Thora et écologie : La Torah au plus proche de la COP21

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Avant le XIX ième siècle, la nature était impressionnante, mystérieuse  et menaçante, comme on peut le lire dans de nombreux textes du judaïsme. Aujourd'hui, c'est l'homme qui menace la nature.

La COP21 qui se tient à Paris-le Bourget en ce moment même se veut être le cycle Défi du climat 2015 qui se fixe pour ambition de dresser un état des lieux scientifique, géopolitique et économique du changement climatique et d’analyser les voies possibles pour concilier la préservation du climat et le développement économique.

Près de  quinze jours (et quelques nuits) de négociations pour arriver à un accord, un consensus sur le climat enfin adopté à l'unanimité, samedi 12 décembre, par 195 pays (auxquels s'ajoute l'Union européenne)
Cet accord est destiné à encadrer la lutte contre le réchauffement climatique au niveau mondial, a pour objectif de le limiter "bien en deçà de 2°C".
Refroidir l'effet de serre dû en grande partie aux émanations de gaz,  voitures usines, est essentielle pour protéger la couche d'ozone de l'atmosphère et de nous protéger des rayons Ultra-violets qui sont le résultats de nombreux cancers de la peau.

Mais revenons un peu en arrière, quelques 5000 ans, plongeons nous dans les textes de la Thora (ancien testament) où  la responsabilité humaine, voire individuelle ,était déjà exigée vis à vis de la nature .

" D.ieu lui donne l'ordre de nommer chaque espèce et chaque animal . Cette nomination a pour but d'attacher la nature à l'homme comme le nouveau né à ses parents. La responsabilité de l'homme vis à vis de la nature est donc bien présente dés la Genèse  l'obligation à l'homme  est de la soumettre et non pas de se faire dépasser par la nature. La maîtrise de l'homme sur le règne végétal et animal est total. Mais, pour  la soumettre il faut la connaître et la respecter.

On apprend en lisant la Genèse que l'homme ne fait pas partie de la nature, il est au-dessus, il est celui  qui lui donne un nom et n'a aucun devoir de protection à première vue de protection, puisque la nature répond aux cycles de la nature eux même soumis aux pouvoir de Dieu.

Toutefois, un jour par semaine, il ne peut pas détruire :le Chabbat.
On comprend que La nature est alors créée pour être au service de l’espèce humaine.

Dans un autre texte le rapport avec la nature devient collaboratif,  l'homme est devenu jardinier, sans lui rien ne pousse (Genèse 2-5 Or).
Aucun produit des champs ne paraissait encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne poussait encore; car l'Éternel-Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre et d'homme, il n'y en avait point pour travailler la terre .
Selon la Genèse, qui place l’homme au sommet de la Création être pieux serait d'avoir conscience de son rôle et de sa place dans l’univers ainsi  dans ce verset on apprend que sans l'homme et Dieu rien ne peut pousser.

C’est ici qu’intervient le principe rabbinique de «Bal tashh’it»  "ne gâche pas  ou «Ne détruit pas». Du Talmud dérive un principe qui s'applique à toute destruction inutile, à tout gâchis : de l’huile dont on se servait pour s’éclairer et dont l’équivalent moderne est certainement l’électricité jusqu’aux vêtements en passant par la nourriture.

Les juifs sont censés préserver leur monde dans lequel ils vivent, ils ont l’interdiction de détruire, ils doivent prendre soin de ce qui les entoure.

L'interdiction de détruire implique une prise de conscience de l'utilité de chaque chose, et également du rôle de chaque créature vivant dans la nature, c'est également   un programme d’économie. L'homme doit avoir la totale maitrise de sa consommation est de sa capacité de destruction. Sa force et sa domination sur la nature consistent justement à prendre conscience qu'il est en responsable et qu'il doit savoir l'utiliser a bon escient.

C'est une question de responsabilité individuelle, (Sefer Ah’inou ) et totale, il n’y a pas de petit gâchi même  pour un grain de moutarde.
Bal Tchrit se base sur Deut 20/19  qui interdit de détruire un arbre fruitier en temps de guerre.

De nos jours, ce principe inspire grandement l’écologie en réduisant la pollution et la sur-consommation.

La shemita, qui est tombée, cette année, a pour principe de laisser la terre d'Israël  en friche pendant la septième année. Aucun fruit ni légume provenant de la terre d'Israël ne peut -être consommés tout au long de l'année de Shemita.

C'est un principe écologique essentiel puisqu’il laisse reposer le sol qui s’épuiserait autrement, deviendrait plus vulnérable à l’érosion et se dégraderait durablement avec des conséquences désastreuses pour les hommes qui en vivent, un moyen simple qui serait bien intéressant d'appliquer à tous les pays.

Mais est-ce Dieu ou l'homme qui est responsable des dérèglements climatiques ?

Selon la tradition religieuse, le réchauffement climatique ne serait pas une cause provoquée par l’homme, mais plutôt issus d’une nature capricieuse située bien plus haut dans les sphères célestes,  dans l’univers, d'après des spécialistes.
C’est D.ieu qui est responsable du climat en fonction de l’application des mitzvots- -commandements divins-  par l'homme.
Ce qui pourrait se traduire par " respecte ce que je t'ai ordonné et la terre,celle qui te nourrit  suivra le plan de l'univers comme je lui ai ordonné"
Les cycles des saisons sont sous l'ordination divine et non pas humaine.

Ainsi ce n’est pas D.ieu qui va punir l’homme c’est l’homme qui va se punir lui-même par ses manquements.

Cependant, la plupart des rabbins ne présentent pas de programme écologiques en Israël, même si dans toutes les classes et dés la primaire,  il y a bien un programme  pour apprendre à cultiver la terre.

Un autre fête met en lumière l'importance de la nature dans la vie juive , celle de Tou Bichevat où nous avons pour habitude de planter un jeune arbre (alon)  et également de consommer les fruits. Rappelons également  l'histoire de Cain et Abel où les prémices de la terre présentaient à Dieu par Abel avait plus de valeur aux yeux de Dieu que les premiers nés sacrifiés du bétail de Caïn.

Oui les Juifs mangent de la viande mais pratiquent fort peu, historiquement, des activités telles que la chasse ou la corrida qui font de l’immolation des bêtes un sport, un plaisir ou un divertissement, et qui sont pour cette raison strictement interdites par la loi rabbinique, restant généralement peu goûtées même des Juifs non religieux.

Le sang dans le judaïsme a un rôle particulier puisqu'il s'agit de le "chasser" de toute partie de viande avant de la consommer. Elle est selon les textes l'âme de l'animal que l'homme ne peut consommer. Seul l'abattage rituel est autorisé.
Avant l'épisode du Déluge et de l'arche de Noé les hommes ne mangeaient pas de viande. C'est seulement à la fin de celui-ci que Dieu autorisa l'homme a en manger.

Pourtant la Hallaha n’a pas de vision universelle,de l'écologie , les commandements vis à vis de la terre et des animaux ne s'appliquent qu'aux juifs et  vis-à-vis de la terre d'Israël.
Mais chaque individu peut agir à sa façon pour pallier aux menaces du changement climatique.

 

A la maison, en baissant le chauffage d'un seul degré, on peut faire des économies d'énergie considérables. Il faut alors choisir des appareils à faible consommation (sur les produits électroménagers, la consommation est désormais indiquée). Les ampoules électriques économiques, dont certaines durent 10 000 heures, ne consomment que 20% de l'énergie nécessaire aux ampoules traditionnelles à filaments.

Le verre est un meilleur choix que le plastique : ses composants sont naturels et recyclable.L'incinération du plastique, en revanche, génère des émissions polluantes.

Avec un peu de bonne volonté, on peut recycler le papier, les piles, l'aluminium et les vêtements; devenir des consommateurs avertis en refusant d'acheter des produits avec des emballages extravagants et inutiles...

 

 

Religieux

Religieux examinant la feuille de palmier

 

Nathalie ZADOK

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