Paracha de la semaine BECHALA’H Les prodiges de l’Eternel

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BECHALA’H Les prodiges de l’Eternel

Peu de sections de la Torah contiennent le récit d’autant de miracles que la sidra Bechala’h que nous lirons cette semaine. D’abord le plus impressionnant de tous, la traversée de la Mer Rouge par les Hébreux, marchant à pied sec. Puis le miracle de l’eau insalubre qu’un simple morceau de bois suffit à rendre potable. Mais là ne s’arrête pas le secours de D.ieu en faveur des libérés d’Egypte.

Ils ont faim dans le désert, D.ieu crée pour eux la manne, nourriture exceptionnelle qui ne tolère ni manque ni surplus. Les enfants d’Israël ont soif. D.ieu désigne à Moïse le rocher qu’il faut frapper pour qu’en jaillisse une source. D.ieu ne cesse de prendre soin de son peuple et ne sévit contre aucune des infidélités. Et brusquement apparaît Amalek. Meurtrier et pillard il s’en prend aux plus faibles des Hébreux, aux femmes et aux enfants, aux traînards.

 

Israël a connu tant de miracles sur sa longue route à travers les siècles, qu’on a pu dire qu’il est le « peuple miracle ».

La liturgue de la Synagogue, en particulier, se fait un devoir d’exprimer dans de nombreuses prières, notre reconnaissance sans limite pour les innombrables entorses à la loi naturelle que le Mâitre de toutes choses a autorisées pour nous combler de sa sollicitude et de ses bienfaits.Trois fois par jour nous disons dans nos prières:

« Nous te remercions de tes miracles qui nous accompagnent et chaque jour, de tes prodiges incessants. Quelle est le sens de cette répétition ? Une théorie scientifique, dès qu’elle est annonçée et acceptée, n’a pas besoin d’être répétée trois fois par jour. Mais les intuitions du merveilleux doivent être constamment tenues en vie car comme le souligne nos Sages «  L’indifférence au merveilleux constitue la racine du péché. Péguy l’a dit d’une autre façon dans une formule célébre: Une âme habituée est pire qu’une âme perverse ».

 

Dans ces conditions, il aurait pu sembler parfaitement naturel que nous portions un culte fervent à la notion même du miracle, que nous fassions du miracle une nouvelle idole. Et pourtant, nos Maîtres, après avoir étudié, scruté, tourné et retourné dans tous les sens les miracles dont ils ont eu connaissance, ont forgé la fameuse sentence: « Eyn some’him al aness », ne te fie pas aux miracles.

 

Et cependant, nos Sages voient même parfois le miracle là où le commun des mortels ne voit que l’enchainement logique d’une suite d’événements. Un fait tout naturel peut porter légalement la dénomination de miracle pour autant qu’il se soit produit en un lien et en un moment où sa manifestation s’est révélée salutaire.

 

Israël est rattaché par toutes les fibres de son âme et de son existence au miracle car il voit partout dans son histoire, la main de D.ieu. Ainsi, lorsque nos Sages enseignent: ne te fie pas au miracle, ils veulent nous mettre en garde contre une confiance trop aveugle dans le surnaturel. Ils craignent que notre foi ne se transforme en fatalisme, en négligence coupable, en passivité dangeureuse. Avant d’être une religion contemplative, le judaïsme est une religion de l’action qui célébre et magnifie l’esprit d’initative.

Il fait sien le proverbe français: « Aide - toi et le Ciel t’aidera ». Miracles et bénédictions divines ne sont conçus que comme le couronnement de l’effort personnel et de la confiance en D.ieu. Quelle que soit sa nature, le miracle est une manifestation de la puissance et de la justice divine.

En faveur de la justice, D.ieu est prêt à renverser les lois de la nature. Le miracle doit montrer à l’homme et au juif en particulier, qu’il a raison d’avoir confiance en son D.ieu.

Mais cette confiance ne doit pas être un acte passif. Le juif ne doit pas attendre les bras croisés que D.ieu le sauve des mauvaises situations où il se trouve.

Jadis, la Mer Rouge ne s’est fendue que lorsque le premier juif eut mis les pieds dans les flots. Pour adoucir les eaux de Mara, Moïse doit y jeter un certain bois que D.ieu lui désigne et c’était que lorsque Moïse levait les bras qu’Israël l’emportait sur Amalek. Nous voyons par là que l’action de l’homme est primordiale

Claude Layani

 

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