Betar Illit : Un homme tente d’immoler un enfant de 12 ans dans un autobus

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Betar Illit : Un homme tente d’immoler un enfant de 12 ans dans un autobus

Betar Illit : tentative d’immolation d’un enfant de 12 ans dans un autobus

Une attaque d’une extrême violence en plein transport scolaire

Dimanche 1er février 2026, un autobus circulant à proximité de Betar Illit, au sud de Jérusalem, est devenu le théâtre d’un acte d’une brutalité exceptionnelle. Un homme âgé d’une trentaine d’années est monté à bord du bus avec une bouteille contenant un liquide inflammable, a ciblé un garçon de 12 ans, et a tenté de l’immoler par le feu.

L’enfant se rendait à l’école. Il n’était pas accompagné de ses parents. L’attaque s’est produite en plein trajet, devant plusieurs passagers.

Une tentative préparée, stoppée à quelques secondes du drame

Selon les éléments recueillis par la police israélienne, l’agresseur n’a pas agi de manière impulsive. Il est monté dans le bus équipé, avec l’intention manifeste de passer à l’acte. Le liquide inflammable a été projeté sur l’enfant, qui a subi des brûlures légères aux mains.

Ce sont la réaction immédiate du chauffeur, l’arrêt brutal du véhicule et l’évacuation rapide des passagers qui ont empêché l’embrasement complet. Les autorités parlent explicitement d’un miracle opérationnel : quelques secondes de plus auraient suffi à provoquer une immolation totale dans un espace clos.

L’agresseur neutralisé par une unité spéciale

Après avoir tenté de fuir, le suspect a été interpellé sur place par un membre de l’unité spéciale Yaman, assisté de soldats de Tsahal présents dans la zone. Il a été transféré pour interrogatoire au poste de police d’Etzion.

La justice a demandé la prolongation de sa détention, au regard de la gravité des faits et du risque manifeste de récidive.

Un mobile présenté comme “personnel”, mais une violence qui dépasse le cadre privé

Les enquêteurs indiquent que le suspect aurait agi en raison d’un conflit personnel avec le père de l’enfant. À ce stade, aucun mobile terroriste n’est officiellement retenu.

Mais cette qualification pose question.

Car l’acte tenter de brûler vif un enfant dans un autobus  dépasse largement le registre du différend privé. Il s’agit d’une violence extrême, préméditée, utilisant un mode opératoire historiquement associé aux attaques terroristes, en particulier dans les transports publics israéliens.

Bus, enfants, feu : une symbolique lourde dans l’histoire israélienne

En Israël, l’autobus n’est pas un lieu neutre. Il a été, à de multiples reprises, la cible d’attaques meurtrières. Lorsqu’un enfant est visé, la charge symbolique est immédiate.

Même en l’absence de revendication idéologique, le geste s’inscrit dans une grammaire de la terreur : espace public, victimes civiles, vulnérabilité maximale, volonté de sidération collective.

La frontière entre crime privé et violence sociétale devient alors floue — et mérite d’être interrogée, non minimisée.

Ce que cette affaire révèle, au-delà du fait divers

Cette tentative d’immolation met en lumière plusieurs failles inquiétantes :

– la circulation d’individus armés de substances inflammables dans les transports publics,

– la vulnérabilité des enfants sur les trajets scolaires,

– la tendance institutionnelle à dépolitiser des actes pourtant structurés par des codes de violence extrême.

L’enfant est vivant. Mais ce drame évité de justesse rappelle une réalité brutale : il suffit d’un seul individu, de quelques secondes et d’un bus plein pour basculer dans l’irréparable.

#ViolenceContreLesEnfants

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