Actualité internationale : Fukushima, d'infimes traces d'iode 131 et de césium 137 en France...

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carte-japon.gifD'infimes "traces" d'iode 131 et de césium 137 ont été décelées en France, sans présenter de danger environnemental ou sanitaire, assure samedi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dans un communiqué diffusé deux semaines après le tsunami qui a gravement endommagé la centrale de Fukushima, au Japon.

Des traces d'iode 131 (0,012 millibecquerels/m3 en moyenne) ont été mesurées dans l'air prélevé entre le 21 et 24 mars par la station de l'IRSN installée au sommet du Puy de Dôme. Ce résultat, jugé cohérent avec les prévisions, "ne représente aucun danger environnemental ou sanitaire", assure l'institut.

Un avis que ne partage pas la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD). Dans un communiqué, elle juge que ce résultat "sous-évalue très probablement le niveau réel de la contamination". Selon la CRIIRAD, l'air aurait été échantillonné "à partir d'un filtre à aérosols qui ne permet pas de piéger l'iode présent dans l'air sous forme gazeuse". Or, la CRIIRAD considère que l'iode gazeux pourrait constituer une part importante de l'iode radioactif présent dans les masses d'air contaminé.

Parallèlement, l'IRSN indique qu'un échantillon de salade prélevé le 22 mars présente des traces de césium 137 (0,065 Bq/kg), "à un niveau souvent observé dans ce type de produit". Il note qu'elles résultent de la persistance dans les sols et dans les végétaux de césium 137 déposé à la suite des essais nucléaires en atmosphère et de l'accident de Tchernobyl en 1986.

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