Manifestation des agriculteurs israéliens : vers la pénurie alimentaire?

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carte-israel.gifArticle paru dans "JSS"

Les agriculteurs israéliens sont en grève depuis ce matin. A partir de 11 heure, plus aucun fermier ne livrera la moindre échoppe avec ses fruits et légumes, du lait frais, des poissons, de la volaille et des œufs. Les abattoirs de poulets et de dindes sont même fermés.

Les agriculteurs ont affirmé sur Kol Israel qu’ils «ne cesseront pas de manifester jusqu’à ce que le gouvernement lâche du lest. Nous sommes décidé à maintenir la grève jusqu’à la fin de la semaine».

Mais que veulent donc les agriculteurs israéliens ? Une hausse des prix ? Non ! Des subventions ? Non ! Veulent-ils se plaindre du manque de pluie bien que le gouvernement n’y puisse rien y faire ? Non ! Les agriculteurs israéliens sont courageux et même quand l’eau manque, ils ne pleurent pas pour des nouvelles subventions. Non, ce qu’ils veulent, c’est que le taux de travailleurs étrangers qui sont autorisés à travailler dans l’agriculture, ne baisse pas.

Le gouvernement de Netanyahu a récemment demandé une étude pour réduire le nombre de visa de travail pour les agriculteurs. La plupart du temps, ce sont des thaïlandais qui viennent gagner de l’argent quelques années en Israël avant de repartir se couler des jours heureux sous d’autres tropiques.

«Et le gouvernement a intérêt à revoir sa copie» prévient le chef des agriculteurs. «Ce n’est pas une grève des valises à l’aéroport ! C’est de la nourriture dont on parle. Des familles, des bébés en ont besoin».

Il a au moins bien compris comment mettre la pression sur le gouvernement de Netanyahu. Et à la question «Combien d’agriculteurs ont accepté de faire la grève ?», il répond que «le taux chez les agriculteur juifs s’élève à 90% à peu près. Les arabes aussi emploient des thaïlandais mais certains comptent s’enrichir en vendant des produits à prix d’or pendant la grève… Et si leurs travailleurs s’en vont demain, nous n’irons pas manifester pour eux.»

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