Artiste Israel : Galit Allouche tire les fils.

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galit-alouche.jpgGalit Allouche tire des fils. D’un point à un autre, elle va et vient. Parfois on entend le cliquetis du pistolet à colle. Sous l’effet de la chaleur, le filament se dépose en entrelacs sur des moules d’argile. 

 

Ce jour-là, sur le coin de table qui sert d’atelier, Galit Allouche travaille à la création de mains. Il y en a déjà neuf, fabriquées depuis le matin. Assemblées par dizaines, ces mains faites de dentelle de colle forment des buissons étranges, des coraux translucides. 

 

L’oeuvre la plus frappante - la plus grande et la plus fournie aussi - est composée de Madame Ou Mademoiselle ? et de son portrait complémentaire Mademoiselle ou Madame ?. C’est un grand récif de mains tendues.  Un bouquet serré de mains aux veines colorées, entouré d’un cercle de mains, blanches comme une robe de mariée. 

 

“Alors, c’est Madame ou Mademoiselle ?”. Galit Allouche ne voit pas pourquoi il y aurait deux mots pour présenter les femmes..Elle a donc composé sa réponse en séparant les deux sculptures pourtant si complémentaires et qui ne devrait faire qu’une 

 

Ses opinions, l’artiste tient à les exprimer. Toutes ses oeuvres (ou presque) portent un titre. Il faut les lire pourgalit-alouche2.jpg découvrir le sens caché, l’opinion forte ou l’émotion secrète qui ont conduit à leur création.

 

On apprend avec Neuf Moi Seulement que “vomissements” peut voisiner avec “bonheur”. On contemple l’appétit sexuel mêlé à l’amour dans Pour Vous Servir. On se demande comment va se terminer l’effeuillage de Love Me Love Me Not…

 

Dans sa précédente série des nuages, Galit Allouche s’adressait à notre émotionnel. Des formes aériennes flottant sur un mur, joufflues, légères, douces. Rien de plus poétique ! 

 

Les créations plus récentes questionnent ; les titres donnent à penser, à réagir. Entre ces deux pôles, l’artiste va et vient. Elle tire des fils entre son imaginaire et sa vie. Le résultat est un travail qui a trouvé l’équilibre entre émotionnel et cérébral.

 

 

 

 

 

Laurence Revais, février 2014

 

 

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