Interview exclusive de Gérald DAHAN

Paroles d'hommes - le - par .
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geralddahan2.jpgLaurent Bartoleschi: Avec nous Gérald Dahan pour une double actualité: le DVD paru chez Universal "Gérald Dahan fait sa comédie", on y reviendra; mais surtout, vous êtes depuis le 24 mars au Casino de Paris, et ce pour cinq dates.
Alors, ce nouveau spectacle tombe pile un an après Sarkoland au Dejazet. On ne peut pas parler de saison II, puisqu'il y a pas mal de nouveautés en termes d'imitation, comme la nouvelle génération française que vous imitez admirablement bien; en somme des artistes que l'on peut pensé parfois inimitables, et pourtant vous êtes là.

Gérald Dahan: Oui merci, et il vrai que l'actualité est très très riche; et qu'au fur et à mesuredes tournées, on est forcé d'écrire tout en renouvelant des sketchs en les réactualisant. C'est aussi une part intéressante de ce métier.

LB: En général, ce qui alimente les idées d'un imitateur, c'est l'actualité, sans elle pas d'inspiration?

G.D: Au jour d'aujourd'hui, comment peut-on vivre sans la moindre actualité? C'est délicat, à moins de s'enfermer dans une bulle. Par nature, je suis quelqu'un de très curieux et donc oui j'en trouve toujours de la matière.

LB: Chez vous, il y a toute une gestuelle: on a l'impression que vous imitez les gens physiquement, avant même de restituer leur voix, me trompe-je (on pense à P.Palmade, C.Willem, etc.)?

G.D: J'ai commencé à faire des imitations depuis mon plus jeune âge (à l'âge de 12ans, il obtient le prix du plus jeune imitateur de France, NDLR) et quand on est enfant, on pense souvent à faire ce genre d'expérience, on a certes conscience que notre "organe vocal" n'est pas celui d'un adulte donc qui n'a pas mué, et c'est pour cela que j'ai accentué mon travail sur le mime. Maintenant, entre nous, heureusement que ma voix a muri.
 
LB: Aujourd'hui, beaucoup d'imitateurs se partagent l'affiche, qu'es ce qui pourrez vous gegecome.jpgdifférencier?

G.D: C'est une question à la fois complexe et difficile que de parler de soi même par rapport aux "collègues". C'est très délicat, disons que je crois que suis dans un créneau un peu superficie. A vrai dire, j'essaie de faire rire tout en faisant réfléchir.

LB: On sait qu'un humoriste peut aller trop loin dans ses sketchs. Vous arrive t-il parfois de vous censurer?

G.D: Les seules limites que je m'autorise, ce serait tout ce qui est de l'ordre de la vie privée, où j'entends tout ce qui n'est pas connu du grand public. Maintenant, si la vie privée de cette personnalité devient son fond de commerce, croyez moi que je n'hésiterai pas à m'en moquer.

LB:
Votre nouveau spectacle est doté d'imitations aussi surprenantes les unes que les autres, notamment le clou final où vous vous lancez dans un gros challenge: vous imitez Barack Obama!   

G.D: Ce qui est incroyable, comme vous avez pu vous en rendre compte, est que je ne suis pas noir de peau. Alors oui, c'était un beau défi que d'essayer d'être le premier à imiter le nouveau Président des Etats Unis, avec justement cette contrainte de devoir restituer l'illusion qu'il est présent, alors que physiquement, on est à l'opposé.

LB: Où en sont vos canulars téléphoniques?

G.D: Les canulars téléphoniques, c'est ce que je qualifierai de récréation. C'est un exercice que j'affectionne et évidemment, j'y reviendrai lorsque je ne serai plus en période de représentation.

LB: Y a-t-il un défi auquel vous vous êtes lancé?

G.D: J'aimerai bien piéger une seconde fois Nicolas Sarkozy; je l'avais déjà fait lorsqu'il était ministre de l'Interieur (avec la voix de P.Palmade, je lui avais proposé d'envoyer un bouquet de fleur à la comédienne Isabelle Mergaux), cela me plairait de renouveler l'exploit maintenant qu'il est devenu Président de la République.

LB: On vous a piégé dernièrement…

G.D:…oui, c'est vrai! Tous les numéros de téléphone que j'utilisais sont parait-il répertoriés sur une liste officielle de l'Elysée et qui fait que pour accéder au Président, c'est un peu plus délicat. La vraie question étant de savoir qui figure sur cette Liste Noire et en quelle position je me trouve, avant ou après Richard Attias, Laurent Joffrin, Stéphane Guillon. Mais bon cela n'est pas grave, j'essayerai de déjouer une nouvelle fois cette contrainte, ce n'est pas la première fois.

L.B: Et enfin, votre DVD "Gérald Dahan fait sa comédie" sort chez Universal Vidéo avec des invités prestigieux tels que Maxime, Didier Bénureau ou encore Alexandre Astier récemment interviewé sur Alliance. Racontez nous?

G.D:
C'était une belle aventure, en effet. C'est tres jouissif de pouvoir partager la même scène durant une soirée avec d'autres humoristes, ça arrive rarement: on exerce une profession où les gens se croisent et ainsi ne se côtoient pas beaucoup. Etre sur la même scène, pour le plaisir du public, est un plaisir finalement partagé par ceux qui s'y emploient. 

Propos recueillis par Laurent Bartoleschi

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