La population de Gaza en colère contre le Hamas suite aux évacuations forcées

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La pression lors des négociations : évacuations fréquentes, aide humanitaire et surpeuplement à Gaza

Face aux tirs de roquettes, Tsahal intensifie la pression sur la population de Gaza en demandant l'évacuation des zones ciblées.

Les patients gazaouis sont transférés en Jordanie pour recevoir des soins, et du matériel médical entre également par la frontière jordanienne.

En réponse aux tirs continus de roquettes du Hamas vers Israël, Tsahal a adapté sa tactique en utilisant les évacuations comme levier de pression.

Les habitants de Gaza sont contraints de quitter les zones de tirs, tandis que Tsahal attaque les sites de lancement.

Selon l'UNRWA, cette stratégie a réduit la zone humanitaire dans la région de Mawasi à Khan Yunis à seulement 11 % de la bande de Gaza.

Parallèlement, l'afflux d'aide humanitaire renforce la légitimité internationale d'Israël.

Le colonel Avihai Adrei, porte-parole de Tsahal en arabe, a appelé samedi les habitants des régions d'Al-Ma'azi, Salah al-Din, Al-Farooq et Al-Amal à se rendre dans la zone humanitaire.

"Après les tirs incessants de roquettes par le Hamas et d'autres organisations terroristes dans votre région, Tsahal agira avec force contre ces éléments terroristes," a-t-il précisé.

Vendredi, les résidents du nord de Khan Yunis, de Beit Hanun et de Deir al-Balah ont été sommés d'évacuer vers la zone humanitaire définie.

Les évacuations sont effectuées après le lancement de roquettes depuis Gaza.

Avant chaque attaque, Tsahal diffuse des annonces d'évacuation via les réseaux sociaux, les médias et des messages publicitaires.

Les Gazaouis, confrontés à ces évacuations répétées, expriment leur frustration face au Hamas qui refuse tout accord de cessez le feu.

Ils accusent le Hamas de laisser la population dans cette situation critique.

"Il n'y a pas de place pour nous - pas de tentes, pas de voitures, et le coût pour transporter nos affaires est élevé. Où devons-nous aller ? On n’en peut plus." s'interroge un résident d'Al-Ma'azi.

Un autre ajoutait : "Les ordres d'évacuation créent un déplacement forcé, des pleurs amers et des questions sur notre destination."

Karim, un autre habitant, critique la survie du Hamas à Gaza en comparant la situation à celle des Frères musulmans, et accuse Al-Jazeera de soutenir le Hamas.

L'aide humanitaire continue d'affluer à Gaza.

Tsahal, en coordination avec la communauté internationale, injecte de l'aide humanitaire pour légitimer ses opérations.

Le Coordonnateur des opérations gouvernementales dans les territoires a annoncé l'envoi de
1 000 unités de sang vers Gaza via la Jordanie. De plus, 26 habitants de Gaza ont été transférés vers des hôpitaux jordaniens jeudi.

Depuis le début du conflit, environ 45 471 camions transportant 885 556 tonnes d'aide humanitaire sont entrés dans Gaza, dont 32 101 camions de nourriture (697 991 tonnes), 2 424 camions d'eau (48 595 tonnes) et 2 566 camions de matériel médical (25 880 tonnes).

Les médiateurs continuent de faire pression pour combler les lacunes dans les négociations pour un accord d'otages.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel-Eaty, a déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue français que "un cessez-le-feu à Gaza est crucial pour stopper l'escalade, à condition d'un accord intégral mettant fin à la guerre." Il a noté des lacunes dans les négociations, travaillant à les résoudre.

Sami Abu Zahari, haut responsable du Hamas, a critiqué les discussions sur un cessez-le-feu, qualifiant les propositions des médiateurs de retraits majeurs par rapport à celles du 2 juillet.

Ghazi Hamed, également responsable du Hamas, a accusé Netanyahu de poser de nouvelles conditions et de saper les accords précédents pour prolonger le conflit.

Il a affirmé que Netanyahu avait torpillé l'accord initial et visait à présenter une nouvelle formule de négociations pour gagner du temps.

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