13 novembre/13 décembre : le point sur les attentats de Paris

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Le vendredi soir de l’horreur…. Le 13 Novembre 2015, Paris est endeuillé, par une vague
d’ attentats, un massacre : En 33 minutes, entre 21h20 et 21h53, 130 personnes ont perdu la vie et plusieurs blessés dans une série d'explosions et de fusillade coordonnées et simultanées, survenue sur trois sites différents : près du Stade de France d'abord, à l'extérieur de Paris, au nord de la capitale, où la France recevait ce soir-là l'Allemagne, match auquel assistait François Hollande.

Police

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Trois jeunes kamikazes se font exploser à l'extérieur, près des portes d'entrée.
Dans les Xe et XI arrondissements de Paris également, où des terrasses de cafés et de restaurants ont été rafalés, et dans la salle de concert du Bataclan 89 personnes se meurent dans un bain de sang.

Des unités spéciales de police sont mobilisées et interviennent au Bataclan.
Quatre assaillants y sont tués. Une enquête d'autant plus complexe qu'elle se ramifie à l'échelle internationale.

Un  lendemain noir, un climat de psychose s'abat soudainement sur la capitale et sa région.
Les Parisiens sont invités à rester chez eux car des tueurs sont déclarés en fuite.

La plupart des boutiques sont fermées, les centres commerciaux.  Paris est vide...François Hollande parle d'un « acte de guerre ». Quarante minutes plus tard, le groupe Etat islamique revendique ces opérations qu'il justifie comme une réponse aux frappes françaises en Irak et en Syrie.

Des militaires, des médecins, des infirmières et les hôpitaux de Paris et des proches régions sont réquisitionnés, tant l'afflux de blessés est important, près de 350. Spontanément, des anonymes font la queue devant les centres hospitaliers pour donner leur sang.

Neuf assaillants sont morts et six d'entre eux ont été identifiés. Parmi eux, cinq Français et un Belgo-Marocain, coordinateur présumé des opérations, Abdelhamid Abaaoud. Mais le mystère demeure sur l'identité de deux kamikazes du Stade de France ainsi que sur le jeune homme mort aux côtés d'Abaaoud lors de l'assaut de Saint-Denis, quatre jours plus tard.

Une mobilisation sans précédent a permis d’identifier 6 des 9 terroristes. Mais Salah Abdeslam, logisticien des attentats, demeure introuvable et des zones d’ombre subsistent. Il n’est d’ailleurs pas exclu que ce dernier ait fait partie du commando des terrasses. Après avoir laissé sa voiture dans le 18e arrondissement de Paris, il a été rapidement exfiltré vers la Belgique par deux de ses amis, Hamza Attou et Mohamed Amri, arrêtés quelques jours plus tard à Molenbeek, près de Bruxelles.

Abdelhamid Abaaoud, Brahim Abdeslam, Omar Mostefaï, Samy Amimour, Bilel Hadfi, Foued Mohamed-Aggad ,  tels sont les noms de six des neuf terroristes directement impliqués dans les attentats de Paris.

Trois restent à identifier : deux kamikazes du Stade de France et un membre du «commando des terrasses». Ce dernier est mort aux côtés d’Abaaoud pendant l’assaut d’un appartement de Saint-Denis où ils s’étaient retranchés, le 18 novembre dernier. En outre, un passeport syrien au nom de Ahmad Al-Mohamad a été retrouvé près du corps de l’un des kamikazes du Stade de France mais les enquêteurs n’ont pas encore déterminé s’il s’agissait d’un passeport volé ou du sien.

Selon l’avocate , Salah Abdeslam était alors «extrêmement énervé et peut-être prêt à se faire sauter». Ce détail, ajouté au fait que le communiqué de revendication de Daesh évoquait une attaque dans le 18e arrondissement qui n’a jamais eu lieu, laisse penser que Salah Abdeslam était censé y commettre un autre attentat.

Si des sources anonymes prétendent avoir localisé le terroriste en Syrie, les services de renseignements français ne possèdent aucun élément pour étayer cette thèse.

De nombreuses zones d’ombre, Sept autres hommes ont été incarcérés pour avoir aidé les terroristes à fuir, se loger ou repérer les cibles. Deux personnes soupçonnées d’avoir aidé les terroristes ont été mises en examen en France. Il s’agit de Jawad Bendaoud et Mohamed S, qui auraient fourni l’appartement de Saint-Denis à Abdelhamid Abaaoud et l’un de ses complices. Un dernier suspect, Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain vu en compagnie d'Abdeslam deux jours avant les attentats, fait également l'objet d'un mandat d'arrêt international.

L’enquête a par ailleurs révélé que Abdelhamid Abaaoud et son complice comptaient se faire exploser à la Défense le 18 ou le 19 novembre.

En restant devant le Bataclan pendant l’assaut, Abaaoud avait-il l’intention d’attendre François Hollande pour se faire sauter ? Pourquoi les kamikazes du Stade de France ont-ils déclenché leur ceinture d’explosifs loin de la foule ?
Qui sont les commanditaires des attentats ? Comment les terroristes recherchés ont-ils pu circuler librement en Europe dans les semaines qui précédèrent les attaques ? Autant de questions qui pourraient trouver leur réponse dans les prochaines semaines.

Par ailleurs, l’état d’urgence, qui avait été décrété le soir même vers minuit par le président français ,pourrait être étendu au-delà du 26 février.

Reste aussi, pour les polices européennes, à mettre la main sur le logisticien présumé des opérations.
Salah Abdeslam est toujours en fuite. L'artificier est également recherché, tout comme les complices ayant permis la préparation de ces attentats.

Six juges antiterroristes sont chargés de l'enquête. 5 339 procès-verbaux ont été dressés en onze jours d'investigations.

Un mois après, plus de 2500 perquisitions administratives ont été menées par les forces de police et de gendarmerie -  sans que celles-ci aient toujours un lien direct avec les attaques du 13 novembre. 354 assignations à domicile ont par ailleurs été prononcées.

Sur le plan économique, l'activité des professionnels du tourisme a baissé de 24% au mois de novembre, estime le comité régional qui pilote le secteur. La même source affirme que la fréquentation des établissements hôteliers est en recul de 27%, partout en région parisienne, sauf en Seine-Saint-Denis et dans le Val d'Oise, où la tenue de la COP21 à permi une légère embellie par rapport à l'an dernier.

Une affaire très sensible,  toujours en cours, la France reste prudente.

Nathalie ZADOK

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