Albert Einstein l'avait dit : les ondes gravitationnelles existent

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C'est un événement historique pour les astrophysiciens du monde entier. L'équipe internationale d’astrophysiciens a pu observé  pour la première fois des ondes gravitationnelles dans l’univers lointain.

Les ondes gravitationnelles sont des vaguelettes engendrées par le jet d’un caillou à la surface d’un lac, les ondulations d’un champ de blé sous l’effet du vent dans un tableau de Van Gogh.

Elles sont d’infimes ondulations de l’espace-temps qui se propagent dans l’univers à la vitesse de la lumière.

En 1916, elles ont été prédites par Albert Einstein dans la théorie de la relativité générale pour qui la force de gravitation est une déformation de l’espace : toute planète, toute étoile, tout corps céleste évoluant dans le cosmos courbe l’espace .

Le rôle des astrophysiciens est de chercher et  voir les ondes gravitationnelles produites par des phénomènes astrophysiques violents comme la fusion de deux trous noirs, ces astres très denses aspirant objets et lumière passant à leur portée, ou encore l’explosion d’étoiles massives. Plus on est loin, plus l’onde est faible. 

A ce jour, les astrophysiciens sont affirmatif, ils ont réussi à observer la fusion de deux trous noirs situés à un milliard d’années-lumière de la Terre

Ce qui est important de souligner dans ce phénomène, c'est tout d’abord de confirmer la théorie. Une expérience rare et extraordinaire dans la vie de ces physiciens qui, pour cet exploit, pourraient recevoir le prochain prix Nobel de physique.

« l’astronomie gravitationnelle » est désormais la nouvelle branche de l’astronomie, comme l’explique Pierre Binétruy, cosmologiste CNRS-Université Paris Diderot

« À côté des télescopes qui détectent planètes et étoiles par la lumière ou les particules qu’on reçoit, l’homme va pouvoir dorénavant observer les trous noirs qui se déplacent aux confins de l’univers », ajoute Lucas Guillemot, astrophysicien au CNRS-Université d’Orléans. Avec un détecteur d’ondes gravitationnelles, on pourra même voir à l’intérieur, lors de la fusion de deux corps massifs. »

On a pu détecter un phénomène si infime dans les années 1990. Les États-Unis construisent Ligo, un observatoire composé de deux instruments géants, l’un en Louisiane, l’autre dans l’État de Washington.

Ondes gravitationnelles

Ondes gravitationnelles

Chaque instrument est composé de deux tunnels perpendiculaires dans lesquels circule un faisceau de lumière laser. C'est au moyen d’un système de miroirs, on recombine les deux faisceaux qui, s’ils ont été perturbés par des ondes gravitationnelles, présentent des interférences.

La France et l’Italie ont fait de même avec Virgo, un équipement bâti près de Pise. En 2007, Ligo et Virgo se sont associés pour échanger leurs données en temps réel et analyser ensemble les résultats. Dernièrement, leurs instruments ont été « boostés » pour pouvoir être plus sensibles, et le détecteur « avancé »Ligo a recommencé à fonctionner en septembre 2015.

C'est à priori grâce à lui, que l’on doit la première preuve directe de l’existence des ondes gravitationnelles.

Nathalie ZADOK

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