Israël : les photos oubliées d’une guerre oubliée

Actualités, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Alors qu'Israël commémore le 50e anniversaire de la guerre d'usure qui a suivi la guerre des Six Jours et qui a duré des années, la Bibliothèque nationale a révélé une série d'images historiques rares qui font revivre les moments perdus d'une guerre souvent oubliée.

Les photos montrent des soldats des FDI dans le canal de Suez en train de vaquer à leurs tâches quotidiennes, de rencontrer des commandants et d'organiser des événements de divertissement avec des artistes célèbres venus du centre d'Israël.

Canal de Suez, 1969 (Photo: Collection Dan Hadani, Bibliothèque nationale)

Canal de Suez, 1969 (Photo: Collection Dan Hadani, Bibliothèque nationale)

"Ces photos montrent des artistes sur scène tentant de divertir les soldats ", dit le Dr Hezi Amior, conservateur à la Bibliothèque nationale. "Les grands acteurs avaient l’habitude d’aller au Sinaï et de se produire, on les voit voyager d'un poste à l'autre et jouer devant un public réduit, juste pour divertir."

La télévision venait juste de faire ses débuts en Israël à l'époque, mais elle n'avait pas encore l'habitude de diffuser des informations en provenance du front. "Ces photos sont la seule documentation visuelle que nous ayons de cette guerre ", explique le conservateur.

Le chef d'état-major Haim Bar-Lev rend visite aux troupes dans le Sinaï, 1970 (Photo: Collection Dan Hadani, Bibliothèque nationale)

Le chef d'état-major Haim Bar-Lev rend visite aux troupes dans le Sinaï, 1970 (Photo: Collection Dan Hadani, Bibliothèque nationale)

"Les photojournalistes avaient l'habitude d'accompagner les forces sur le terrain pour documenter les sentiments du front et les transmettre aux lecteurs. Les photos étaient également un moyen pour les soldats d'envoyer de saluer le public ", dit Amior. "Mais surtout pour transmettre la peur, les bombardements et la sensation d'être en première ligne."

La guerre d'usure a presque été oubliée dans l'histoire militaire israélienne, malgré les nombreux soldats et commandants qui la considèrent comme une des guerres les plus difficiles que le pays ait jamais connues. Elle se caractérisait par des combats féroces et longs.

La guerre qui se déroulait depuis 1967 a connu les pires combats de mars 1969 à août 1970, sur les fronts syrien, jordanien et égyptien. C'était différent des guerres précédentes qu'Israël avait connues, avec sa grande puissance de feu et près de 1 000 jours de combat. On parle souvent de la guerre des 1000 jours.

Dahn Ben-Amotz, animateur de radio, journaliste, auteur dramatique, auteur, se produit pour les troupes dans le Sinaï, 1969 (Photo: Collection Dan Hadani, Bibliothèque nationale)

Dahn Ben-Amotz, animateur de radio, journaliste, auteur dramatique, auteur, se produit pour les troupes dans le Sinaï, 1969 (Photo: Collection Dan Hadani, Bibliothèque nationale)

Le nombre de victimes a également été élevé, près de 1 000 personnes.

Le front le plus difficile se trouvait au sud, à la frontière égyptienne, le long du canal de Suez dans le Sinaï. L'armée égyptienne a bombardé des postes israéliens, et les FDI ont bombardé le long du canal et plus loin en Égypte.

Lors d'une sortie, les Égyptiens ont bombardé un navire de la marine israélienne à Eilat, dans le sud du pays, et Israël a riposté en bombardant une distillerie égyptienne près du canal.

Des artistes visitent les troupes sur le canal de Suez, 1969 (Photo: Collection Dan Hadani, Bibliothèque nationale)

Des artistes visitent les troupes sur le canal de Suez, 1969 (Photo: Collection Dan Hadani, Bibliothèque nationale)

Sur le front jordanien, l'OLP avait l'habitude de pénétrer les communautés de la vallée du rift jordanien dans une région connue depuis comme "la terre des poursuites".

Pendant des décennies, la guerre d'usure n'a pas suscité l'attention qu'elle méritait et a même été qualifiée de "guerre oubliée". Même lorsqu'elle était en cours, le public israélien n'a pas été témoin des combats qui se sont déroulés sur les fronts lointains.

Ce n'est qu'en 2003 que le gouvernement a finalement reconnu l'importance de la guerre d'usure, et que les FDI ont commencé à décerner des honneurs aux anciens combattants de la guerre oubliée.

Source : Ynet

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi