Scandale sur le silence de Najat Vallaud-Belkacem face à Idriss Sihamedi

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"le suppplément" : Najat Vallaud-Belkacem reste silencieuse face à Idriss Sihamedi

Après la réaction gênante de la ministre Najat Vallaud-Belkacem face au salafiste Idriss Sihamedi qui a été vivement critiquée, les réseaux sociaux se déchaînent .

Ce dimanche 24 janvier, Najat Vallaud-Belkacem était l’invitée de l'émission hebdomadaire du supplément de canal+. Après son interview, la ministre de l'Education a assisté à la diffusion d'un reportage sur une association humanitaire islamique, Barakacity qui oeuvre en Syrie.

Celle-ci appartenant à  Moussa Ibn Yacoub, de son vrai nom Puemo Maxime Tchantchuing, un jeune Français converti à l'islam et détenu au Bangladesh pour des motifs encore obscurs. La ministre s'est alors montré très gênée.  

Quand Idriss Sihamedi le président de l'ONG musulmane Baraka city, lui aussi invité sur le plateau s’exprime après la diffusion du sujet, un malaise s'installe entre la ministre et lui. 

En effet, celui-ci a donné une vision très personnelle de l'islam  se considérant, lui, comme un "musulman normal". La ministre est alors très silencieuse,  jusqu'à en oublier de rappeler les fondamentaux de la République.

Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem  répond au strict minimum face aux propos polémiques du président de l'ONG musulmane Baraka city.

A la question Idriss Sihamedi  peine à condamner clairement l'Etat islamique?  la ministre répond «Non», puis se reprend «Je crois que c'est une association qui porte une façon de voir les choses qui n'est pas la mienne, à laquelle je ne souscris pas et qui me met aussi mal à l'aise, honnêtement, sur votre plateau, et donc je n'ajouterai rien».

C'est devant une ministre silencieuse qu'Idriss Sihamedi, se vante face à la caméra  «Comme certains rabbins, je ne serre pas la main aux femmes», .

Le journaliste  lui demande alors de condamner l'Etat islamique et se dit «est gêné par la question». «Ce n'est pas qu'on ne condamne pas l'Etat islamique, c'est qu'on essaye d'avoir une certaine pédagogie pour essayer de discuter avec les jeunes et pour leur faire comprendre qu'on est une alternative qui est bien, qui est pacifique», ajoutera-t-il ensuite. Dans le reportage qui lui était consacré, il faisait l'éloge d'un «djihad pacifique et humanitaire» souligne-t-il. 

Dans un premier temps, la ministre de l'Éducation refuse de réagir et finalement désigne Baraka City comme une association «qui porte une manière de voir les choses qui n'est pas la mienne, à laquelle je ne souscris pas et qui me met mal à l'aise.»

Réaction faible ?  «Non», répond-elle au Parisien. «Car cela aurait été reconnaître une valeur à sa parole, lui donner beaucoup d'importance.»

En ce qui concerne le refus d'Idriss Sihamedi de serrer la main des femmes, l'ex-ministre du Droit des femmes assure qu'elle «fulminait» et se demande si  «Un commentaire était nécessaire?». Najat Vallaud-Belkacem estime que face à tant de «bêtise» et de «sectarisme», les téléspectateurs «n'avaient pas besoin d'une explication de texte».

Pour les difficultés à condamner les atrocités de Daech, elle tranche: «Il ne peut y avoir aucune ambiguïté dans cette période où c'est la nation toute entière qui combat le terrorisme.»

Elle se défend de "sa mollesse"« car je refuse de me prêter à ce petit jeu nauséabond consistant à inviter des gens infréquentables pour faire du buzz. J'étais indignée de la tribune que l'on venait de lui donner. Le reste de ma réponse a été un rejet en bloc des propos tenus ». 

Et pose la question : « Aurais-je dû m'engager dans un débat avec cet individu, aller au clash dans les trente secondes de temps de parole qui m'étaient offertes à la fin de son interview ? Je rappelle qu'il ne s'agissait pas d'un débat entre lui et moi, mais d'une séquence de l'émission qui lui était consacrée »
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Pour le porte parole des Républicains,Guillaume Peltier sa défense est «insuffisante et complètement décalée», «Najat Vallaud-Belkacem savait pertinemment qui serait sur le plateau. Il fallait se poser la question en amont si elle ne souhaitait pas cautionner ce personnage», justifie-t-il .

Pour lui, «Cette absence de réaction d'une ministre de la République sur des questions dont elle se prétend avoir été l'égérie montre tout le discrédit des valeurs qu'elle prétend défendre»,

«Relancé par les chroniqueurs qui lui demandent s'il soutient l'EI, l'humanitaire utilise le conditionnel: «S'ils tuent, s'ils brûlent des gens dans des cages etc, je ne vais pas vous dire oui. S'ils tirent sur des femmes enceintes, je ne vais pas vous dire “non je ne condamne pas”».

Du négatif pour la ministre, en effet, sur Twitter les réaction se font vives .@najatvb vous êtes ministre. Vous deviez répondre et non pas offrir ce spectacle honteux de lâcheté.

Cependant plusieurs twittos ont commencé à la défendre, présentant son invitation comme un « piège » Najat Vallaud Belkacem s'est légitimement sentie piégée par Canal plus en quête de "clash"... @LeParisien

En attendant que la polémique se calme, Idriss Sihamedi, a fermé son compte Twitter.

Nathalie ZADOK

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