Israël examinera toute demande égyptienne de renforts au Sinaï

Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

carte-israel.gifJERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est déclaré dimanche disposé à examiner toute requête de l'Egypte de déployer des effectifs militaires supplémentaires dans le Sinaï, sans préjuger de la réponse, a rapporté la radio publique israélienne.

Le cabinet de sécurité examinera toute proposition en ce sens, a déclaré le Premier ministre devant les ministres appartenant à son parti, le Likoud (droite), selon la radio.

Si l'on doit modifier le traité de paix avec l'Egypte --et que je pense pas qu'il soit nécessaire de se précipiter--, il faut que cela soit approuvé par le cabinet, a par ailleurs expliqué le Premier ministre, cité par le quotidien Haaretz.

Le traité de paix israélo-égyptien de 1979 --le premier signé par Israël avec un pays arabe-- prévoit une démilitarisation du Sinaï. Israël n'a accepté qu'une seule dérogation, en 2005, en permettant à une force de police égyptienne de prendre position à Rafah, le terminal frontalier entre l'Egypte et la bande de Gaza.

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, interrogé par la radio, s'est borné à rappeler qu'Israël avait déjà autorisé dans le passé le déploiement de renforts égyptiens. Nous avons autorisé à plusieurs reprises l'envoi de bataillons supplémentaires égyptiens, a-t-il relevé.

C'était une mesure temporaire, nécessaire également pour l'Egypte, afin d'éviter que le gazoduc explose à nouveau (...) et pour lutter contre le terrorisme, a t-il ajouté, faisant allusion à la récente offensive de l'armée et de la police égyptiennes dans le Sinaï contre les auteurs d'attentats visant le gazoduc alimentant Israël.

M. Barak a réaffirmé que le traité de paix avec l'Egypte servait les deux parties et rappelé son importance stratégique pour Israël.

S'exprimant sous couvert de l'anonymat, un haut responsable israélien de la sécurité a affirmé à l'AFP qu'il n'y avait pas eu de demande égyptienne d'autoriser l'envoi de renforts supplémentaires et que la question n'était donc pas à l'ordre du jour.

Le 15 août, la radio israélienne avait annoncé qu'Israël avait donné son feu vert au déploiement d'un millier de garde-frontières égyptiens dans la péninsule du Sinaï pour ramener l'ordre dans cette région.

Des troupes supplémentaires sont déjà entrées dans le Sinaï en coordination avec Israël lors de l'opération Aigle, lancée à la mi-août, a dit de son côté une source militaire égyptienne à l'AFP.

Des blindés de l'armée égyptienne étaient entrés le 13 août dans le nord du Sinaï en prévision de cette opération à laquelle ont participé, selon des responsables de la sécurité, plus de 1.000 soldats et policiers.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi