L'Iran à genoux, Beyrouth tremble

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Opération « Rugissement du Lion » Jour 7 : entre essoufflement iranien et embrasement au Liban

6 mars 2026 — À l'aube du septième jour de l'opération « Rugissement du Lion », le conflit qui oppose Israël et les États-Unis à l'Iran entre dans une nouvelle phase, marquée par deux dynamiques contradictoires : un affaiblissement progressif mais réel de la riposte balistique iranienne, et une montée en tension sans précédent sur le front nord, où le Hezbollah multiplie ses frappes vers le territoire israélien.

L'Iran s'essouffle, Israël domine le ciel

L'opération conjointe américano-israélienne a été lancée le 28 février 2026. Du côté israélien, elle porte le nom d'opération Lion rugissant ; du côté américain, celui d'opération Fureur épique. Depuis lors, la pression militaire sur Téhéran ne faiblit pas.

Un porte-parole de l'armée israélienne a confirmé que le nombre de missiles iraniens tirés vers Israël diminue chaque jour. Selon le lieutenant-colonel Nadav Shoshani : « Nous avons neutralisé environ 300 lanceurs de missiles balistiques. Nous pensons que nos opérations contre ces lanceurs et ces stocks expliquent en grande partie que nous voyons diminuer, chaque jour, la quantité de missiles tirés. »

Ce constat se confirme par les chiffres publiés par l'état-major. Le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré que plus de 60 % des lanceurs de missiles balistiques iraniens ont été neutralisés et détruits, et qu'Israël avait également détruit 80 % des systèmes de défense aérienne iraniens, affirmant avoir atteint « une supériorité aérienne presque totale dans le ciel iranien ».

Depuis le lancement de la campagne, l'armée de l'air israélienne a frappé plus de 600 cibles liées au régime iranien, larguant quelque 2 500 bombes, et environ 110 000 réservistes ont été mobilisés. Des milliers de cibles supplémentaires figurent encore dans les banques de données du renseignement militaire, et les opérations se poursuivent selon le plan établi.

Le Hezbollah ouvre un second front meurtrier

Si la menace iranienne directe se réduit, le front nord connaît en revanche une escalade significative. Dans la nuit du 1er au 2 mars, en réponse à la mort d'Ali Khamenei, le Hezbollah a fait son entrée dans la guerre, lançant des salves de roquettes et de drones vers le nord d'Israël, déclenchant des sirènes d'alerte à Haïfa et dans la Haute-Galilée.

Le commandant du Commandement Nord de Tsahal, le général Rafi Milo, a déclaré :
« Le Hezbollah a choisi le régime iranien plutôt que l'État du Liban et a lancé une attaque contre nos citoyens. Nous nous y sommes préparés — et il paiera un lourd tribut. »

En riposte, Israël a mobilisé massivement ses réservistes vers la frontière nord et lancé une vaste campagne de bombardements au Liban, notamment à Beyrouth et dans la vallée de la Bekaa. Ces frappes ont notamment tué Hussein Makled, chef du renseignement du Hezbollah, ainsi que Mohammad Raad, président du bloc du Hezbollah au Parlement libanais.

Dahieh dans le viseur : une frappe de grande ampleur annoncée

La banlieue sud de Beyrouth — la Dahieh, bastion historique du Hezbollah — est désormais au cœur des opérations israéliennes. L'armée israélienne a lancé un appel inédit à évacuer l'ensemble de la banlieue sud de Beyrouth, avant de confirmer avoir « lancé une vague de raids visant l'infrastructure terroriste du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth ». L'ambassadeur libanais en France estimait à « plus de 300 000 » le nombre de personnes ayant déjà fui la capitale.

Le Hezbollah a visé la base militaire de Tel Hashomer et la base navale de Haïfa en réponse à l'agression israélienne, peu après que des sirènes d'alerte ont retenti à Jérusalem et Tel-Aviv. Le chef du mouvement, Naïm Qassem, a promis que le Hezbollah ferait face à l'offensive et ne se rendrait pas.

L'Iran menace, mais sa crédibilité s'érode

Alors que Téhéran multiplie les déclarations de représailles, la réalité du terrain semble contredire ses capacités. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l'Iran ne demandait ni cessez-le-feu ni négociations avec les États-Unis, et n'avait pas l'intention de fermer le détroit d'Ormuz pour l'instant.

Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a affirmé avoir touché le porte-avions USS Abraham Lincoln avec quatre missiles — information démentie par les autorités américaines. La crédibilité des annonces iraniennes est de plus en plus mise en doute au fil des jours.

Sur le plan humanitaire, le bilan des victimes en Iran s'élève à au moins 1 045 personnes selon une agence gouvernementale iranienne. Au Liban, depuis le début de l'entrée en guerre du Hezbollah et la riposte israélienne, les affrontements ont fait au moins 72 morts et provoqué le déplacement de plus de 80 000 personnes.

Ce septième jour de guerre s'annonce donc décisif : l'ampleur des frappes sur la Dahieh et la réponse du Hezbollah permettront de mesurer les véritables capacités militaires restantes du mouvement pro-iranien, tandis que les opérations aériennes israéliennes en Iran se poursuivent méthodiquement, dans un contexte où le temps joue clairement en faveur de la coalition israélo-américaine.

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