Israël : Lissages capillaires entrainant une insuffisance rénale et une alerte sanitaire sérieuse

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Israël : Lissages capillaires entrainant une insuffisance rénale et une alerte sanitaire sérieuse

Lissages capillaires et insuffisance rénale : une alerte sanitaire sérieuse.

Trois jeunes femmes  sans pathologie connue, hospitalisées en moins de deux mois à Jérusalem pour une insuffisance rénale aiguë après un simple lissage de cheveux. L’information publiée Mako révèle un signal sanitaire déjà identifié ailleurs, mais encore largement sous-estimé.

Les patientes ont été prises en charge à l’hôpital Shaare Zedek. Les symptômes sont apparus dans les heures suivant le traitement capillaire : brûlures du cuir chevelu, nausées, vomissements, altération rapide de la fonction rénale. Les médecins ont rapidement établi un point commun : l’utilisation de produits de lissage contenant de l’acide glyoxylique.

L’acide glyoxylique : le faux « sans danger » de l’industrie cosmétique

Depuis plusieurs années, l’acide glyoxylique est utilisé comme alternative au formaldéhyde, officiellement classé cancérogène. Présenté comme plus sûr, il a été intégré à de nombreux produits de lissage dits « sans formol », notamment dans les traitements dits brésiliens.

Or cette molécule n’est pas inoffensive. Absorbée par le cuir chevelu, elle peut être métabolisée en oxalate, un composé connu pour provoquer des atteintes rénales aiguës. Ce mécanisme est documenté dans la littérature médicale internationale et confirmé par des biopsies rénales montrant des dépôts d’oxalate chez certaines patientes.

Israël n’est pas un cas isolé : les autorités européennes alertent aussi

Ce qui se produit aujourd’hui en Israël a déjà déclenché des alertes ailleurs. En France, l’ANSES a officiellement mis en garde contre les produits de lissage contenant de l’acide glyoxylique après plusieurs signalements d’insuffisance rénale aiguë. L’agence a reconnu un lien plausible entre l’exposition cutanée lors du lissage et les atteintes rénales observées, au point de recommander la suspension de certains produits.

Le ministère israélien de la Santé a, de son côté, émis une alerte ciblée sur un produit précis, confirmant que les effets indésirables n’étaient ni théoriques ni exceptionnels. Une étude menée en Israël sur plusieurs années fait état de vingt-six cas similaires, un chiffre suffisamment élevé pour exclure la simple coïncidence.

Pourquoi ces cas inquiètent les néphrologues

Ce qui alarme les spécialistes, ce n’est pas seulement la toxicité potentielle du produit, mais la rapidité de dégradation de la fonction rénale chez des patientes jeunes, sans antécédents, après une exposition unique. Dans plusieurs cas documentés, la récupération rénale a été possible, mais au prix d’hospitalisations lourdes et de traitements invasifs.

Le danger est d’autant plus préoccupant que ces produits sont utilisés dans un cadre banal, non médical, souvent sans information claire sur leur composition réelle. Le cuir chevelu, lorsqu’il est chauffé et irrité, devient une véritable porte d’entrée systémique.

Ce que cette affaire dit vraiment

Nous ne sommes pas face à une panique sanitaire, mais à un angle mort réglementaire. L’industrie cosmétique a remplacé une molécule reconnue comme dangereuse par une autre, insuffisamment évaluée sur le long terme, en profitant d’un vide juridique et d’un discours marketing rassurant.

L’affaire révélée en Israël met brutalement fin à cette ambiguïté. Elle rappelle que « sans formol » ne signifie pas « sans danger » et que certains produits cosmétiques peuvent produire des effets systémiques graves, bien au-delà de la peau ou des cheveux.

L’alerte israélienne est solide, documentée, cohérente avec les données européennes et scientifiques existantes. Elle ne vise ni à effrayer ni à moraliser, mais à rappeler un fait simple : lorsqu’un produit cosmétique provoque des insuffisances rénales aiguës répétées, il ne s’agit plus d’un incident isolé, mais d’un problème de santé publique.

Ignorer ces signaux reviendrait à reproduire les erreurs déjà commises avec d’autres substances longtemps jugées anodines… jusqu’au jour où elles ne l’étaient plus.

 

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