7 octobre : comment 8 000 terroristes du Hezbollah devait déclencher un massacre en Israël

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7 octobre : comment 8 000 terroristes du Hezbollah devait déclencher un massacre en Israël

Tout était prêt.

Près de 8 000 combattants du Hezbollah, entraînés, armés et positionnés à quelques centaines de mètres de la frontière, attendaient l’ordre d’entrer en Galilée. Les plans existaient, les itinéraires étaient balisés, les localités israéliennes ciblées.
Si le feu vert avait été donné le 7 octobre, le nord d’Israël aurait connu un massacre d’une ampleur supérieure à celui du sud. Ce jour-là, l’invasion n’a pas eu lieu. Mais rien, dans les faits, ne l’empêchait.

Comment l’invasion du Nord devait se produire

L’invasion de la Galilée n’était pas conçue comme une opération militaire classique visant à conquérir durablement un territoire. Elle relevait d’une logique de rupture brutale, pensée pour faire voler en éclats la capacité de réaction israélienne dès les premières heures.

La force Radwan du Hezbollah avait préparé une pénétration simultanée en profondeur, exploitant la topographie montagneuse du sud Liban, la proximité immédiate des villages frontaliers et la porosité de certains secteurs de la frontière afin de surgir rapidement dans des localités israéliennes.

Le plan reposait sur des infiltrations multiples, suivies d’un retranchement immédiat dans des zones habitées, avec pour objectif de créer un chaos durable et une désorganisation totale des forces israéliennes.

Selon des évaluations militaires israéliennes connues avant la guerre, le Hezbollah avait préparé une offensive terrestre impliquant environ
3 000 combattants de la force Radwan, unité d’élite entraînée pour l’infiltration et la prise de localités israéliennes, auxquels devaient s’ajouter plus de 5 000 combattants supplémentaires dans les heures suivantes. Ces forces étaient positionnées, équipées et prêtes à intervenir.

L’objectif n’était pas de tenir le terrain sur la durée, mais de provoquer un choc comparable à celui du 7 octobre dans le sud, en y ajoutant une dimension stratégique supplémentaire : la menace directe sur les axes de circulation vitaux du nord d’Israël, susceptibles de paralyser à la fois les mouvements civils et les déploiements militaires.

Des documents et du matériel saisis par les Israel Defense Forces lors des opérations menées au sud du Liban ont confirmé l’ampleur de cette préparation. Des positions défensives avancées, des stocks d’armes prépositionnés, des infrastructures logistiques et des itinéraires de repli avaient été aménagés avec minutie.

Lorsque Israel Defense Forces ont manœuvré dans le sud du Liban, la réalité du terrain est apparue dans toute sa brutalité.Les forces israéliennes ont découvert des centaines de complexes militaires prêts à l’emploi, comprenant :

  • des dépôts d’armes,

  • des positions fortifiées,

  • des moyens de communication,

  • des stocks logistiques destinés à des milliers de combattants.

Selon des sources militaires, 85 170 pièces d’armement ont été saisies durant les opérations terrestres. Et ce chiffre, précisent ces mêmes sources, ne représente que “la partie émergée de l’iceberg”.

Tout était conçu pour permettre aux assaillants de tenir suffisamment longtemps afin de provoquer une crise nationale majeure, nourrie par des enlèvements de civils et de soldats, des images de chaos et un sentiment de perte de contrôle généralisé.

Pourquoi seul le Hamas est passé à l’action

Le fait que seule l’organisation terroriste palestinienne Hamas ait déclenché l’attaque du 7 octobre ne traduit ni une rupture idéologique ni une absence de liens avec les autres composantes de l’« axe de la résistance ».
Le Hamas et le Hezbollah poursuivent un objectif commun de destruction d’Israël et bénéficient tous deux d’un soutien iranien ancien sur les plans financier, militaire et logistique.

La différence observée le 7 octobre relève d’un fait strictement opérationnel. Le Hamas a lancé son attaque sans déclenchement simultané du front nord, alors même que le Hezbollah disposait de capacités militaires terrestres prêtes à l’emploi. Le plan d’invasion de la Galilée existait, les forces étaient positionnées, équipées et entraînées, mais l’offensive terrestre n’a pas été lancée.

Aucun élément factuel ne permet d’affirmer que le Hezbollah a pris une décision autonome de retenue. Les données disponibles indiquent au contraire que l’organisation n’a pas engagé d’invasion terrestre majeure sans instruction stratégique centrale. Le 7 octobre, aucun ordre d’activation du plan nord n’a été exécuté.

Téhéran, le feu vert qui n’est jamais venu

La question centrale demeure celle du rôle de l’Iran. Contrairement à certaines affirmations circulant dans le débat public, aucune preuve solide ne permet d’établir qu’un ordre opérationnel direct ait été donné par Téhéran pour lancer l’attaque du 7 octobre ou pour coordonner une offensive simultanée du Hamas et du Hezbollah.

Les services de renseignement occidentaux estiment que l’Iran soutient le Hamas depuis des années sur les plans financier, logistique et militaire, mais que le déclenchement précis de l’opération, son calendrier et son ampleur n’auraient pas été validés au plus haut niveau du régime iranien. De la même manière, aucun élément ne permet d’affirmer que l’ordre d’engager le Hezbollah dans une guerre terrestre au nord a été donné ce jour-là.

Autoriser une attaque simultanée du Hamas et du Hezbollah aurait signifié l’entrée immédiate dans une guerre régionale majeure, avec des conséquences potentiellement incontrôlables. Ce feu vert stratégique n’a pas été observé le 7 octobre.

Le Hamas a-t-il agi sans prévenir ?

Les informations disponibles indiquent que le Hamas a conduit son opération dans un cloisonnement opérationnel strict. Des responsables du renseignement américain ont indiqué que l’Iran n’aurait pas été informé du moment exact ni de l’ampleur de l’attaque, et que même au sein de l’axe régional, la décision aurait été tenue secrète jusqu’à la dernière minute.

Cette absence de synchronisation explique l’inexistence d’une offensive terrestre simultanée au nord d’Israël. Le Hezbollah s’est retrouvé face à une attaque déjà lancée, sans activation coordonnée du plan d’invasion pourtant prêt depuis des années.

Un massacre évité par calcul, non par préparation

Ce qui se dégage aujourd’hui avec une clarté glaçante, c’est que le nord d’Israël n’a pas été épargné grâce à une dissuasion pleinement maîtrisée ou à une préparation militaire suffisante. Il l’a été parce que l’offensive terrestre prévue n’a pas été déclenchée.

Les infrastructures existaient, les plans étaient établis, les forces étaient entraînées et disponibles. Ce qui a manqué le 7 octobre n’était pas la capacité d’attaquer, mais la décision stratégique d’engager l’ensemble de l’axe dans une guerre régionale immédiate.

La sécurité du front nord a donc reposé sur une absence de feu vert extérieur, fragile, réversible et indépendante de l’état réel de préparation israélien. Une situation qui, par définition, ne constitue ni une garantie durable ni une assurance pour l’avenir.

 

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