Sollyloques communautaires

Coup de théâtre - le - par .
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Solly Lévy, humoriste québécois d'origine marocaine, présente
son spectacle d'humour sépharade intitulé :

                                SOLLYLOQUES COMMUNAUTAIRES

A l'Espace Rachi 39, rue Broca Paris   Tél.: 01 42 17 10 36 1210, Haendel Laval (Québec) H7W 3A2
Notes sur le one-man show "Sollyloques communautaires, une déclaration
d'humour de Solly Lévy". Ce spectacle a été présenté à Montréal en 1997, à Toronto en 1998 et à Nice la même année, au MAMAC (Musée de l'art moderne et de l'art contemporain) avec, comme invité d'honneur, Michel Boujenah. Il s'agit d'une pseudo-conférence burlesque sur quelques aspects de la vie des juifs nord-africains installés en Amérique du Nord, et plus particulièrement à Montréal. Le spectacle dure approximativement 1 heure 40 (un peu plus de 5 heures si on compte les rires, les rappels et les applaudissements).   Le personnage de base est haut en couleur. Il s'exprime avec un fort accent nord-africain dans un français plutôt approximatif, truffé d'anglicismes, de fautes de syntaxe, de barbarismes, de faux-sens, de contresens, d'impropriétés, etc. Son ignorance et sa naïveté l'apparentent quelque peu aux personnages créés par Raymond Devos, et à Sol, le clown québécois inventé par Marc Favreau. Ainsi s'expliquent ses calembours involontaires ou volontaires, complaisants et prétentieux, qui dénoncent jovialement les petits travers de nos comportements communautaires et sociaux.   Dès le début de sa "circonférence", le personnage nous présente - le plus sérieusement du monde - un appareil tout à fait farfelu et surréaliste, le "Khizzophone". Il s'agit d'une machine faite de trois éléments: un ordinateur, une énorme carotte (Khizzo en arabe dialectal nord-africain veut dire carotte) et un bâton de base-ball (la carotte et le bâton sont des symboles puissants dans la vie communautaire).   Ce miraculeux appareil a pour vertu de rendre son utilisateur khizzophrène au moyen d'une simple pression sur une touche de l'ordinateur. Quand ça ne marche pas, un bon coup de bâton de base-ball déclenche le mécanisme et le circonférencier khizzophrène change subitement de personnalité. Ceci donne lieu à l'apparition sur scène de différents personnages, tous interprétés par l'humoriste. Chacun de ces personnages a son accent: espagnol, québécois, français précieux, etc.   Voilà pour ce qui est de la forme. Quant au fond, les Sollyloques communautaires abordent les thèmes suivants: nos institutions, la condition féminine, la vie "synagogogale", et le mariage.   Ce deuxième volet comporte un "kiporama", c'est à dire un diaporama qui présente les dix-huit variétés de kipot ou calottes que portent les juifs, en insistant sur la parfaite adéquation entre chaque sorte de couvre-chef et la personnalité de celui qui le porte. D'ailleurs, le sous-titre de ce"kiporama" est: "Dis-moi comment tu kipotes, je te dirai qui tu es." Les photos et le montage du kiporama sont l'uvre de l'artiste montréalais Henri Bensimoon.

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