Johnston... enfinlibre

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                                                    Johnston...enfin libre.

Le journaliste de la BBC détenu depuis quatre mois par « l’Armée de l’Islam » a été libéré dans la nuit de mardi et remis aux forces de sécurité du Hamas.
 
Après un siège de plusieurs heures autour d'un bâtiment de la ville de Gaza où était détenu Alan Johnston, durant lesquelles des échanges de tirs soutenus ont eu lieu entre les ravisseurs et la branche armée du Hamas, le journaliste a finalement été relâché, suite à un échange de prisonniers entre les deux mouvements islamistes. Durant les combats, un passant palestinien est mort et plusieurs miliciens ont été blessés, des deux cotés. Alan Johnston a ensuite rencontré Ismaïl Haniyeh à son domicile du camp de réfugié Shati, avec lequel il a tenu très tôt ce matin une conférence de presse. Pâle et affaibli, il a remercié chaleureusement le chef du Hamas pour ses efforts en vue de le libérer, indiquant qu’il se portait bien. Haniyeh a pour sa part formulé le vœu que l’affaire Shalit connaisse rapidement un dénouement semblable, qui ne dépendait selon lui maintenant que d'Israël.

Cette libération a été rendue possible par la médiation de différents organismes palestiniens dont les «Comités de la résistance populaire» impliqués par ailleurs dans l’enlèvement de Guilad Shalit. A l’issue des négociations 9 étudiants également détenus par les ravisseurs ont été relaxés alors que le Hamas relâchait de son côté des membres de leur mouvement.

Le journaliste a été séquestré durant 114 jours dans une des propriétés d’un domaine appartenant au clan Dogmush, une des familles influentes de la bande de Gaza, dont l'un des fils est le chef de «l’Armée de l’Islam». Ce groupuscule exigeait la libération d’extrémistes palestiniens détenus en Grande Bretagne et en Jordanie. Il avait menacé la semaine dernière d’égorger leur otage «comme une brebis» si Sadjida Rishawi - une irakienne condamnée à mort en Jordanie pour son implication dans un attentat à Aman en novembre 2005-, Abu Katada, détenu dans une prison britannique - , et Abu Muhamad Al Makdissi -  considéré comme le maître spirituel du leader d’El-Qaida en Irak, Abou Moussab al-Zarkawi, tué par les américains en juin dernier, n’étaient pas relâchés immédiatement.
Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mashal, s’est félicité de ce succès et a déclaré « Nous avons réussi à mettre fin à ce chapitre, qui portait une grave atteinte  à la réputation du peuple palestinien», ajoutant «La différence entre nous et le Fatah tient au fait que ce mouvement encourage l’anarchie et le chaos, alors que le Hamas s’évertue à stabiliser la situation sécuritaire ».

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