Noa ce soir au Châteletet uneinterview exclusive pour Alliance de Laurent Bartoleschi. NOA Chanteuse Israèlienne

Femmes de paroles - le - par .
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noa-news2.jpgVous êtes considérée comme une chanteuse israelienne à part entière, mais encore? (Qui a dit que Noa ne parlait pas le français?)



20ans de carrière, l'une des chanteuses israéliennes les plus connues dans le monde, Noa est de retour en France après quatre ans d'absence; elle revient avec Classic Noa, un coffret composé de trois albums aussi différents, qu'inédits. 

La chanteuse de I don't know a accepté de répondre aux questions d'Alliance avant son concert événement au Théâtre du Châtelet qui aura lieu ce jeudi 28 février. 

L.B: Racontez nous votre projet de trilogie d'album en un seul?

NOA: Les couleurs sont totalement différentes en effet. Chaque disque a la sienne. Ma musique a pour particularité d’être toujours diverse. Dans cet album,  il y a trois projets, trois couleurs différentes, vous avez raison, mais avec une ligne directrice, le classique : l’album qui inclue le live avec le Solis String Quartet répertorie une collection de mes chansons depuis 23ans de carrière: on y retrouve entres autres I dont know, Mishaela, yuma,… un véritable porte bonheur. Le second présente un projet de chansons napolitaines Noapolis (un jeu de mot avec Neapolis qui était l’ancien nom de la ville italienne Naples). 

Je trouve qu'il y a une connexion directe entre la culture napolitaine et juive ; l’humour et l’humeur sont nés d’une souffrance. La beauté, la fraternité et la profondeur font de ces deux régions une profondeur de haut niveau. 

Enfin le troisième album est dédié véritablement à Israël, aux chansons classiques hébraïques desthalasso.jpg années 30 à la fin des années 80; un album important pour l’identité du pays. Pour le public international, ces chansons restent inconnues, et c’est un plaisir voire une fierté de leur faire (re)découvrir ce répertoire.

L.B: Pourquoi l'italien?

NOA: Je suis très admirative des langues depuis toujours. Chaque langue représente une chanson, une musicalité; le public napolitain m’a avoué qu’il trouvait mon timbre de voix plus intéressant que certains chanteurs italiens; puisque certains d’entre eux ne respecteraient pas l’accent de cette région: Ils fusionnent. Personnellement, j’utilise toute la profondeur et les nuances de cet accent napolitain. Moi étrangère d’un autre pays, j’y viens avec beaucoup de respect et d’amour. Un vrai coup de cœur pour cette culture! 

L.B: 23 ans de carrière. Quelle différence y a-t-il entre la Noa d'hier et celle d'aujourd'hui?

NOA: Ma passion pour la musique est restée intacte. Elle m’est indispensable pour vivre. Elle est l’air que je respire. Vitale en somme. Mes trois enfants m’ont demandé récemment: pourquoi chantes-tu, maman? Je leur ai répondu que leur maman était comme un oiseau, si on lui attache ses ailes et cloue son bec, que reste t il ? Moi c’est pareil

Ce n’est pas qu’il ne peut plus voler, il peut mourir tout simplement. Ils comprennent bien cette image. Le grand changement de ma vie reste mes enfants à part entière. Aujourd'hui, je jongle entre ces deux carrières. Mes deux uniques passions. Le gros défi de ma vie.

L.B: Avec cette pluralité de langue, vous êtes comme une sorte d'artiste issue de la world music.

NOA: Il est difficile de m'inclure dans la world music, je n'aime pas cette expression qui renferme certains artistes dans une bulle. Je ne cherche pas à être populaire comme certains artistes israéliens. Je n'aime pas être cataloguée. Je reconnais qu'il est difficile de me coller une étiquette, c'est la raison pour laquelle je me bats fortement pour me vendre. 

En suivant ma conscience et mon instinct, le public se retrouve et c'est le principal. Lorsque je chante, j'ai comme l'impression de chanter dans le temple du d.ieu de la musique. C'est de cette manière que je chante dans les concerts. Le public est parfois étonné par les différents chemins que je traverse.

L.B: C'était il y a quatre ans à la salle Pleyel à Paris votre concert avait tout pour être intimiste. Presqu'entièrement acoustique. Jeudi soir au Théâtre du Châtelet, au contraire, vous serez accompagnée d'un orchestre symphonique de 61 musiciens, dirigé par Ilan Mochiach. Quel effet cela procure t il?

NOA: Totalement différent! C'est une expérience unique. Tout d'abord, il faut bien se mettre d'accord, je fais les choses par passion. Personne ne me force à les faire! Une des raisons du pourquoi je ne sors pas d'albums à la chaine. J'aime prendre mon temps. Si je n'ai rien à donner, je préfère attendre. Il faut que la passion prenne le devant. Il faut que je me mette dans une sacrée condition. Au Théâtre du Châtelet, vous allez voir et entendre quelque chose d'entièrement inédit! J'en suis toute excitée!!! La technique sera différente; les émotions, les sentiments seront mis au premier plan. Le répertoire soigneusement sélectionné donnera une approche atypique de ce que mon public a pour habitude de rencontrer. Vivement jeudi!

L.B:…En effet et merci Noa!

Laurent Bartoleschi

 

 

Laurent Bartoleschi

 

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