Israël : la situation est revenue à la normale dans les hauteurs du Golan

Actualités, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Après une semaine insistante, la leptospirose a contraint les touristes à ne plus visiter les sources d’eau au nord d’Israël. Les responsables sanitaires se sont rendus sur place pour atténuer les craintes et encourager les touristes à visiter à nouveau les hauteurs du Golan.

Depuis une semaine, la leptospirose, une maladie infectieuse mortelle, est sur toutes les lèvres. Entre craintes et réels dangers, le tourisme a été l’une des victimes de la maladie. Nous vous rapportions dans notre précédente édition, que le nombre de visiteurs dans les hauteurs du Golan s'est complètement effondrée. Par exemple, à Horshat Tal, le nombre de touristes est tombé de 1 800 à 800 en l’espace de quelques jours. À Nahal Snir, c’est également l’hécatombe, la source d’eau n’a accueilli que 700 petits visiteurs en une semaine.

Le gouvernement israélien a décidé de prendre le taureau par les cornes. Pour tenter d’atténuer les craintes, le ministre de l'Agriculture, Uri Ariel, le directeur général adjoint du ministère de la Santé, Itamar Grotto, et le directeur de l'Autorité de la nature, Shaul Goldstein, se sont rendus au Nord du pays pour encourager les Israéliens à revenir.

Sur place, ils ont examiné le pompage artificiel de l'eau qui permet de réduire le taux de contaminants. Le pompage dans les ruisseaux a débuté jeudi et s'est étendu jusqu’à lundi.

Décontractés, ils ont trempé leurs pieds dans un des ruisseaux et ont même ironisé sur la situation. Goldstein a demandé au ministre de l’Agriculture. « Le ministre sera toujours en bonne santé dans deux semaines ? ». Ariel a rétorqué avec une touche d’humour. « Je ne sais pas, il faut attendre et prier. »

Les responsables sanitaires ont proposé plusieurs mesures pour lutter contre la propagation de la leptospirose, notamment la régulation de l'eau et des pâturages, le pompage de l'eau par les autorités.

Le Professeur Grotto a assuré que « tous les sites d’eau de la Haute Galilée sont totalement sûrs pour la baignade et le kayak. »

Ils ont appelé le public à visiter les hauteurs du Golan et à se baigner dans les ruisseaux et les sources d’eau déclarés sûrs par le ministère de la Santé. Les parcs où la baignade a été interdite au Nord du pays sont : Yehudiya, Zavitan, Meshushim, Zaki, le ruisseau Meshushim, Majrasa, le Jourdain et le ruisseau Jilabun.

Les responsables sanitaires se sont rendus sur les hauteurs du Golan pour encourager le public à s'y rendre.

Les responsables sanitaires se sont rendus sur les hauteurs du Golan pour encourager le public à s'y rendre.

Grotto a donné son « feu vert » au lancement d'une campagne pour stimuler le tourisme dans le nord. Jusqu'à présent, 381 cas suspects de leptospirose ont été rapportés, et moins de 10% d'entre eux se sont révélés positifs.

Une communication qui semble porter ses fruits. La situation est revenue à la normale. Les touristes ont commencé à faire leur retour dans les hauteurs du Golan. Nature and Parks Authority a indiqué ce mercredi matin que 50 000 personnes ont visité des parcs dans le nord durant la journée d’hier. D’ailleurs certains parcs ont affiché une récupération presque complète.

Selon les renseignements, l’infection est due aux troupeaux de bovins qui ont contaminé les ruisseaux avec des excréments.

Plus d'un million de cas sont signalés chaque année, principalement dans les pays humides. En Israël, l'infection est rare, en moyenne 10 cas sont signalés chaque année.

La leptospirose est une maladie infectieuse, due à des bactéries. Elle est transmise à l'homme par l'urine de mammifères, généralement des rats ou des souris. Ces animaux excrètent les bactéries pathogènes et contaminent le sol et les eaux. Elle peut provoquer des symptômes pseudo-grippaux, notamment de la fièvre et des frissons, des maux de tête intense et des maux d’estomac. Plus grave, cette maladie peut provoquer des saignements dans les poumons et peut-être fatale si elle n’est pas traitée à temps.

Cet article ne peut être repris par aucun autre média ni radio, ni presse écrite ni presse numérique sans l'autorisation de la direction.
Cet article vous a plu ? Nous aussi ! Nous avons eu beaucoup de plaisir à le traduire et à le partager avec vous. Si vous souhaitez à votre tour contribuer au développement de notre action engagée depuis 1997, vous pouvez faire un don "aux amis d'Alliance". Merci pour votre attention et votre fidélité.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi