Prison à vie pour deux londoniens pour appel du terrorisme sur leur compte twitter

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Prison à vie pour deux Britanniques qui projetaient de commettre un attentat à Londres, s'en vantant sur Twitter et appelant même les internautes à les aider à choisir leur cible.

"Le centre commercial Westfield ou le métro londonien? Tout conseil serait grandement apprécié." Le message Twitter d'un jeune couple britannique, pour le moins choquant,  à l'occasion du 10e anniversaire des attentats de Londres, a été condamné ce mercredi à la prison à vie avec un minimum de 27 et 25 ans de détention. Ils ont été reconnus coupables d'avoir projeté un attentat.

Au tribunal londonien de l'Old Bailey, Mohammed Rehman et celle qui est aujourd'hui son ex-femme, Sana Ahmed Khan, 24 ans, ont été reconnus coupables mardi par un jury unanime. Ils sont restés sans mot, sans expression , à l’énoncé de leur peine.

Sur son compte Twitter, sur lequel il se faisait appeler "Silent Bomber" (le poseur de bombe silencieux, NDLR), Mohammed Rehman, 25 ans, avait été arrêté en mai dernier. Le jeune homme demandait de l'aide pour choisir sa cible. La question était accompagnée d'un lien avec un communiqué d'Al-Qaïda sur les attentats suicide du 7 juillet 2005 à Londres, au cours desquels quatre kamikazes avaient provoqué la mort de 52 personnes dans les transports en commun.

Mohammed Rehman et Sana Ahmed Khan ont été condamnés à la prison à vie à Londres mercredi 30 décembre

Mohammed Rehman et Sana Ahmed Khan ont été condamnés à la prison à vie à Londres mercredi 30 décembre

Une vidéo montrant Mohammed Rehman tester une bombe qu'il avait fabriquée lui-même dans son jardin a été diffusée devant le jury. Au moment de la perquisition à leur domicile, les policiers avaient découvert plus de dix kilos d'un produit chimique hautement explosif.

"Compte tenu de ses connaissances préalables, de son expérience et de la disponibilité immédiate de produits chimiques, la fabrication d'un détonateur n'aurait pas pris plus de quelques jours et aurait pu être réalisée bien plus rapidement s'il l'avait voulu", avait souligné le procureur.

Nathalie ZADOK

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