Otages, tunnels et caméras : le plan macabre du Hamas pour détruire Israël sans vaincre

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Otages, tunnels et caméras : le plan macabre du Hamas pour détruire Israël sans vaincre

Israël face à une guerre conçue pour être perdue

Israël ne peut pas “gagner” cette guerre. Non pas qu’il en soit incapable, mais parce qu’elle n’a pas été conçue pour être gagnée. Elle a été méticuleusement pensée pour être impossible à gagner. Une guerre où la victoire militaire est sans effet, et la défaite diplomatique, assurée.

Le 7 octobre n’a pas seulement été un massacre. Ce fut un piège parfait. Le Hamas n’a pas surpris Israël : il l’a enfermé dans une équation infernale, dont la seule constante est la souffrance. Cette guerre n’a pas été déclenchée pour des conquêtes ni pour la liberté d’un peuple : elle a été déclenchée pour que le sang coule sans fin, et que l’État juif s’épuise.

Le Hamas ne cherche pas la victoire. Il cherche la perte d’Israël. Gaza peut bien être réduite en cendres, pourvu que l’image d’un Israël meurtrier subsiste. Il ne s’agit pas d’une stratégie politique, mais d’une stratégie eschatologique : mourir en entraînant l’ennemi dans sa chute, sanctifier la destruction, ériger la souffrance en valeur révolutionnaire. C’est une guerre sacrificielle, où les civils palestiniens sont les combustibles, et les otages juifs les torches.

Leur arme la plus efficace ? La dramaturgie. Le Hamas n’est pas une armée : c’est une compagnie de théâtre sanglant, un producteur de mises en scène horrifiques, calibrées pour TikTok, pour Al Jazeera, pour CNN. Leur champ de bataille n’est pas Gaza. C’est l’imaginaire collectif occidental. Et ils l’ont compris mieux que bien des stratèges israéliens.

Chaque otage empêche la paix. Chaque roquette lancée depuis un hôpital empêche la guerre. Le Hamas a conçu une géométrie du piège où l’éthique devient un boulet pour Israël, et le crime, un tremplin pour le Hamas. Chaque action de Tsahal, même justifiée, est immédiatement délégitimée par le montage vidéo. Le réel ne compte plus : seule l’image du réel survit.

Mais ce piège ne fonctionnerait pas sans la complicité aveugle ou lâche des démocraties occidentales. En inversant la pression, non sur les preneurs d’otages, mais sur ceux qui risquent leur vie pour les sauver, elles légitiment le chantage, récompensent le terrorisme, valident l’horreur.

Le summum de l’inversion morale ? Reconnaître un État palestinien sans demander ni désarmement du Hamas, ni libération des otages, ni reconnaissance d’Israël. C’est faire de la barbarie une diplomatie. C’est transformer le terrorisme en dividende politique.

Il faut être lucide : un cessez-le-feu avec libération de tous les otages est une illusion d’Occidentaux repus. Le Hamas ne veut pas la fin de la guerre. Il veut qu’elle se nécrose. Que les otages pourrissent, que l’angoisse se prolonge, que le feu couve, que la plaie suppure. Les otages sont des trophées, des boucliers, des projecteurs. Ils ne seront pas tous rendus. Ils n’ont jamais été pris pour cela.

Alors il ne reste qu’une alternative, et elle est atrocement claire :

– Soit Israël poursuit la guerre pendant des années, rase Gaza mètre par mètre, s’enlise dans les tunnels, dans les cadavres, dans la haine croissante, au prix d’un effondrement diplomatique et d’un isolement international total.

– Soit il se retire, en sachant qu’un nouveau 7 octobre est déjà à l’œuvre, sous terre, dans les cerveaux, dans les discours, dans les prêches.

Israël ne choisit plus entre victoire ou défaite. Il choisit entre deux formes de saignement stratégique. Il choisit entre le désastre absolu et la blessure chronique. Entre la guerre infinie et la guerre retardée.

Certains, fidèles à Clausewitz, affirment qu’une guerre entamée et non achevée reviendra, en pire. D’autres croient qu’une demi-victoire vaut mieux qu’une chute totale. Mais aucun ne nie l’évidence : le piège a fonctionné.

Et il fonctionne parce que l’Occident le laisse fonctionner. Parce que, dans un monde gouverné par l’image et la sensiblerie médiatique, le terrorisme devient un spectacle qui paie, à condition d’être bien mis en scène.

Voilà la véritable victoire du Hamas : avoir transformé l’horreur en spectacle, et l’indignation en arme.
Inspiré d'un texte de "Brice Couturier"

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