Actualité Internationale : Les objets religieux sont tolérés dans les taxis... avec modération

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Une entente est intervenue entre la Ville de Montréal et le chauffeur de taxi de confession juive Arieh Perecowicz, qui avait reçu huit constats d'infraction en raison du désordre régnant dans son véhicule. Le chauffeur, qui gardait des objets religieux dans son véhicule, a renoncé à porter en appel un jugement de la Cour municipale et, en retour, la Ville a abandonné les procédures pour quatre autres constats d'infraction.

Lorsque M. Perecowicz a reçu ses quatre premiers constats d'infraction en 2006 et 2007, son taxi était encombré d'objets de toutes sortes (dont des photos de famille, journaux, gobelets de café et coquelicots), dont certains à caractère religieux. Plusieurs objets obstruaient même le tableau de bord, l'odomètre et le taximètre.

Se disant victime de discrimination et de harcèlement par le Bureau du taxi, M. Perecowicz avait invoqué en cour une atteinte à son droit de liberté et de religion. En février dernier, la juge Dominique B. Joly l'a toutefois déclaré coupable des quatre infractions pour avoir gardé dans son véhicule des objets non nécessaires à la mise en service du taxi.

M. Perecowicz menaçait de porter le jugement en appel, mais une entente à l'amiable conclue récemment vient de mettre un terme à la bataille devant les tribunaux. M. Perecowicz s'acquittera donc des quatre premiers constats d'infraction et les autres seront retirés.

Le Bureau du taxi a aussi diffusé une note de service pour rappeler à ses inspecteurs qu'ils doivent faire preuve de tolérance à l'égard des objets religieux à moins que ceux-ci représentent «un risque pour la sécurité des clients» ou qu'ils constituent «une forme de prosélytisme».

«Le Bureau du taxi a toujours exercé une forme de tolérance à l'égard des objets religieux, a expliqué hier Benoit Jugand, chef de division au Bureau du taxi. On n'a jamais empêché un chauffeur d'avoir une photo de la Sainte Vierge ou un chapelet dans son véhicule, à moins que ces objets soient placés dans des endroits non sécuritaires.»

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