Kemi Seba en comparution immédiate pour violences

Antisémitisme/Racisme - le - par .
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tribuk.jpgKemi Seba, le fondateur du groupuscule noir radical Tribu Ka, sera jugé lundi après-midi en comparution immédiate devant la 23e chambre correctionnelle de Paris pour "violences volontaires en réunion" après l'agression présumée d'un vidéaste auteur d'un film critique sur sa vie, a annoncé une source judiciaire. Kemi Seba le 19 février 2008 au palais de justice à Paris

Kemi Seba, en garde à vue depuis vendredi soir dans le cadre de cette enquête, avait été déféré dimanche soir devant le parquet de Paris avec trois autres personnes soupçonnées d'avoir également participé à l'agression.

Ces trois personnes seront jugées à ses côtés pour le même chef devant le tribunal correctionnel, a-t-on précisé de même source. Selon Ahmed Meguini, auteur de la vidéo "Kemi Seba, la vérité" qui circule sur internet, Kemi Seba et les trois personnes qui l'accompagnaient l'auraient roué de coups dans la soirée de vendredi, rue de Clignancourt à Paris (XVIIIe).

Ahmed Meguini, qui avait indiqué vendredi soir à l'AFP avoir reçu des coups au visage, à la jambe et au bras, a précisé dimanche qu'il s'était vu octroyer samedi sept jours d'Incapacité totale de travail (ITT).

Kemi Seba "n'a frappé personne mais a été frappé", a affirmé au contraire, lundi à l'AFP, son avocate, Me Isabelle Coutant-Peyre.

"Mon client a été frappé à la tête par une personne qui accompagnait Ahmed Meguini, l'auteur de la vidéo", a soutenu l'avocate, selon laquelle Kemi Seba a été conduit à l'Hôtel-Dieu pour des examens pendant sa garde à vue.

Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Capochichi, a été condamné début novembre en appel à un an de prison avec sursis et 18 mois de mise à l'épreuve pour avoir reconstitué son groupuscule Tribu Ka, dissous en 2006.

Il a aussi été condamné en octobre par le tribunal correctionnel de Paris à 4 mois d'emprisonnement avec sursis pour diffamation raciale.

La Tribu Ka, accusée notamment d'antisémitisme, avait été dissoute par décret en Conseil des ministres paru le 29 juillet 2006 au Journal officiel, sur proposition du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy.

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