Multiples perquisitions en Israël contre le gang français de l’arnaque au CO2

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Article paru dans "JerusalemPlus"


À la demande d’Interpol, les enquêteurs de l’Unité Lahav 433, une unité spéciale de la police israélienne en charge de la lutte contre le crime organisé et la corruption, ont perquisitionné à Herzliya Pituah, plusieurs luxueuses maisons appartenant à de fortunés ressortissants français soupçonnés de fraudes et d’évasion fiscale à grande échelle en France, révèle Globes.

Installés près de Tel-Aviv, ils sont suspectés d’avoir détourné des millions d’euros sur le marché des droits à polluer,dans le grand banditisme, on les appelle « les mecs du CO2″

Les débuts de l’affaire

L’embrouille remonte au 1er janvier 2008, lorsque le protocole de Kyoto a instauré pour les sociétés un système de droit à émettre des quantités limitées de dioxyde de carbone (CO²). Des « droits à polluer » que les meilleurs élèves peuvent revendre aux cancres. Problème, des escrocs ont compris qu’ils pouvaient s’enrichir en intervenant sur ce marché… et en facturant une TVA qu’ils ne remboursaient pas (voir infographie page 2 de l’édition La Provence du 4 janvier 2012). À la clef, d’incroyables profits réalisés sur le dos des États : une note d’Europol parle de 5 milliards d’euros partis en fumée…

Qui sont « les mecs du CO2″, ces as de la carambouille écolo qui ont remis au goût du jour une technique inventée dans les années 70 ?

En première ligne de l’arnaque plusieurs familles marseillaises, des frères et des sœurs aujourd’hui installés en Israël. Début 2008, elles se sont jetées sur le CO2. « Il fallait aux fraudeurs à peine 15 secondes et quelques clics pour toucher le jackpot », explique un cadre de Sagacarbon, une société toujours active dans la vente des droits à polluer. Seule condition, avoir la mise de départ, les échanges se payant cash.

Pour se mettre à l’abri, ces familles ont utilisé « la loi du retour » : votée en 1950 par la Knesset, elle garantit à tout juif le droit d’immigrer en Israël et évite les extraditions. Selon nos informations, elles se sont alors implantées à Herzliya, une station balnéaire huppée proche de Tel-Aviv. Particulièrement dans le quartier de Pituach, considéré comme le « Neuilly » israélien.

Contacté par jerusalemplus, Interpol n’a pas souhaité  commenter l’affaire.

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