Commémoration: les 70 ans de la libération d'Auschwitz

Actualités, Antisémitisme/Racisme, International - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Aujourd'hui, 70 ans après la libération du camp de concentration d'Auschwitz- Birkenau, l'heure est à la commémoration. Des dirigeants venus du monde entier vont se recueillir à Auschwitz en mémoire des victimes de la Shoah. Pour que jamais personne ne les oublie. 

Soixante-dix ans après l'holocauste,  l'heure est au recueillement. Cet après-midi, une cérémonie se tiendra à Auschwitz à 14h30, sur les lieux du camp d'extermination, en mémoire des 1.1 million de victimes des nazis.

Alors que la Shoah avait été organisée par les politiques nazis; aujourd'hui, la tendance s'inverse: les hautes personnalités venues du monde entier commémorent ensemble les soixante dix-ans de la libération du camp d'Auschwitz. Parmi elles, François Hollande,  le chef de l’administration présidentielle russe, Sergueï Ivanov, et le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, seront présents.

Quelques 300 survivants assisteront également à la cérémonie d'hommage.

Le camp d'Auschwitz, est réputé pour être le symbole de la Shoah, il accueille chaque année plus d'un million de visiteurs. Avant qu'Auschwitz ne devienne le lieu où le plus grand nombre de juifs ont été exterminés, c'était une ville polonaise, connue sous le nom d'Oświęcim, où la plupart des habitants étaient des médecins, des marchands et des avocats... juifs!

Quelques jours après les attentats qui ont touché la communauté juive de France avec l'assassinat de quatre juifs par Coulibaly dans l'HyperCasher de Vincennes, la commémoration de la Shoah fait réfléchir.

L'Histoire se répète t'elle? En 2015, on tue encore des juifs parce qu'ils sont juifs.

Roger Cukierman l'affirme "je suis ­inquiet pour la France. Les leçons d’Auschwitz n’ont pas été retenues."

Soixante-dix ans après, l'antisémitisme est toujours présent et il est en hausse. Cela provoque l'inquiétude des juifs d'Europe, mais surtout la révolte des dirigeants. Angela Merkel, la chancelière allemande déclarait:

"Il est honteux que des gens, en Allemagne, soient frappés, menacés ou attaqués parce qu'ils disent qu'ils sont juifs ou parce qu'ils prennent parti pour Israël".

Le directeur du musée d'Auschwitz a souligné l'importance du témoignage des survivants de la Shoah : "C'est leur voix qui porte la mise en garde la plus forte contre notre capacité de pratiquer l'extrême humiliation, la haine et le génocide. Bientôt, ce sera à nous, les générations de l'après-guerre, de transmettre cet enseignement terrible et les leçons accablantes qui en découlent."

L'allié de l'autre camp

Rainer Hoess, petit fils de Rudolf Hoess, un des commandant qui dirigea le camp d'Auschwitz Birkenau, a lui aussi témoigné de l'horreur, perpétrée entre autres, par son grand-père.

Sur Europe 1, il déclarait: "petit, j'avais une veste grise en laine, très chic. Je l'ai retrouvée dans la liste des vêtements saisis aux déportés".

Petit-fils d'un barbare nazi, soixante dix ans après, il dénonce les crimes de son grand-père: "je le vois (mon grand-père) comme un monstre, je ne l'ai jamais vu autrement".

Caroline Haïat

Alliance avec AFP et Direct matin

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi