Paracha de la semaine : REEH Charité et assistance.

Culture, Judaïsme - le - par .
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paracha REEH de Claude Layani, charité et justice dans la Torah

REEH Charité et assistance.

La Sidra Reeh a permis aux commentateurs de disserter sur ce divin précepte de la charité: "Ouvre-lui plutôt ta main, prête-lui, en raison de ses besoins (15,8).

L'obligation de secourir le nécessiteux, quelqu'il soit est, suivant nos sages, absolue, elle ne comporte aucune exception. D.ieu est l'ami des pauvres. Celui qui leur refuse assistance commet une transgression grave vis-à-vis de son prochain et vis-à-vis de son Créateur. Mais, objecte un rabbin, si D.ieu aime les pauvres, pourquoi ne les nourrit-il pas ? Afin que par nos libéralités nous puissions acquérir des titres à Sa miséricorde (Baba Bathra 10a).

Cependant, celui qui tend la main sans être dans le besoin sera un jour réduit à demander l'aumône ; tandis que celui qui, même dans le besoin, ne recourt pas à la charité mais essaie de se suffire par quelque travail, sera bientôt capable d'assister les autres

De nos jours le mot charité n'a pas bonne presse. On ne l'emploie plus volontiers. Il suggérerait l'idéée d'une condescendance de la part de celui qui donne. Or, il faut l'affirmer avec force, telle n'a jamais été la conception de la charité juive. La charité selon le judaïsme, se situe à un niveau supérieur, je dirai même, au niveau le plus élevé.

Elle n'est pas un acte dépendant uniquement de notre libre arbitre et de notre bonne volonté. Elle est une obligation sainte, l'obéissance à un commandement divin auquel on ne saurait se dérober sans pécher devant D.ieu, il faudrait même préciser: sans pécher devant D.ieu qui nous ordonne de nous aimer et de nous aider mutuellement.

Les versets sur la charité abondent dans la Bible. Certains sont souvent cités sans qu'on sache généralement qu'ils se trouvent dans notre Livre sacré, tels que "tu aimeras ton prochain comme toi-même" ou "qui donne au pauvre prête à D.ieu." Ce dernier verset continue ainsi: "qui rendra au donateur selon son oeuvre".

L'acte de charité juive a aussi cette particularité qu'il est en même temps un acte de justice. La charité en hébreu s'appelle Tsedaka, c'est la forme féminine de Tsedek qui signifie justice.

A ce point de vue, le judaïsme pour qui le devoir de charité relève à la fois de la charité et de la justcie, se rejouit de retrouver dans la législation sociale des nations bien des lois de la Torah.

Anatole Leroy-Beaulieu a écrit de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen: "Pour trouver la source première, il faut creusé par dessous la Réforme et la Renaissance, il faut remonter par-delà de l'antiquité classique et l'Evangile jusqu'à la Bible, à la Torah et aux Prophètes..

Enfin nous apprenons dans le Talmud Guitin 7b que même le pauvre qui vit de la charité doit l'exercer à son tour. Tout cela pour nous faire comprendre que chaque élément du peuple juif est astreint à la recherche de sa personnalité, de celle qui lui a fait découvrir sa propre conscience, étincelle de D.ieu que l'homme doit entretenir et développer, afin qu'il perçoive véritablement le but pour lequel il a été créé. Cette découverte de lui-même, certes difficile et semée d'obstacles, lui rendra la possibilité alors de discerner entre le bien et le mal et se rapprocher inéluctablement de son Créateur qui déposera alors sur lui la véritable bénédiction.

Claude Layani

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