La paracha de la semaine VAYICHLAH La lutte avec l'ange par Claude Layani

Judaïsme, Paracha de la semaine - le - par .
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Jacob devient Israël car il gagné contre l'ange de Dieu

 

VAYICHLAH La lutte avec l'ange

La lutte de Jacob avec l'ange est un épisode si curieux que de nombreux commentateurs pensent qu'il ne s'agit pas d'un fait réél, mais d'un rêve de Jacob. Ceci évidemment ne résoud pas la difficulté. Pourquoi Jacob a-t-il eu ce rêve. Le rêve répond toujours à une certaine réalité.

 

La plupart des commentateurs pensent que l'adversaire de Jacob symbolisait son frère Esaü, l'esprit d'Esaü.

 

Pourquoi Jacob ressent-il le besoin de se faire confirmer la bénédiction de son père Isaac par Esaü ?

 

D'après une explication, Isaac ne se faisait pas d'illusion sur la conduite de ses fils. Il savait que Jacob se conduirait selon les principes de ses ancêtres à savoir pratiquer la justice et suivre les voies de l'Eternel,.

Quant à Esaü il agirait tout autrement et se laisserait aller dans la voie du mal. En tant que père, Isaac avait des circonstances atténuantes vis-à-vis d'Esaü. La nature et le caractère différent de chaque fils était inné et par conséquent Jacob n'avait aucun mérite à faire le bien, mais par contre son second fils Esaü était poussé par ses instincts et ne méritait pas d'être dépossédé de la bénédiction à laquelle il avait droit, en tant que premier-né.

 

C'est cette manière de voir que Jacob avait à combattre. Il voulait convaincre Esaü que c'était son bon droit de s'être emparé de la bénédiction d'Isaac, car pour être le véritable "Ich tam" l'homme intègre, il avait dû faire de grands efforts, combattre ses penchants naturels, ce mérite Esaü devait le reconnaître. Inversement, Esaü aurait parfaitement pu combattre son penchant au mal, son yétzér ara ; mais c'était intentionnellement qu'il ne suivait pas l'enseignement et les voies de ses parents.

C'était pour faire reconnaître, même par Esaü, qu'il était le seul , digne de recevoir la bénédiction paternelle, parce qu'il était Kovéch ét yitzro, il surmontait son mauvais penchant, que Jacob a combattu l'ange de D.ieu..

 

Et les commentateurs ajoutent que Jacob s'est battu en fait contre l'esprit d'Esaü

Jacob doit lutter contre l'esprit de ce que représente Esaü afin de justifier le droit aux bénédictions que son frère lui conteste.

 

Cette lutte est à la fois la préfiguration de ce qui se déroulera le lendemain au grand jour mais aussi l'anticipation des rapports entre Israël et les nations.

"Voyant qu'il ne pouvait le vaincre, il le frappa à la hanche"

 

Si Jacob avait été entier dans sa personne, il n'aurait pas pu être blessé. De cette lutte, Jacob sortira non pas vaincu, mais boiteux.

 

Alors qu'Esaü se sent arrivé, solide, confiant, c'est boiteux que Jacob se présente au milieu des peuples. Boiteux, c'est-à-dire insatisfait et incomplet. Il aura souvent une attitude incertaine pour pouvoir survivre. Il agira avec une grande méfiance et durant son exil il n'affrontera pas avec fermeté et détermination son beau-père Laban.

 

En définif, il vaincra et son nom de Jacob sera changé en Israël car il a lutté devant D.ieu et avec les hommes et tu as triomphé.

 

Rachi explique le sens de ce passage "il ne sera plus dit que tu as obtenu ces bénédictions par ruse et supplantation, mais en toute dignité et ouvertement"

Et à Béthel, à l'endroit même où il eut le songe de l'échelle alors qu'il fuyait, D.ieu confirmera les paroles de l'ange.

 

"Le Seigneur dit à Jacob: Lève-toi et monte à Béthel et demeure là-bas, élèves-y un autel à D.ieu qui t'est apparu, lorsque tu fuyais devant Esaü ; mais ton nom, désormais ne sera plus Jacob, ton nom sera Israël.

 

La seule lecture de cette sidra suffit à nous convaincre que la vie du troisième patriarche est l'archétype même de ce que sera l'existence d'Israël au sein des nations. Tout y est: l'isolement, le souci de conserver dans l'exil son identité, le comportement mêlé de crainte et d'assurance face à l'autre, la tentation de se mêler aux habitants du pays (épisode de Dina).

 

Il appartient aux descendants d'Israël de réaffirmer, par nos vertus agissantes, que nous sommes toujours les dignes fils de Jacob. Israël est notre titre de fierté conféré par le Tout-Puissant.

CLAUDE LAYANI

 

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