Les arabes israéliens ne veulent pas d’une escalade de la violence

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Les arabes israéliens ne veulent pas d’une escalade de la violence

Début octobre, les Arabes israéliens ont commémoré les 15 ans des événements d'Octobre 2000 au cours desquels 14 jeunes Arabes ont été tués lors d’une manifestation de solidarité arabe avec les palestiniens, après le déclenchement de la seconde intifada. Ces événements de 10 jours avaient creusé encore plus le fossé entre les communautés arabes et juives.

Le 1er octobre 2015, à nouveau des manifestations de soutien ont eu lieu pour protester contre l’attitude israélienne sur le Mont du Temple (mosquée Al Aqsa) et depuis cette date et pendant 15 jours, il y a régulièrement eu des manifestations dans les communautés arabes en Galilée qui se sont transformé en dizaines d'émeutes. Celles-ci comprenaient le blocage des routes en brûlant des pneus, le jet des pierres et des cocktails Molotov sur non seulement les forces de police mais aussi sur des véhicules israéliens circulant sur les principales routes du nord.

Les arabes israéliens ne veulent pas d’une escalade de la violence

Selon les statistiques de la police, 164 jeunes ont été arrêtés dans la province pour des soupçons d'implication dans les émeutes, mettent en danger la vie humaine et faisant des dommages aux biens. Aujourd’hui, la police est satisfaite, les émeutes ont cessé.

Les discussions avec les dirigeants arabes ont permis, à ce jour, qu'il n’y ait pas de violence ou d’incidents inhabituels lors de manifestation, comme cela a été le cas lors de la grève générale des Arabes israéliens qui a réuni plus de dix mille personnes de tout le pays à Sakhnin.

A la différence de la seconde intifada, les jeunes ne saccagent pas ni ne brûlent des arrêts de bus. Les dirigeants de la communauté arabe ne sont pas intéressés par une escalade, et ils craignent la réaction de la police et de la communauté juive.

Certes, après l’attaque au couteau d’Afula, les israéliens juifs ont commencé à boycotter les magasins, restaurants arabes, en particulier si le propriétaire de magasin a exprimé son soutien à la vague de terreur.

Le Maire de Nazareth, Ali Salam est devenu l'un des symboles les plus importants de la vague actuelle du refus de la violence, après avoir accusé le président de la liste commune, le député Ayman Odeh, d’être responsable de la non venue des Juifs dans sa ville en raison du rassemblement de solidarité organisé par son parti avec la cause palestinienne. "Nous pensons qu'il y a un très grand éloignement des Israéliens de Nazareth et de toute la région, mais c’est réciproque», explique Salim Gamida, porte-parole de Salem. "Les Arabes ne fréquentent pas les quartiers juifs. Les gens ont peur et sont anxieux. Tout le monde a peur de tout le monde. Personnellement, je vérifie chaque mouvement que je fais." Tout le monde se regarde et tout comportement anormal ou suspect peut faire qu’une personne crie « terroriste » et se finisse par une fusillade ou autre.

D'après le Dr Ali, chercheur à l'université de Haïifa, la police israélienne s’est engagée à traduire en justice les Juifs qui attaquent des Arabes innocents et il est important que tout le monde le sache. La justice doit être montrée et non seulement faite. Il est important de souligner que le calme est très relatif. Cette situation peut changer et dépend de ce qui se passe sur le terrain. Les Arabes tués par la police pourraient tout enflammer à nouveau et ramener aux jours terribles de la deuxième Intifada.

Source : walla.co.il

Copyright: Alliance

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